J'ai testé pour vous le véhicule non-autonome et déconnecté

Cet article a été rédigé par Lomig Unger, animateur de communauté, conduite du changement. 

Méthode subie : la conception par la panne

L'innovation de rupture est le fait de remettre en cause une ou de plusieurs caractéristiques d'un objet (physique ou conceptuel). Cette remise en cause constitue une modification de l'identité de l'objet concerné. On peut rechercher cette rupture, mais elle peut aussi se présenter aussi sous forme accidentelle, dans la vie de tous les jours.

Je n'ai jamais acheté de voiture neuve. Trop cher, trop de choses à bord. Où sont passés les 4L et les 2CV ? Rouler en véhicule d'occasion présente néanmoins deux inconvénients. Celui d'utiliser un produit déjà un peu daté (ce qui peut être gênant lorsque l'on travaille dans l'industrie automobile, a fortiori dans l'innovation), et le second, c'est que comme les vieux, les individus techniques avec l'âge ont de temps en temps des ratés, des pannes, des dysfonctionnements. C'est un dysfonctionnement de ce type qui s'est produit dans mon véhicule. Par chance, je pouvais encore rouler, et j'ai pu ainsi expérimenter des innovations subies.

C'est cette expérience que je voudrais partager ici, puisque Gabriel Plassat m'a invité à publier sur son excellent blog : une mésaventure qui m'est arrivée en voiture – une panne, une rupture donc -, et quelques réflexions que cela a pu faire naître, ou renforcer.

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Les slow tech, paradoxe de la lenteur, Influencia

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Qu'attendent les Européens de la voiture de demain ?

AutoScout24 vient de livrer son étude actualisée, réalisée auprès de 8800 citoyens européens. Quelles sont les images projetées par ces imaginaires ?

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Pour 53% des personnes, "À l’avenir, je n’achète plus uniquement une voiture, j’achète une solution de mobilité. Cela signifie que même si j’ai une voiture à disposition, je peux aussi me rabattre sur d’autres modes de transport. Je pourrais ainsi louer un van polyvalent pour les vacances, louer un vélo ou prendre le train. Le paiement s’effectuera au moyen de mon smartphone ou de la clé de ma voiture."

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De la P.F.A. à la Plate Forme des nouvelles (im)mobilités

La Plateforme de la Filière Automobile (PFA) a pour objet de définir et mener les actions contribuant au renforcement de la filière automobile française. Elle est composée de représentants des constructeurs, équipementiers, fournisseurs et de leurs organisations professionnelles respectives. La PFA a notamment pour missions de :

  • contribuer à promouvoir et développer toutes activités d’étude dans le domaine automobile au sens large ;
  • représenter l’ensemble de la filière automobile française, en lui permettant de s’exprimer d’une seule voix lorsque le sujet le justifie ;
  • mener toute action de nature à valoriser la filière et à en assurer la compétitivité ;
  • développer une vision claire des grands enjeux de moyen et long terme communs à l’ensemble de la filière, et organiser les actions permettant d’y répondre ;
  • développer l’attractivité de la filière et de ses métiers et orienter sa politique d’emploi, de formation et d’apprentissage ;
  • contribuer aux relations harmonieuses entre tous les acteurs de la filière au travers du Code de Performance et de Bonnes Pratiques et de la médiation.

Cette structure est indispensable mais elle est insuffisante pour se préparer aux mutations en cours (voir plusieurs vidéos illustrant ces mutations). La place de l'automobile dans notre société change. La multimodalité, les services de mobilités, les systèmes de transports intelligents (STI) portés à la fois par les transports "publics" et les transports privés, mais également les dispositifs permettant de réduire les mobilités tout en permettant de réaliser nos activités quotidiennes, toutes ces solutions et les industries associées nécessitent d'être synchronisées, représentées, incarnées dans une "Plate Forme des nouvelles mobilités / immobilités". Les objectifs de cette nouvelle PF pourraient être de :

  • Rendre visible ces acteurs en tant que filière industrielle porteuse d’emplois,
  • Décrire précisement les offres de la filière : produits, services, plateformes, …
  • Quantifier les richesses de la filière : CA, emplois non délocalisable, territorialisation, exportation…
  • Accélérer et synchroniser les échanges, les rencontres entre tous les acteurs,
  • Construire, afficher et s’engager dans une offre française pour un marché mondial

Le périmètre de cette PF

Cette PF doit adresser toutes les facettes des transports du futur, plus efficients, plus robustes, plus territorialisés. Elle se focalisera sur les 3 champs d'activités suivants pour construire son périmètre d'activité (lire également l'iMaaS) :

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Robotisation, automatisation des véhicules en 2020. Qui sera le Patagonia de l'automobile ?

Patagonia expérimente le futur de l'automobile (lire les MétaNotes N°14 L'avenir de l'automobile). La marque propose à ses clients de moins consommer, de moins acheter ses produits, de les réparer, de les échanger.   

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Pur marketing pour certains, tout simplement une question de survie pour d'autres. Ayant compris que rapidement, l'entreprise devra s'organiser pour proposer des produits "beauxbons et vrais" (lire l'origine du concept), Patagonia préfigure sans doute l'avenir du commerce de biens industriels. avec l'arrivée promise de nouveaux types de véhicules autonomes, les chaînes de valeur des mobilités vont être bouleversées ouvrant d'immenses opportunités et de grands risques.

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MétaNote 16 – L'avenir du camion

Un parallélépipède rectangle « identique » depuis des décennies, encombrant nos autoroutes lors de nos voyages, telle est la perception générale du camion. Il est proposé ici de renverser la position, de se mettre à la place du constructeur, et de mettre en perspective les évolutions historiques de ce véhicule, puis de tracer sa trajectoire probable.

Avant tout, le chauffeur pense que vous n’avez rien à faire sur une autoroute, son véhicule, « l’autocar des marchandises », est conçu et optimisé pour transporter 25 tonnes de marchandises. La voiture, elle n’est pas efficace avec au mieux 5 litres/100 km pour 1 tonne à 90 km/h, le camion, lui, consomme moins d’un litre/100 km pour 1 tonne. Et si, finalement, la voiture n’avait donc pas sa place sur l’autoroute ?

Malgré les apparences, le camion préfigure l'avenir de l'automobile et des transports en général (lire l'article Truck 2020).

Structurellement cet objet industriel aspire à lui toutes les innovations en matière d'efficacité énergétique, d'optimisation systémique et d'adaptation "retardée" à tous les contextes pour maximiser sa productivité. Géré par des professionnels, acheté par des professionnels, conduit par des professionnels, il va poursuivre les mêmes tendances historiques : excellence énergétique, hyperspécialisation aux besoins des utilisateurs, intégration dans un système logistique complexe. Puis il va franchir un cap majeur dans probablement moins de 10 ans : la transparence totale des émissions polluantes et émissions de GES. Ce sera le premier véhicule qui communiquera ses émissions en temps réel à ces clients, aux collectivités, et aux marchandises livrées elle-même. Même si les critères énergie/environnement ne sont qu'une partie des éléments guidant le choix d'un produit ou d'un service, ne pas les afficher ne sera pas accepté par les clients. Avec l'Internet des Objets (lire l'étude du Commissariat à la stratégie et la prospective, La dynamique d'Internet – Prospective 2030), le camion n'a pas fini d'être à l'avant garde des transports.

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AMI – Véhicule routier du futur : technologies, systèmes et mobilité

L'ADEME lance un nouvel appel à manifestation d’intérêt (AMI) portant sur la partie véhicules routiers (véhicule et mobilité) du programme « Véhicule du futur » des Investissements d’avenir. Il s’inscrit notamment dans le cadre du plan automobile annoncé par le gouvernement le 25 juillet 2012 et fait suite aux 9 appels à manifestions d’intérêt thématiques émis par l’ADEME en 2011 et 2012, qui ont permis de soutenir une quarantaine de projets. 

Cet AMI doit notamment permettre l’émergence de projets fédérateurs industriels participant à l’atteinte de l’objectif de mettre sur le marché d’ici 2020 des voitures particulières consommant moins de 2 litres de carburant aux 100 km, d’un prix abordable, développés et assemblés sur le territoire national. 

Le champ thématique de l’AMI correspond aux véhicules routiers et systèmes de mobilité permettant le transport de personnes et/ou de marchandises. Les travaux pourront porter sur des applicatifs variés, allant du 2-roues motorisé au véhicule lourd. [Lire la suite…]

Une brève histoire de l'avenir des Transports

N'ayant pas su s'intégrer dans le numérique nomade porté par la multitude, certains, comme DELL ou NOKIA s'engagent dans des mutations profondes de leur modèle d'affaires. Pour cela, ils sont prêts à déplaire aux marchés et à certains clients trop axés sur le court terme, mais se fixent des objectifs à long terme. D'autres, comme Kodak, avaient voulu conserver leur rente le plus tard possible et ont disparu.

Explorons les différents intervenants du monde des transports pour identifier les forces et les faiblesses de chacun et établir le portrait robot d'un potentiel leader des mobilités dans un monde numérique. Avant tout, ce leader devra être totalement en empathie avec les usagers, avec les collectivités, pour comprendre, avec tous ces sens, les expériences vécues. Ce préalable devient indispensable pour être capable de séduire la multitude, lui proposer des produits et des services sans pollution, sans dommage, sans perdant, l’amener à communiquer de plus en plus de données (jugées aujourd’hui privées), puis pour certains, réussir à les impliquer pour co-concevoir les prochains services. Il faudra pour cela explorer vos vraies richesses.

Tous les acteurs du transport ont une histoire singulière, des temporalités spécifiques, des modèles d'affaires et des capacités d'innovations qui leur sont propres. Il faut les connaître en détail pour mieux les dépasser. Les gagnants de demain seront ceux qui auront évolué, se seront remis en question, quitté leur position stable, pris des risques, échoué, questionné leur organisation, questionné leur modèle d'affaires, questionné leur capacité à connaître les besoins de la multitude. Dans tous les cas, il est nécessaire dès aujourd'hui de former un équipage pour explorer votre futur.

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Visions énergétiques 2030 2050 – compléments Transports & Mobilités

L'ADEME a mené un exercice de prospective qui a permis d'élaborer des scénarios énergétiques et climatiques volontaristes aux horizons 2030 et 2050; ces scénarios s'appuient sur la maîtrise de la consommation énergétique et le développement de l’offre d’énergies renouvelables.

Ce travail illustre une voie possible pour la transition énergétique en France dans une perspective de croissance économique et de maintien, voire d'augmentation, du bien-être collectif et individuel. Il constitue l'une des contributions de l'ADEME au débat national sur la transition énergétique.

Pour les transports, en engageant dès à présent plusieurs actions, il s’agit de positionner au centre d’un nouvel écosystème de mobilités les constructeurs nationaux mais également d’autres acteurs industriels comme les opérateurs de transports publics, les gestionnaires d’infrastructures, les fabricants de borne de recharge, les opérateurs telecom et numériques, les compagnies d'assurance, les sociétés de location et de leasing, les collectivités et autorités organisatrices, et les différents usagers.

Au regard des Appels à Manifestations d’Intérêt (AMI) lancés par l’ADEME sur la thématique des systèmes de transports pour les biens et les personnes (AMI 1 et AMI 2) et des expérimentations liées aux infrastructures de recharge (AMI Infra), il apparaît que de nombreux acteurs économiques nationaux se positionnent pour concevoir de nouveaux produits et services permettant de développer une offre multimodale intégrée à haut niveau de service. Les projets sélectionnés témoingnent de cette diversité et de ces innovations (voir la carte hyperliée). Les Investissements d’Avenir ont catalysé cette dynamique qui est maintenant reprise à l’échelle européenne dans le dernier programme FP7.

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Les transports à l'âge de la multitude

Depuis 20 ans, le numérique s'insère partout et ce n'est que le début.

Que les industriels « historiques » le veuillent ou pas. De nouvelles industries, vieilles de quelques années, sont en train d'inventer de nouvelles règles, de nouvelles lois, de nouveaux modèles d'affaires. Elles n'ont pas les mêmes "pas de temps" d'innovations. Elles bousculent maintenant tous les secteurs et dégagent des profits colossaux. Elles conçoivent des produits et services qui modifient profondément nos modes de vies, qui s'insinuent au plus près de notre intimité. En utilisant massivement nos traces numériques, elles ont réussi ce que toute industrie a toujours rếvé : faire participer en continu les clients à la conception et la mise au point des produits ou services sans aucune rémunération. Amazon annonce que 40 % des ventes sont réalisées à partir des propositions du moteur numérique qui est lui-même alimentés à partir des commentaires, achats des clients eux-mêmes. Le numérique permet également d'inclure toutes les innovations externes si on est capable de les collecter, de les aspirer et d'une certaine façon de séduire. Quand on ajoute à cela, des progressions géométriques des capacités de calcul ou des baisses de prix, nous sommes bien en présence d'un changement tout à fait inédit qui va progressivement impliquer 7 milliards d'humains. Le livre l'âge de la multitude de MM.Colin et Verdier étudie particulièrement ce phénomène (voir mes notes et extraits). 

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Information CO2 des prestations de transport

[source Ministère de l'Ecologie, du Développement durable et de l'Energie] Dans l’objectif de valoriser les transports les moins émetteurs de CO2, l’obligation d’information CO2 des prestations de transport impose aux opérateurs (entreprises de transports de personnes ou de marchandises, de déménagement, taxis, commissionnaires, agents de voyages), d’informer leurs clients, lors de chaque déplacement, des émissions de CO2 de leur prestation. Cette obligation adoptée dans le cadre de la loi n° 2010-788 du 12 juillet 2010 portant engagement national pour l’environnement est reprise dans le code des transports (article L 1431-3).

Le décret n° 2011-1336 du 24 octobre 2011 fixe les principes de calcul communs à tous les modes de transport (ferroviaire ou guidé, routier, fluvial, maritime, aérien). Il précise les modalités d’information du bénéficiaire ainsi que le calendrier de mise en oeuvre des dispositions.

La méthodologie de calcul est basée sur le projet de norme européenne relatif au calcul et à la déclaration d’énergie et des émissions de gaz à effet de serre des prestations de transport (pr EN 16 258).

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