Tata nano

Livre – Transports et Mobilités du Futur, Quelles rencontres pour le 21ème siècle ?

Reprenant plusieurs métanotes, ce livre n’engage que son auteur et non l’institution à laquelle il appartient. L’objet de cette diffusion est de stimuler le débat, d’appeler des commentaires et des critiques, de synchroniser les différents acteurs pour accélérer le passage  à l’action.

Une version du livre au format .pdf est disponible en m'envoyant un courriel à l'adresse : transportsdufutur@gmail.com et en indiquant dans l'objet "rencontre". Des liens sont proposés ci-dessous pour recueillir vos commentaires, avis, propositions, idées … Une version au format .epub est en cours de réalisation pour une lecture numérique hyperliée.

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DS5, ultra low cost et Toyota Fun Vii (future mobility drive)

Alors que Citroën lance sa DS5, Renault annonce le développement de véhicule dit "ultra low cost" et Toyota présente sa vision 20XX avec Fun Vii. Ces 3 approches confirment les tendances majeures identifiées il y a maintenant plus de 3 ans. Une scission majeure s'opère entre :

  • la voiture vêtement de mode, au renouvellement accéléré, ici la DS5. Cette voiture porte les concepts d'un objet de mode, "le luxe à la française". L'article indique néanmoins le besoin d'associer à l'objet des services à la hauteur, pour proposer d'entrer dans un Univers,
  • l'objet fonctionnel portant le nom d'ultra low cost. Renault après le succès de Dacia poursuit dans le coeur de métier d'un constructeur, répondre à l'évolution de tous les besoins. Ici, répondre au plus près des besoins fonctionnels, réduire les prestations optionnelles et accessoires. Dans ce cas, peu d'élément sur des services associés… Et pourtant, pourrait-on y réfléchir un instant ?

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Leçons indiennes, le cas de Tata

L'article du Monde du même titre analyse grâce à une récente étude "The indian way : lessons for the US", le management à l'indienne dans plusieurs multinationales. Les groupes indiens investissent dans la formation de leurs employés mais pas uniquement … luttent contre la pauvreté, multiplient les fondations, versent des participations à des oeuvres caritatives (voir ici pour TATA), et placent l'employé en premier, le client en second.

Conduite dans une centaine d'entreprises indiennes, cette étude montre que celles-ci refusent, tout d'abord, d'être au seul service du profit de leurs actionnaires, et ont une vision souvent large de leurs "parties prenantes". Car les problèmes à résoudre sont nombreux et les ressources rares. Il faut donc s'appuyer sur des salariés préparés à agir avec métier et créativité. Les dirigeants indiens refusent aussi d'associer la réussite de leur entreprise à leurs seules stratégies. Ils consacrent plus de temps que leurs collègues américains à structurer, mobiliser et coordonner les initiatives de leurs équipes. 

C'est dans cet esprit, et pour s'adapter aux contraintes foncières, que Tata aurait conçu sa voiture low cost pour qu'elle puisse être montée et distribuée, non par une chaîne centrale de production, mais par de petits ateliers à travers le pays ou à l'étranger.

L'Inde et ses entreprises inventent de nouveaux produits pour de nouveaux usages, de nouveaux modes de conception, production, commercialisation, de nouveaux modes de management basés sur la confiance et la participation des salariés. Ces modèles sont particulièrement adaptés à leurs environnements. Cette agilité est une force devant les défits qui s'annoncent.