Le Playground d’Andy Rubin est passionnant

Créateur d’Android, racheté par Google, Andy Rubin met en œuvre un projet radical en matière d’innovation. Sur le fond, puisqu’il s’agit d’intégrer l’Intelligence Artificielle (IA) dans un maximum de projet mais aussi sur la forme, en regroupant conseils, incubations de startups et intégration de services pour développer l’IA directement dans le hardware des projets accompagnés.

« Lorsque j’ai une intuition sur la façon dont quelque chose doit être , j’essaye de comprendre pourquoi il ne peut pas en être de cette façon aujourd’hui« , dit-il. Rubin a une certaine expérience de l’entrepreneuriat et toujours un coup d’avance sur des domaines clés :

1981 – Social Networking, Twenty-three years before Facebook, Rubin hones his coding skills in college by running an early social network called Spies in the Wire.

1992 – Mobile Computing, As an engineer at the Apple spinoff General Magic, Rubin helps create Magic Cap, an operating system for early handhelds that is years ahead of its time. It includes a prototype of the virtual keyboards used on phones today.

2001 – Smartphone Design, As a cofounder of Danger, Rubin unveils the Hiptop—aka the T-Mobile Sidekick—which introduces now-familiar features like always-on connectivity, cloud storage, and a rudimentary app store.

2003 – Mobile Platform Dominance, Rubin launches Android, a comprehensive, open source mobile operating system. Android goes on to be acquired by ­Google—and to become the biggest smartphone platform on the planet.

2004- Self-Driving Cars, Rubin puts $100,000 into Sebastian Thrun’s efforts to build a self-driving car—resulting in a victory at the 2005 Darpa Grand Challenge. Thrun goes on to head Google’s autonomous car program.

2015 – Artificially Intelligent Hardware, Eager to move beyond smartphones, Rubin starts Playground, a company that aims to create a manufacturing and development platform for AI-equipped devices.

Rubin a une théorie : « l‘humanité est sur le point d’entrer dans une nouvelle ère de l’informatique ». Tout comme MS-DOS a fait place à Macintosh et Windows, ce qui a donné lieu au web, ce qui a donné lieu aux smartphones. Il pense que les forces sont en place pour commencer une transition vers la prochaine grande plate-forme : l’intelligence artificielle.

Andy Rubin

Les GAFAM investissent des millions pour l’IA. Bientôt, d’après Rubin, il sera disponible en tant que service cloud, pour alimenter des milliers de gadgets et machines. Comme tous les smartphones contiennent Android , il pourrait bientôt être presque impossible d’acheter un appareil sans une sorte d’IA à l’intérieur. Marc Andreessen, un ami proche de Rubin : “Andy sees what the world can be like in five, 10, 15 years, and then he sees the world today and thinks, ‘Holy Lord, we aren’t there yet?’”

Il y a quelques mois , Rubin a lancé Playground. Ce n’est pas seulement une nouvelle entreprise, mais , dit-il, un nouveau type de société, notamment dans la façon dont il est structuré. Il a des qualités d’un incubateur et des qualités d’un cabinet de conseil, mais il n’en est pas non plus. Playground investit dans les Startups Hardware. Particulièrement intéressant pour les transports, non ? Mais au lieu de simplement fournir des fonds et des conseils , Rubin leur offre un service d’ingénierie centralisée, des ingénieur chevronnés qu’il a rencontré chez Google, General Magic, Apple, et ailleurs. Cette équipe travaille côte à côte avec les startups, pour construire leur matériel et des logiciels qui va alimenter l’apprentissage des machines. Rubin veut que Playground devienne la Fabrique des blocs de base des éléments de l’Intelligence Artificielle . Puis il veut ouvrir cette plate-forme d’outils matériels et logiciels afin que tout le monde, pas seulement les entreprises avec lesquelles il travaille directement , puisse créer un dispositif intégrant l’IA. S’il réussit, Playground aura le même genre d’impact sur ​​les machines intelligentes qu’Android sur les smartphones, fournissant l’infrastructure technologique pour des milliers de produits. L’idée fondamentale, d’après Rubin, est de créer ce qu’il appelle une idée amplificatrice, un système qui transforme rapidement des concepts en produits ayant un impact maximal. Il y a un autre terme pour ça : Vous pourriez l’appeler « a time machine ».

Pour que l’IA puisse atteindre son véritable potentiel nous avons besoin de le faire entrer dans le monde physique . Et la façon de le faire est de créer des milliers d’ appareils qui tirent des informations de leur environnement : le texte et les images (voir la récente annonce de Google), bien sûr, mais aussi le son, la position , la météo et d’autres données sensorielles . Rubin veut remplir le monde de ces machines de collecte de données, afin de mieux se nourrir et former les réseaux de neurones. Cela va créer une rétroaction vertueuse – et les nouvelles machines rendront l’IA sous-jacente plus intelligente, ce qui permettra de faire de meilleures machines, elles-mêmes produisant de meilleures données.

Rubin prévoit de commencer à ouvrir la plate-forme à tout le monde , comme Android. « Je suis un fervent partisan de l’incubation d’une idée , de développer un certain point , puis le libérer« . Il prévoit une époque où tout enfant avec un Kickstarter peut utiliser les outils de Playground, amenant ainsi la création d’une nouvelle génération d’entrepreneurs « Hardware intégrant l’IA ». La plus grande ambition de Playground : créer une infrastructure commune pour des milliers d’appareils, comme Windows l’a fait pour les PC et Android pour les smartphones. Des entreprises comme Google , Apple et Samsung ont tous construits écosystèmes propriétaires pour convaincre les fabricants de produire pour eux. Mais Rubin propose l’inverse : les écosystèmes surgissent pour soutenir les produits populaires, et non l’ inverse.

« Tous ces investissements que je fais, tous ces modules , il s’agit de planter les semences pour la prochaine écosystème».

Les synergies mises en oeuvre par Rubin entre les startups, les GAFAM et les briques de l’IA pourraient se révéler étonnantes. En tout cas, Playground se configure comme la prochaine vague de dispositif qui accompagne dans l’action un écosystème autour d’une technologie ou dans un domaine. Dans la Fabrique des Mobilités, cela nous inspire.

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