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Les GAFA et les territoires

Dans le cadre du lancement de France IA, stratégie nationale, ce post aborde surtout l’IA faible et le rôle des territoires. Olivier Ezratty offre une synthèse complète sur le sujet [pdf]. L’IA faible est maintenant au contact de la multitude via nos smartphones. Des IA utilisent déjà d’autres logiciels comme des jeux videos pour apprendre (voir Udacity dans le domaine des mobilités), d’autres comme QuickDraw implique la multitude. Un précédent article basé sur l’étude de TheFamily identifiait les principales raisons qui conditionnent l’émergence d’acteurs numériques majeurs. L’objet de ce post est plutôt d’identifier quelques pistes pour équilibrer la position des collectivités à l’égard des plateformes existantes. Les collectivités deviennent des points de passage importants vers de futurs gisements de données et vers de nouvelles relations avec la multitude. Les plateformes ne feront pas de véhicule (voir Google ne s’intéresse pas d’automobile) car il est plus rentable de se positionner à la périphérie et au plus près de la Multitude. Les collectivités devront faire levier des plateformes et co-innover tout en imposant plusieurs conditions.

gafanomic2source GAFANOMICS by FaberNovel

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Le choc à venir a lieu. Maintenant.

En 2009, la MétaNote 0 « L’origine » proposait une esquisse qui se révèle chaque jour. Le choc à venir était annoncé en 2012. Il a lieu maintenant en 2016. La révolution numérique, qui a eu lieu, met en oeuvre des mouvements « tectoniques » : électrification, robotisation, plateformisation. Les synergies se découvrent, se renforcent. Maintenant.

  • Tesla vends 400 000 voitures qui n’existent pas. Elon Musk As a platform.
  • Uber s’associe à Parkmerced. Une nouvelle industrie paye pour vous déposseder de votre voiture.
  • Apple investit 1 $Md dans Didi pour inventer les services de mobilité et créer les communautés.
  • Waze Rider se lance en Californie après des phases de test en Israel.

Et dans une multitude de startups autour du monde qui cherchent à craquer des codes comportementaux. Comment amener quelqu’un à laisser sa voiture ? à faire confiance à un robot ? à partager sa voiture ? à laisser monter un inconnu ? à … Outillées du numérique, ces startups peuvent révéler des tendances comportementales jusqu’à présent invisibles. Tous ces acteurs n’ont qu’un objectif commun : vendre chaque trajet enrobé d’une expérience de mobilité. Une véritable armada s’emploie à ça et uniquement à ça. La raison est simple : le marché visé est énorme, les expériences actuelles sont mauvaises et les villes concentrent les clients facilitant les lancements.

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[balise N°1] Les Transports du Futur

Après plus de 800 articles, tentons une première balise … à laquelle se raccrocher.

Né de l'ouverture du GPS et de la structure d'internet, le numérique se positionne comme la technique dominante, s'infiltre dans tous les secteurs, toutes les filières. Celle des transports commence à peine à être impactée et déjà des acteurs comme la SNCF annoncent clairement être en concurrence avec Google et Blablacar. Ces acteurs sont nés par le numérique, ce sont de jeunes adolescents et déjà ils bousculent.

Dans ce contexte, comment apporter de nouvelles expériences de mobilités aux citoyens ? réduire la consommation des énergies fossiles en améliorant l'usage des véhicules en circulation ? comment soutenir les processus d'innovations et faire naître des ruptures ? comment accompagner les filières historiques dans une mutation majeure ?

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MétaNote 20 – La voiture sans conducteur, la Chimère

D'ici 3 ans nous dit Elon Musk, à 90% sur une Tesla. En 2020 pour Daimler, Renault-Nissan, Volvo … (lire cette fiction en 2024). Les mots employés varient d'ailleurs selon les points de vues et les auteurs : conduite assistée ou déléguée pour les constructeurs automobiles, voiture sans chauffeur ou "cybernétique" pour les industries du numérique. Cet objet peut être vu avec les lunettes d'un automobiliste classique comme un salon roulant ou comme une solution de mobilité "commandable" à volonté avec des lunettes d'un opérateur. Dans les deux cas, le véhicule sera un hybride du monde de l'industrie de l'acier et du monde du numérique. Cet objet incarne, aujourd'hui, des rêves (lire cet article sur les voitures sans conducteur et les drones), des fantasmes, des utopies. Il fait partie de la longue liste des technologies qui pourraient nous "libérer". 

Chimère

La voiture sans conducteur est donc une chimère

"La symbolique de la chimère est vaste et son nom a été repris pour désigner, dans un sens étendu, toutes les créatures composites possédant les attributs de plusieurs animaux ainsi que les rêves ou les fantasmes et les utopies impossibles" (Wikipédia).

 

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Google Maps devient, dans les faits, Google Mobility

La dernière version de Google Maps est excellente. Elle s'approche un peu plus du parfait Assistant Personnel de Mobilité, en intégrant Waze, des photos du parcours, plusieurs modes dont le vélo (et des informations altimétriques) et demain la billetique, les transports en commun temps réel, les véhicules partagés … Le smartphone devient la clé multimodale : simple, performante et disponible.

Jakarta

 

Voiture autonome, carte et Twitter

Libération a publié un article classique sur les voitures autonomes en interrogeant notamment certains constructeurs dont PSA. Quelques extraits : Vincent Abadie, responsable des aides à la conduite chez PSA, annonce pour 2017 « l’introduction dans les gammes Peugeot et Citroën de nouvelles fonctionnalités favorisant l’aide à la conduite et, à l’horizon 2020, l’émergence de voitures fortement automatisées. Quant au véhicule autonome, poursuit-il, ce sera plutôt aux alentours de 2025».

La seconde citation est plus intéressante : «La Google Car est équipé d’un Lidar sophistiqué mais onéreux, ce qui éloigne ce véhicule du monde de l’automobile», constate cependant Frédéric Mathis. Même réserve chez PSA où Vincent Abadie note que le prix des équipements embarqués à bord de la Google Car a été estimé à près de 500 000 euros. «Difficile donc d’industrialiser ce type de modèle en grande série,explique-t-il, d’autant que la voiture autonome de Google ne fonctionne que par apprentissage : elle ne peut circuler que sur un itinéraire déjà cartographié. Et on ne peut pas cartographier toute la planète.»

Cette dernière phrase indique plusieurs choses : Google a choisi une voie qui a peu de chance d'aboutir, la cartographie est l'élément clé et il n'est pas généralisable. Mais en est-on sûr ? Un petit tweet :

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Google Mobility : In the race to get you around cities with a smartphone and a credit-card

La voiture autonome, ce n'est pas pour demain. Trop compliqué, trop cher. Trop de problème juridique à régler. Et puis pourquoi faire ? L'automobile est déjà, en soi, un objet complexe, pourquoi vouloir augmenter encore le niveau de complexité (lire Qui est prêt pour augmenter le niveau de complexité ?) ? Pour quels bénéfices et surtout, pour qui ? Automatisée, oui, Autonome, non. Tel pourrait être le résumé de la bataille qui s'engage dès aujourd'hui. Un scénario fiction avait été rédigé en juillet 2011. Appelé Google Mobility Service, il est en train de se réaliser, dès aujourd'hui.

Pour Daimler, le lancement de sa classe S montre clairement la voie. L'automatisation du véhicule n'est pas une option. C'est un impératif compétitif. La classe S possède de nombreuses fonctions d'automatisation (lire Et si c'était déjà cybercar ?). Ces technologies vont progressivement équiper de plus en plus de véhicules par un mécanisme classique de réduction des coûts par des effets sur les volumes. Comme nous l'avons vu, ces techniques d'assistance vont participer à la création d'une nouvelle perception de l'automobile et du territoire (lire MétaNote 17 la révolution numérique et la fin de l'automobile). Progressivement, l'automatisation sera acceptée puis recherchée. Ne pas l'avoir sera impensable. Mais le passage de l'automatisation à la robotisation est bien un saut discret au sens mathématique. Pour le moment, aucun constructeur n'a d'intérêt à robotiser un véhicule. Le conducteur doit rester, pour garder la propriété de l'objet.

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MétaNote 17 – La révolution numérique et la fin de l'automobile

De nombreux articles de ce blog ont déjà présenté les conséquences visibles liées aux développements des techniques numériques, tant au niveau de l'offre de transports (de nouveaux services de mobilités, de nouvelles informations multimodales, …) qu'au niveau de notre connaissance de la demande (utilisation des traces numériques, nouvelles formes d'enquêtes ménages déplacements, participation des usagers à la création de données, …). Ces évolutions du "premier niveau" bouleversent déjà un écosystème entier tant les modèles d'affaires, les positions client/vendeur, les expériences de mobilité sont modifiées en profondeur. Des acteurs et des techniques d'une dizaine d'années à peine bousculent des chaînes de valeur établies.

Pourtant le numérique va nous faire vivre une mutation encore plus grande, plus profonde. Michel Serres nous aide en apportant un regard précieux issu de notre Histoire. Il avait dès les années 1960 décrit ce que nous sommes en train de vivre. Après l'invention de l'écriture puis de l'imprimerie, le monde numérique est bien la 3ème évolution de notre espèce. Ni plus ni moins que de nouvelles façons de voir le monde, de voir nos territoires, de nous voir nous-mêmes. De nouvelles formes de conscience de notre être, de notre physique, de notre espèce. 

La structure de la révolution numérique

La thèse de Stéphane Vial, la structure de la révolution numérique, raconte tout cela. Elle se parcourt comme arriveront les prochaines mutations : vite. D'autres, comme Jean-françois Noubel, Pierre Lévy ou encore Theilard de Chardin ont construit des pédogogies de ces phénomènes. Tous arrivent à la même conclusion. La noosphère se crée, vieille de quelques années, elle commence déjà à modifier nos représentations du réel, du virtuel, de nous-mêmes, et finalement nos modes de pensées. Ces évolutions inédites vont bien sûr impactées (elles impactent déjà) nos mobilités, nos perceptions des territoires, nos modes de consommation, nos outils de production industriels. Plongeons dans ce "nouveau"monde qui est.

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Google achète Waze, sans doute une évolution majeure dans le domaine des transports

Identifié en 2010 sur ce blog (lire l'article Waze arrive en France), Waze (lien vers l’application) appartient maintenant à Google. Ce premier, et pour le moment unique, réseau social dédié aux transports utilise tous les leviers du numérique : géolocalisation, participation des usagers pour remonter des données de trafic (d’incidents, de prix des carburant, etc…) et donc capacité à faire travailler environ 10% des utilisateurs pour créer des connaissances uniques, dynamiques et à jour.  

Les synergies entre ces 2 sociétés sont nombreuses et puissantes. Waze préfigure l'indexation du monde physique, la publicité géolocalisée, et finalement la recherche en mobilité de Google. Waze intègre également une monnaie permettant de récompenser les usagers actifs et de mieux se représenter simultanément "soi" et le collectif.

“Whenever you’re going onto the web, you start with a search bar,” he said. “Wherever you’re going in the real world, you’re going to start with Waze.”

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Connected commuting in San Jose – Once again, innovations arise in California

Thanks to Robin Chase … According to PR Newswire

"This week, the New Cities Foundation (http://www.newcitiesfoundation.org) launched a Task Force on connected commuting at City Hall in San Jose, California. The initiative will look at ways to improve the overall commuting experience by making it more efficient, engaging and fun, using social media platforms. The project is a collaborative effort between the City, several leading companies in this field and first rate academic partners. NCF believes transportation and mobility issues are among the most important challenges facing cities worldwide and this is an area where IT-based innovations can make a radical change.

Task Force membersinclude NCF Founding Member Ericsson, San Jose's Department of Transportation, the University of Berkeley, MIT, Orange Telecom and two start-up mobile phone app companies, Waze and Roadify."

Project aims to use social network of comuters and IT innovations to understand real mobility behaviors, information exchanged and shared in real time. Then based on these new data, "the Task Force hopes to spur innovative products, technologies, and services that enhance commuting."

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