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MétaNote N°23 – L’avenir du soutien public à l’innovation

« Chaque entreprise et même chaque organisation sera obligée de se transformer dans les prochaines années », Tim O’Reilly – 2015.

Après la révolution numérique, de nouvelles entreprises monopoles ont émergé, proposant de nouvelles expériences, de nouvelles façons d’interagir avec les marques. Les citoyens devenus connectés ont également mis en œuvre de nouveaux modes d’actions pour échanger, pour consommer, pour gérer leur excès de capacité. De nouvelles alliances se sont ainsi créées. Elles sont puissantes, elles sont à rendement croissant, renforçant ainsi chaque monopole. Ces alliances s’appuient toutes sur des plateformes. Construire et maîtriser une plateforme n’est plus une option. Les entreprises productrices organisées en filière ont été, sont ou seront dominées par des plateformes. Ces dernières affichent de nombreux avantages comme l’antifragilité (au sens de N.Talleb) en intégrant au plus près les boucles rétroactives des utilisateurs et la capacité à tirer profit des effets de réseaux. Mais la principale force tient dans la re-distribution des capacités d’innovations à tout l’écosystème puis la re-concentration. Une plateforme dominante offre des avantages aux développeurs via des API, aux consommateurs via des produits/services compétitifs, à chaque acteur de l’écosystème et à d’autres plateformes. Structurellement, elle « encapacite » d’autres acteurs, puis concentre leur production et leur redistribue une partie de la valeur créée via la plateforme.

Les GAFA, toutes issues d’une startup, dominent aujourd’hui des secteurs et se propagent. Nous pouvons tout attendre des startups. Pour autant les firmes multinationales historiques composent encore aujourd’hui la principale part des écosystèmes industriels. Nous ne pouvons pas tout attendre des startups.

Chaque entreprise est spécifique dans ses produits, ses clients, ses réseaux, son écosystème, sa culture, sa raison d’être. La menace de structure plus agile et rapide n’est pas nouvelle. Elle est maintenant permanente, multiforme, mondiale, démultipliée en amont et en aval. Dans un monde V.I.C.A. , « chaque entreprise et même chaque organisation sera obligée de se transformer dans les prochaines années », Tim O’Reilly – 2015

Face à ces plateformes à forte culture numérique, le soutien public à l’innovation doit se ré-inventer.

marianne

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Le pair, le réseau, le blockchain et le désir mimétique

Blablacar publiait récemment une étude montrant que le covoiturage conduit à des pratiques de conduite moins accidentogène qu'en étant seul dans sa voiture. Ce constat est vrai dans de nombreux domaines : par exemple, l'alimentation diffère entre les personnes qui mangent seules et celles qui mangent en groupe. L'autosurveillance de soi est modifié sous le regard des autres. En conséquence, la mise en réseau, favorisant la rencontre, comme le partage de biens et de services créent les conditions favorables à des changements de comportement individuel. Ce triptyque – Soi, objet désiré, médiateur – n'est pas nouveau, c'est la thèse centrale de René Girard sur le désir mimétique comme socle de nos sociétés.

Soit nous prenons conscience que nous "consommons" avant tout pour mimer l'autre, pour lui ressembler tout en pensant être différent, sans être attirer par l'objet du désir et nous "changeons de niveau"; soit nous continuons à rester prisonnier de notre désir mimétique et les "nouvelles" économies n'apporteront quasiment rien. Pour "changer de niveau", il faut d'abord avoir conscience du désir mimétique. Et là, arrive le blockchain …

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MétaNote 17 – La révolution numérique et la fin de l'automobile

De nombreux articles de ce blog ont déjà présenté les conséquences visibles liées aux développements des techniques numériques, tant au niveau de l'offre de transports (de nouveaux services de mobilités, de nouvelles informations multimodales, …) qu'au niveau de notre connaissance de la demande (utilisation des traces numériques, nouvelles formes d'enquêtes ménages déplacements, participation des usagers à la création de données, …). Ces évolutions du "premier niveau" bouleversent déjà un écosystème entier tant les modèles d'affaires, les positions client/vendeur, les expériences de mobilité sont modifiées en profondeur. Des acteurs et des techniques d'une dizaine d'années à peine bousculent des chaînes de valeur établies.

Pourtant le numérique va nous faire vivre une mutation encore plus grande, plus profonde. Michel Serres nous aide en apportant un regard précieux issu de notre Histoire. Il avait dès les années 1960 décrit ce que nous sommes en train de vivre. Après l'invention de l'écriture puis de l'imprimerie, le monde numérique est bien la 3ème évolution de notre espèce. Ni plus ni moins que de nouvelles façons de voir le monde, de voir nos territoires, de nous voir nous-mêmes. De nouvelles formes de conscience de notre être, de notre physique, de notre espèce. 

La structure de la révolution numérique

La thèse de Stéphane Vial, la structure de la révolution numérique, raconte tout cela. Elle se parcourt comme arriveront les prochaines mutations : vite. D'autres, comme Jean-françois Noubel, Pierre Lévy ou encore Theilard de Chardin ont construit des pédogogies de ces phénomènes. Tous arrivent à la même conclusion. La noosphère se crée, vieille de quelques années, elle commence déjà à modifier nos représentations du réel, du virtuel, de nous-mêmes, et finalement nos modes de pensées. Ces évolutions inédites vont bien sûr impactées (elles impactent déjà) nos mobilités, nos perceptions des territoires, nos modes de consommation, nos outils de production industriels. Plongeons dans ce "nouveau"monde qui est.

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Plateforme Collaborative ouverte pour se trouver, s'allier, s'informer, se synchroniser

La plateforme collaborative est ouverte. Elle permettra à tous les acteurs de l'écosystème en construction des mobilités et des chaînes logistiques de se trouver, de s'allier, de s'informer et de se synchroniser pour déposer un projet à l'AMI Mobilités occasionnelles et chaînes logistiques.

Platef
Cette plateforme se compose de plusieurs modules : la présentation de l'AMI, les détails sur les séminaires innovation (6 et 26/03), un outil de veille et un espace collaboratif :

  • L'outil de veille est également ouvert, permettant à tous les inscrits de poster des articles.
  • L'espace collaboratif permet d'identifier / déposer des compétences, d'identifier un partenaire ou un territoire d'expérimentation. Des groupes (public ou privé) peuvent être créés ainsi que des forums de discussion.

Inscrivez vous et publiez vos compétences !

Peer Index propose les personnes à suivre sur le thème de la Prospective

Peer Index estime, sur la base de votre activité sur internet et des flux générés par vos articles, tweets ou encore de votre réseau, trois notes : l'audience, l'autorité et l'activité puis une note globale. Les personnes de ce groupe créé par Mitch Betts sont classées par leur indice global. Chaque personne ou organisation est identifiée par plusieurs mots clés correspondants à leurs activités principales.

La nouvelle économie du partage – New sharing economy

L'économie de la fonctionnalité, du quaternaire fait un lien direct avec l'économie du partage, de la mise en commun puisque les utilisateurs s'intéressent avant tout à la fonction et non à l'objet. Nous nous intéressons ici aux avantages de cette économie du partage en ce sens qu'elle conduit à revoir, à repenser le cahier des charges des objets.

Vendre des objets qui seront partagés, qui seront utilisés pour les services qu'ils génèrent et non pour être possédés, ouvrent des opportunités en matière d'efficacité énergétique, de résistance au lieu d'obsolescense programmée, de maintenance et de recyclage…

Shareable propose un article qui fait le point sur ce sujet. Les tendances se confirment, s'amplifient notamment grâce aux outils de réseaux sociaux qui facilitent le partage, la "création" de confiance.

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Comment rémunérer un véhicule électrique/hybride connecté au réseau ? VE et smartgrid

Ce rapport de RICARDO, société d'ingéniérie anglaise, apporte de nouveaux éléments complémentaires à la fois sur le modèle économique du véhicule électrique/hybride rechargeable, mais également sur les liens et les jeux d'acteurs véhicule/réseau électrique. Le CGDD (voir article ici) vient de publier un rapport sur les coûts de ces véhicules, coûts économiques, coûts environnementaux (pollution, CO2, bruit), mais n'a pas intégré ce poste de rémunération possible pour l'usager.

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Plan National ITS – appel à l'action !

Le3 mars 2011, ATEC – ITS France a lancé une réflexion sur les ITS en France.

Tous les acteurs français des ITS sont invités à participer.

Cette réflexion lancée à la demande du MEDDTL (Ministère de l’Ecologie du Développement Durable des transports et du Logement) et et de l'ADF (Assemblée des Départements de France) , dans le cadre de la Directive ITS a pour objectif d’établir les axes structurants d’une stratégie de développement des ITS pour la France avec l’ensemble des acteurs publics et privés concernés.

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Innovation collective des réseaux à l'aide du privé, quelles conséquences ?

Après Pepsi avec Refresh everything (déjà abordé ), General Electric avec ecomagination (voir ici) , Sony et WWF ont lancé une initiative auprès du grand public pour susciter de nouvelles idées, fédérer une large communauté, l’animer, et financer les meilleurs projets : Open planet ideas. Les thèmes proposés tournent autour de l’utilisation des TIC existantes pour proposer de nouveaux produits ou services écologiques : utilisation des GPS, des images issues des caméras de surveillance.

Le potentiel d’innovations des entreprises est maintenant complété par celui des citoyens utilisateurs. Certains annoncent même que l’innovation vient majoritairement de l’extérieur (voir ici). Dans tous les cas, il faudra coupler les deux et être capable de développer des solutions pour collecter/sélectionner l’innovation des citoyens. Avec des conséquences majeures sur la création de nouveaux réseaux, et sur la création d'une conscience collective efficace et innovante…

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General Electric se prépare à devenir le leader mondial en matière de mobilité électrique

General Electric, l’une des plus grosses entreprises au Monde, va acquérir la plus grosse flotte de véhicules électriques avec 25 000 véhicules (communiqué de presse). General Electric (GE) via sa filiale Capital Fleet Services va convertir une partie de sa flotte et ses véhicules de location. Les premiers véhicules seront des Chevrolet Volt, puis d’autres marques seront achetées. GE pourrait être le premier à maîtriser à grande échelle l'écosystème complet de la mobilité électrique, à se placer comme unique interlocuteur du client final, à capitaliser l'ensemble des données et des informations indispensables à l'optimisation du système.

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