Les Transports et la Technologie

Les progrès réalisés sur les véhicules depuis un siècle sont remarquables. L'automobile rassemble aujourd'hui les savoirs de milliers d'ingénieurs ayant réussis à développer et industrialiser en masse un produit de haute technologie usiné au micron à un prix très bas. Cela va se poursuivre mais cela reste largement insuffisant.

D'une part, les progrès réalisés sur l'efficacité énergétique sont bien souvent "réutilisés" pour proposer plus de confort, de pseudo-performances (performances vendues au client mais jamais utilisées, comme la capacité à rouler à 170 km/h ou des capacités d'accélérations), de sécurité. Appelons cela la boucle rétroactive "plus lourd à consommation constante". D'autre part, l'objet automobile est très mal utilisé: 1,2 personne par voiture en moyenne. Il devient nécessaire de revoir ces 2 paramètres : réallouer tous les gains énergétiques sans compromis pour atteindre moins de 2 litre/100 km sans aucun surcoût sur le véhicule ET atteindre 2 personnes/voiture en remplissage moyen.

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Nos systèmes de transport et la révolution numérique, pourquoi cela va tout changer.

En partant d’un exemple possible (présenté lors du séminaire Tuck), la Google car, les possibilités offertes par le numérique montrent des gains sans précédent dans le secteur des transports. Mais pour bénéficier de ces gains, il faudra identifier, comprendre et travailler tous les risques…

Imaginer… Déployer 50 000 robots roulants partagés sur une ville de 500 000 habitants et « supprimer » 200 000 voitures. Techniquement imaginable d’ici quelques années, le robot roulant. Une version existe déjà : Google car. Les mobilités seront équivalentes en véhicule.km mais elles seront beaucoup plus efficaces, rapides, économiques et sûres. L’innovation principale ne viendra pas du robot mais du logiciel d’optimisation de la cohorte de robot sur un territoire étendu. Le robot roulant, hybride entre le transport public-privé-collectif-individuel, sera configurable en fonction des villes, des pays, des infrastructures, des besoins : 2 à 20 places, les clés de répartition (nombre de véhicule à 2 places, à 4 places…) seront-elles aussi fonction des pratiques de mobilité, apprises en permanence par les robots eux-mêmes qui remonteront toutes les données. Ce ne sera plus une automobile, ce sera une plateforme servicielle partagée couplant tous les modes de transports. Le robot roulant sans chauffeur est, en fait, le prolongement des services d’autopartage-covoiturage-taxi… Des sièges libres sont mis en circulation, optimisés dans le seul but d’atteindre des objectifs : mobilité, énergie, coûts …

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Passer de la technologie des véhicules aux systèmes de mobilité, également au niveau Européen

Article rédigé par A.Thebault (ADEME)

Alors que les véhicules électriques commencent petit à petit à se faire une place dans notre quotidien, de nombreux obstacles à leur généralisation demeurent. La technologie représente bien-sûr un enjeu majeur : capacité des batteries, efficacité des moteurs, vitesse de la recharge et impact sur le réseau de distribution d'électricité sont notamment au coeur des recherches.

Ces sujets attirent également l'attention des acteurs publics et une part très importante des aides leurs sont consacrées. Pourtant, les réponses aux problématiques du véhicule électrique (autonomie et recharge en tête) sont également à chercher dans le domaine de la mobilité : interopérabilité, transports partagés,  nouveaux modèles économiques. Ces verrous font l'objet de plusieurs AMI lancés par l'ADEME.

C'est un des constats d'un colloque international qui s'est tenu le 22 février à Bruxelles et qui a réuni des acteurs publics, des industriels, des universitaires et des représentants du grand public.

Sans titre

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Matérialiser le plus tard possible, le plus près du consommateur… par VW

VW pousse le concept de plateforme véhicule avec MQB :

  • Standardiser tout ce qui ne se voit pas.
  • Homogénéiser tous les composants, toutes les géométries, dès lors que cela n'intéresse pas le client.
  • Tendre vers des motorisations "plug &play" : même position, mêmes branchements mécaniques-électriques-liquides.
  • Rendre possible une infinité de combinaison, de modèle client, pour atteindre toutes les niches, tout en réduisant au minimum le nombre de configurations standards.
  • Adapter localement, au plus près du consommateur, les produits aux marchés.
  • Etre capable de figer le design non standard le plus tard possible.
  • Au final, créer la valeur sur le non standard, en réduisant au minimum son impact industriel.

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Et si l'hybridation devenait principalement muscle + électricité

Trois exemples, trois champs d'application, trois contextes, mais les mêmes idées :

  • plus le véhicule est léger, moins il y aura besoin de batterie donc plus il sera léger, et donc moins il y aura besoin de batterie, donc .. (voir un autre exemple "Less is more")
  • la meilleure énergie de propulsion est la vôtre, parce que votre santé sera un problème collectif (voir le lien santé et mobilité)
  • la capacité d'adaptation du véhicule à différents contextes s'améliore quand on mélange modes de transports lourds, collectifs, légers, individuels (voir l'exemple Hollandais)

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FORD (Bill) regarde au delà …

Dans un article publié en mai 2011, Bill FORD propose sa vision de l'avenir. Les constats sont pertinents, et les pistes de solutions également même si B.FORD propose toujours sur des progrès technologiques sur les objets sans innover sur le système :

"Instead of focusing on building more roads and rails, we should work on putting intelligence into our systems. That means smart roads, smart parking, and smart public transit. We need to use real-time data to optimize personal mobility on a massive scale."

"Hong Kong's Octopus system ties together commuter parking, buses, and trains into a single-payment system. You get one ticket on your cellphone, and it doesn't matter whether you're taking a train, a bus, or public transport of any sort."

"The ultimate solution would have transportation hubs where all forms of travel intersect, so you can get off a subway and get onto a Segway. Or get off a bus and get on a bike or share a Zipcar. Those hubs will be safe, well-lit, attractive places. You can imagine those transportation hubs as social hubs with cafés where people gather."

Mais aux USA, certains pensent à améliorer le système, et cela passe bien sûr par expérimenter la dépossession, à passer à des mobilités multimodales :

"Now we're seeing the beginning of what's called intelligent multimodal transportation. Smart phones allow us to instantly rent a bike, carpool with someone just a mile up the road, find a bus, and even "ping a ride" with a car service or cab to get where we are going. Car-sharing services like Zipcar are viable businesses today in our thickest cities, because users can easily reach a shared car on foot after pulling up its location on their phone. In thick cities, technology is rapidly making it even more convenient to live without owning a car."

Et si nous avions en France, toutes les compétences, toutes les industries, tout l'écosystème, toute la dynamique pour créer et industrialiser à grande échelle ces nouvelles mobilités ? et créer ainsi des leaders mondiaux…Tous les renseignements pour l'AMI (Appel à Manifestations d'Intérêt) sur les mobilités et les chaînes logistiques : ICI.

 

DS5, ultra low cost et Toyota Fun Vii (future mobility drive)

Alors que Citroën lance sa DS5, Renault annonce le développement de véhicule dit "ultra low cost" et Toyota présente sa vision 20XX avec Fun Vii. Ces 3 approches confirment les tendances majeures identifiées il y a maintenant plus de 3 ans. Une scission majeure s'opère entre :

  • la voiture vêtement de mode, au renouvellement accéléré, ici la DS5. Cette voiture porte les concepts d'un objet de mode, "le luxe à la française". L'article indique néanmoins le besoin d'associer à l'objet des services à la hauteur, pour proposer d'entrer dans un Univers,
  • l'objet fonctionnel portant le nom d'ultra low cost. Renault après le succès de Dacia poursuit dans le coeur de métier d'un constructeur, répondre à l'évolution de tous les besoins. Ici, répondre au plus près des besoins fonctionnels, réduire les prestations optionnelles et accessoires. Dans ce cas, peu d'élément sur des services associés… Et pourtant, pourrait-on y réfléchir un instant ?

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Bénéfices économiques et emplois avec des voitures plus efficaces – USA

Le CERES, qui rassemble une coalition nationale aux USA – entrepreneurs, ONG, autorités publiques – autour du développement durable, vient de publier un rapport quantifiant les bénéfices économiques et sociaux apportés par la mise en oeuvre d'une réglementation sur l'efficacité énergétique des véhicules légers.

L'administration OBAMA propose un objectif moyen de 54.5 miles per gallon pour 2025, soit 4.3 litre/100 km ou 101 gCO2/km. L'étude a quantifié les emplois engendrés par le besoin de recherche nécessaire pour atteindre cet objectif.

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BMW i, Citroën Multicity, Toyota Global Vision affichent leurs ambitions dans les services de mobilité

Fin 2009, un article de ce blog proposait, comme voie intéressante, le développement de service de mobilité multimodale, permettant de passer de l’âge de la propriété (du véhicule) à l’âge de l’accès (au service). Les contraintes, agissant sur les industries, les utilisateurs et l’environnement, sont telles qu’une optimisation de l’usage des véhicules-infrastructures-énergies, rendus possibles par les TIC, augmente les degrés de liberté du système complet. Ces leviers optimisations deviennent en période de fortes tensions économiques et environnementales, incontournables.

Par ailleurs, les changements de comportement, liés en partie aux générations, ouvrent de véritables ruptures dans les usages. Nous serions alors à un moment singulier où les possibilités offertes par les TIC en matière de changement d’usage des objets véhicules, rencontrent d'une part certains aspirations des citoyens, utilisateurs de solutions de transports et d'autre part des opportunités pour de nouveaux acteurs entrant dans l'écosystème de la mobilité. Nous constatons aujourd’hui que certains changements d’usage sont possibles, rapidement et d’une grande amplitude, mais également que d’autres restent « captifs » d’une solution unique, synonyme de fragilité à l’avenir.

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