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Prix du carburant et Obésité – étude aux USA

Pour Dr. Charles Courtemanche, l'augmentation de l'obésité dans les années 90-2000 est fortement liée au faible prix du carburant ayant entraîné une augmentation des distances parcourues en véhicule. En conséquence, cet économiste de l'Université de Caroline du Nord a estimé (voir étude) qu'en augmentant le prix du carburant d'un dollar, cela pourrait permettre de réduire le taux d'obesité de 10% et d'économiser 11 Milliards de dollar. 

Une autre étude récente confirme ce lien obésite/mobilité motorisée même si l'obésité n'est pas expliquée par ce facteur seul. Le graphique est assez parlant :

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Le prix des carburants aujourd'hui et demain

 

Aujourd'hui à 2 euros, et demain ? et si le prix à la pompe avait une limite ? Oui, sans doute. Nous ne savons pas où et quand mais cela n'est pas tenable pour tous. Les vols de carburant suivent inexorablement le prix à la pompe (voir cet article du Monde). Il y a donc une limite sur le prix du liquide car ce dernier intégre d'autres coûts. Ces autres coûts (taxes) sont nécessaires pour intégrer les coûts externes, mais ils rendent le prix du liquide bientôt problématique. Il sera donc nécessaire de taxer la mobilité carbonée autrement, ailleurs, non pas pour faire baisser son coût, mais pour réduire le prix du liquide. Et une fois de plus, cela passera par des approches systémiques, complexes, et des solutions dématérialisées, numériques…

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Mobilités et catastrophisme éclairé

Le dernier rapport du CAS sur la voiture replace le VE dans un scénario plus mesuré, rappelant notamment le rôle puissant de la réglementation sur le CO2, des marges de progrès sur les véhicules thermiques et thermiques-électriques. Même si le rapport indique comme principaux clients les flottes et les services d’autopartage, il remet peu en perspective l’arrivée de solutions intégrées dans lesquelles le VE pourrait être géré par des sociétés privées opérant les véhicules. Néanmoins, ce rapport ouvre des scénarios dans lesquels le VE aurait une place limitée, nécessitant pour atteindre des objectifs Facteur 4, de trouver « d’autres pistes de progrès ». Il est proposé dans cet article de s’intéresser à des situations dans lesquelles il n’y a pas de solution technologique « simple et disponible » qui permettrait aux citoyens et aux entreprises de fonctionner « comme avant ».  Dès lors, ces situations peuvent être qualifiées, dans certains cas, de catastrophiques, d’un point de vue technologique, économique, écologique, social et philosophique.

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Etude sur les coûts complets des véhicules électriques, hybrides rechargeables

L'étude du CGDD "les véhicules électriques en perspective, analyse coûts avantages et demande potentielle" est une évaluation qui met en regard, en 2010 et à l’horizon 2020, l’ensemble des coûts et des avantages estimés de la mise sur le marché de véhicules électriques, en remplacement des véhicules à motorisation « classique ».

Les coûts évalués prennent en compte le coût total de possession d’un véhicule pour un particulier (achat, entretien, carburant ou électricité, batterie) et le coût de développement des infrastructures de recharge, qu’elles soient installées à titre privé ou public. Pour les infrastructures de recharge, le plan national prévoit la mise en place de 4,4 millions de prises à l’horizon 2020, dont 4 millions à domicile ou en entreprise, et 400 000 en voirie ou sur des parkings publics. Les avantages pris en compte pour la collectivité sont la réduction des émissions de CO2, de polluants locaux et de bruit. L’étude intègre à la fois les émissions produites lors de la circulation des véhicules, et lors de la phase de production des batteries et de l’énergie (carburant ou électricité).

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Les émissions de CO2 du transports en 2050 aux USA

Une nouvelle étude vient d’être publiée par le PEW Center on Global Climate Change et réalisée par Oak ridge et Argonne National labs. Elle vise à estimer le potentiel de réduction des émissions de CO2 / consommation d’énergies du secteur des transports aux USA à l’horizon 2050.

Trois scénarios sont proposés, mixant des solutions … connues (voir ci-dessous) depuis vraisemblablement plus de cinquante ans : technologies, comportements, politiques publiques, et interactions entre les 3. Ce type d’étude est nécessaire pour acquérir quelques ordres de grandeurs, quantifier l'influence des paramètres clés, pour se rappeler ou connaître les solutions de base, elle n’est plus suffisante pour estimer les émissions de CO2 à moyen et long termes.

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Megacities on the move, sustainable urban mobility in 2040

Stackable electric cars which you can hire all over big cities, a website where you can rent out your vehicle when you’re not using it, lifelike ‘telepresence’ screens which let you talk to people in different countries and feel you’re in the same room – these are just some of today’s innovations which hint at what life may be like in 2040, according to a new report from Forum for the Future.

Megacities on the move argues that cities need to radically reengineer their infrastructures to cope with much larger populations. By 2040 two in three people will live in cities; the world’s urban population will grow from 3.5 billion to 5.6 billion.

The report gives examples of solutions cities worldwide need to adopt to ensure a sustainable future for their citizens. Without action now they risk becoming dysfunctional environments, where people face extreme deprivation, shortages of food, water and energy, and are vulnerable to floods, heat waves and other impacts of climate change.

Peter Madden, CEO of the Forum, said: “We are seeing the largest migration to cities in history. How those cities develop today will lock in behaviour for decades to come. The future wellbeing of billions of people depends on the action we take now. The global race for sustainability will be won or lost in the streets of our megacities.”

Megacities on the move, a collaboration with Vodafone, EMBARQ and the FIA Foundation, is a practical toolkit designed to help governments, city authorities and businesses understand the challenges of the future and develop strategies which will allow people to live and travel more sustainably in the major cities of the 21st century.

It sets out six solutions for sustainable mobility that they can follow now to help city-dwellers access the people, goods, services and information they need, and it gives examples of where these are already happening. It also provides four vivid scenarios for the world of 2040 which organisations can use to make long-term planning more effective by exploring what the future may hold for them.

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Matières premières, grands changements et nouvelles faiblesses

Diversification énergétique, nouvelles technologies, des changements majeurs sont en cours visant à recourir à d'autres sources d'énergies, à utiliser de nouvelles ressources pour de nouveaux produits. Cette course vers, notamment, moins de pétrole, plus de biomasse, et plus de terres rares, conduit également à augmenter la complexité du système.

Inconnus du grand public, les métaux issus des terres rares (déjà abordés dans ce blog, voir ici) sont aujourd'hui essentiels aux produits high-tech comme certains aimants ou des catalyseurs. Un éclairage de Massimo Prandi, journaliste Matières premières :

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Le financement des transports urbains, approche systémique et externalités

Deux valeurs de prix montrent le chemin à parcourir:

  • 0.05 €/km.place , c'est le coût d'exploitation avec amortissement pour un BRT dans un pays développé (source ici, reprise et présentée ci-dessous),
  • 1 €/km, c'est l'économie réalisée par la pratique de 30 min/j de vélo au niveau des dépenses de santé (voir ci-dessous).

Le financement des transports urbains, équilibre entre les transports publics plutôt collectifs et les transports privés plutôt individuel, est de plus en plus tendu et complexe, et nécessite de mettre en oeuvre une approche systémique rassemblant tous les acteurs. Pour cela, une étude récente (Qui paie quoi en matière de tranports urbains) détaille tous les modes de financements publics, privés, pour les transports, les infrastructures, à partir de toutes les sources, stationnement, plus value foncière, taxes.
 
La prise en compte des externalités positives engendrées par la pratique quotidienne du vélo a été estimées à plusieurs milliards par an dans une étude réalisée par Inddigo (voir ci-dessous), soit environ 1€/km venant des réductions des dépenses de santé et des bénéfices liés à des réductions d'absentéisme. Ce sujet des liens santé/mobilité déjà abordé sur ce blog (voir ici) doit être renforcé comme le propose l'étude : "Objectif n°2 : Rassembler tous les intervenants de la santé autour de l’objectif de 2 x 4 km/jour = 30mn, cibler en particulier les femmes et les personnes âgées. 350 km/an /hab = 0 trou de la Sécu" et "Construire un vrai groupe de pression autour du Ministère de la Santé, l’INPES, la CNAM, les médecins, l’Education Nationale en s’appuyant sur les recherches de l’OMS".

 
Il est donc souhaitable, pour le financement des transports, d'inclure également les acteurs des modes actifs, de la santé, et des assurances.

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Du coté du pétrole et du gaz

Du coté du pétrole, deux récents rapports américains issus du DoE et du DoD indiquent des tensions dès 2012 (source http://petrole.blog.lemonde.fr)  :

Un rapport émanant de l’état-major inter-armées américain publié le 15 mars pronostique qu’en 2015, les capacités mondiales de production de pétrole pourraient être inférieures de 10 millions de barils par jour à la demande.

Le rapport du Département de la défense américain (DoD), intitulé Joint Operating Environment 2010, indique (p.29) :

“En 2012, les surplus de capacité de production de pétrole pourraient disparaître entièrement, et dès 2015, le déficit de production pourrait être proche de 10 millions de barils par jour.”

10 millions de barils par jour (Mb/j), cela représente les extractions de l’Arabie Saoudite, premier producteur mondial de pétrole. Un tel déficit de production, s’il advient, dépasserait 10 % de la demande mondiale de brut, qui s’établit à 86,5 Mb/j aujourd’hui, et devrait atteindre 90 Mb/j en 2015.

Autant dire que si cette hypothèse du Pentagone se réalise, c’est un troisième choc pétrolier qui attend l’économie mondiale, vraisemblablement plus violent que les deux précédents.

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