TIC

Google Maps devient, dans les faits, Google Mobility

La dernière version de Google Maps est excellente. Elle s'approche un peu plus du parfait Assistant Personnel de Mobilité, en intégrant Waze, des photos du parcours, plusieurs modes dont le vélo (et des informations altimétriques) et demain la billetique, les transports en commun temps réel, les véhicules partagés … Le smartphone devient la clé multimodale : simple, performante et disponible.

Jakarta

 

Simplification pour l’usager et complexification pour la plateforme, Qui est prêt pour augmenter le niveau de complexité ?

Bolloré implante AutoLib à Lyon et à Bordeaux, Mobizen et ADA s’associent pour marier location et autopartage, Blablacar vise 5 millions d’inscrit d’ici 2015 et TaxiBeat (merci à Bruno Marzloff) réinvente le taxi. De nouveaux services de mobilité hybrides apparaissent. Et ce n’est qu’un début. Ce n’est que l’écume d’une vague. Tout simplement parce que le numérique transforme des contraintes en innovations (TaxiBeat nous vient d’Athènes…), les transfère tout de suite partout (instantanéité et réplicabilité), et les ajuste aux besoins locaux (malléabilité du numérique). Tout simplement parce que les citoyens expérimentent de plus en plus de solutions alternatives de mobilités, d’autres façons d’utiliser le même objet historique (sans attendre aucune innovation) pour contourner les contraintes, pour augmenter leur pouvoir d’achat. Progressivement et de façon cumulative, d’autres mobilités et
d’autres usages de l’automobile se développent.

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FuturICT programme européen de R&D sur 10 ans et 1 Md€ sur les systèmes complexes

Le projet FuturICT est un méta-projet européen d’une durée de 10 ans, d’un budget d’1 Md€. Il vise à exploiter pleinement le potentiel des outils numériques connectés pour mieux comprendre les systèmes complexes, dont les liens entre sciences, technologies et société, pour des objectifs de résilience et de durabilité. Cette approche rejoint la mise en oeuvre de système intégré de transports.

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Le logiciel dévore le monde, quand les codes dominent les objets

Cet article Le logiciel dévore le monde … depuis les Etats-Unis complète et confirme les propos de précédents articles notamment : Google mobility service et Nos systèmes de transport et la révolution numérique, pourquoi cela va tout changer.

Google Mobility Service, article de Science Fiction, décrivait les services de mobilité que ferait Google en reprenant leur démarche et leur lecture du monde. Le logiciel possède une place centrale. L’autre article rappelle les risques à l’inaction vis-à-vis des codes numériques : "apprenez à programmer ou vous serez programmé".  

Il devient maintenant évident que la majorité des ruptures que l’on observe sont liées à ce basculement de la valeur vers les logiciels. Ceci est vrai dans tous les domaines : tourisme, transport, services urbains, banques, éducation, santé… Concevoir et produire en masse des objets sans avoir pris soin de les « enrober » voire même de les « tisser » avec plusieurs couches de logiciels devient risqué voire inutile. Le logiciel permettant d’offrir de nouveaux services et de nouvelles expériences, il doit être lié à l’objet de façon complexe, au sens d’Edgar Morin - complexus : ce qui est tissé ensemble, nous y reviendrons. Les quatre raisons identifiées par Nicolas Colin sont particulièrement importantes :

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Les Transports et la Technologie

Les progrès réalisés sur les véhicules depuis un siècle sont remarquables. L'automobile rassemble aujourd'hui les savoirs de milliers d'ingénieurs ayant réussis à développer et industrialiser en masse un produit de haute technologie usiné au micron à un prix très bas. Cela va se poursuivre mais cela reste largement insuffisant.

D'une part, les progrès réalisés sur l'efficacité énergétique sont bien souvent "réutilisés" pour proposer plus de confort, de pseudo-performances (performances vendues au client mais jamais utilisées, comme la capacité à rouler à 170 km/h ou des capacités d'accélérations), de sécurité. Appelons cela la boucle rétroactive "plus lourd à consommation constante". D'autre part, l'objet automobile est très mal utilisé: 1,2 personne par voiture en moyenne. Il devient nécessaire de revoir ces 2 paramètres : réallouer tous les gains énergétiques sans compromis pour atteindre moins de 2 litre/100 km sans aucun surcoût sur le véhicule ET atteindre 2 personnes/voiture en remplissage moyen.

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En supprimant le conducteur la voiture autonome change profondément le secteur des mobilités

Sans conducteur, ce n'est plus une voiture. En supprimant la relation physique à l'objet, c'est tout le secteur des transports qui pourrait être impacté, même les transports publics.

Aujourd'hui toujours dominante dans tous les territoires, surtout les moins denses, l'automobile "conduite" s'est développée conjointement à nos modes de vie et nos villes. Cette imbrication est solide, complexe et profonde. Les transports publics sont bien "séparés" de l'automobile: ils sont publics et collectifs, alors que cette dernière est individuelle et privée (en majorité). Tandis que de nombreux services se développent pour proposer des voies intermédiaires (autopartage, covoiturage, transport à la demande, taxi collectif…) en tentant de décloisonner, le changement d'échelle ne s'opère pas pour le moment.

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FORD (Bill) regarde au delà …

Dans un article publié en mai 2011, Bill FORD propose sa vision de l'avenir. Les constats sont pertinents, et les pistes de solutions également même si B.FORD propose toujours sur des progrès technologiques sur les objets sans innover sur le système :

"Instead of focusing on building more roads and rails, we should work on putting intelligence into our systems. That means smart roads, smart parking, and smart public transit. We need to use real-time data to optimize personal mobility on a massive scale."

"Hong Kong's Octopus system ties together commuter parking, buses, and trains into a single-payment system. You get one ticket on your cellphone, and it doesn't matter whether you're taking a train, a bus, or public transport of any sort."

"The ultimate solution would have transportation hubs where all forms of travel intersect, so you can get off a subway and get onto a Segway. Or get off a bus and get on a bike or share a Zipcar. Those hubs will be safe, well-lit, attractive places. You can imagine those transportation hubs as social hubs with cafés where people gather."

Mais aux USA, certains pensent à améliorer le système, et cela passe bien sûr par expérimenter la dépossession, à passer à des mobilités multimodales :

"Now we're seeing the beginning of what's called intelligent multimodal transportation. Smart phones allow us to instantly rent a bike, carpool with someone just a mile up the road, find a bus, and even "ping a ride" with a car service or cab to get where we are going. Car-sharing services like Zipcar are viable businesses today in our thickest cities, because users can easily reach a shared car on foot after pulling up its location on their phone. In thick cities, technology is rapidly making it even more convenient to live without owning a car."

Et si nous avions en France, toutes les compétences, toutes les industries, tout l'écosystème, toute la dynamique pour créer et industrialiser à grande échelle ces nouvelles mobilités ? et créer ainsi des leaders mondiaux…Tous les renseignements pour l'AMI (Appel à Manifestations d'Intérêt) sur les mobilités et les chaînes logistiques : ICI.

 

The Future of Transportation – Synthesis in 20 slides