pétrole

AMI – Véhicule routier du futur : technologies, systèmes et mobilité

L'ADEME lance un nouvel appel à manifestation d’intérêt (AMI) portant sur la partie véhicules routiers (véhicule et mobilité) du programme « Véhicule du futur » des Investissements d’avenir. Il s’inscrit notamment dans le cadre du plan automobile annoncé par le gouvernement le 25 juillet 2012 et fait suite aux 9 appels à manifestions d’intérêt thématiques émis par l’ADEME en 2011 et 2012, qui ont permis de soutenir une quarantaine de projets. 

Cet AMI doit notamment permettre l’émergence de projets fédérateurs industriels participant à l’atteinte de l’objectif de mettre sur le marché d’ici 2020 des voitures particulières consommant moins de 2 litres de carburant aux 100 km, d’un prix abordable, développés et assemblés sur le territoire national. 

Le champ thématique de l’AMI correspond aux véhicules routiers et systèmes de mobilité permettant le transport de personnes et/ou de marchandises. Les travaux pourront porter sur des applicatifs variés, allant du 2-roues motorisé au véhicule lourd. [Lire la suite…]

Livre – Transports et Mobilités du Futur, Quelles rencontres pour le 21ème siècle ?

Reprenant plusieurs métanotes, ce livre n’engage que son auteur et non l’institution à laquelle il appartient. L’objet de cette diffusion est de stimuler le débat, d’appeler des commentaires et des critiques, de synchroniser les différents acteurs pour accélérer le passage  à l’action.

Une version du livre au format .pdf est disponible en m'envoyant un courriel à l'adresse : transportsdufutur@gmail.com et en indiquant dans l'objet "rencontre". Des liens sont proposés ci-dessous pour recueillir vos commentaires, avis, propositions, idées … Une version au format .epub est en cours de réalisation pour une lecture numérique hyperliée.

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Grand Sud-Est, fracture à venir en matière de mobilité pour un million de personne (rural, péri-urbain)

L'INSEE vient de publier une note portant sur l'accès aux services dans le Grand Sud-Est. Cette note constate que, dans cette région, la mobilité de près d'un million de personne habitant en milieu rural et péri-urbain pourrait devenir difficile si le prix des carburants continue d'augmenter.

"La plupart des habitants du Grand Sud-Est, concentrés dans les zones urbaines, résident à de courtes distances des équipements, commerces et services. Mais les zones périurbaines, jusqu'alors majoritairement peuplées d'actifs travaillant en ville, semblent insuffisamment équipées pour répondre aux besoins d'une population vieillissante. Les zones rurales bénéficient d'un nombre d'équipements par habitant élevé, à plus forte raison lorsqu'elles accueillent des touristes. Leurs résidents, très dispersés au sein d'un relief souvent accidenté, doivent cependant parcourir de grandes distances en voiture pour s'équiper. 9 % de la population du Grand Sud-Est, vivant dans 40 % des communes, pourrait être mise en difficulté si le prix des carburants poursuivait sa hausse."

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Megacities on the move, sustainable urban mobility in 2040

Stackable electric cars which you can hire all over big cities, a website where you can rent out your vehicle when you’re not using it, lifelike ‘telepresence’ screens which let you talk to people in different countries and feel you’re in the same room – these are just some of today’s innovations which hint at what life may be like in 2040, according to a new report from Forum for the Future.

Megacities on the move argues that cities need to radically reengineer their infrastructures to cope with much larger populations. By 2040 two in three people will live in cities; the world’s urban population will grow from 3.5 billion to 5.6 billion.

The report gives examples of solutions cities worldwide need to adopt to ensure a sustainable future for their citizens. Without action now they risk becoming dysfunctional environments, where people face extreme deprivation, shortages of food, water and energy, and are vulnerable to floods, heat waves and other impacts of climate change.

Peter Madden, CEO of the Forum, said: “We are seeing the largest migration to cities in history. How those cities develop today will lock in behaviour for decades to come. The future wellbeing of billions of people depends on the action we take now. The global race for sustainability will be won or lost in the streets of our megacities.”

Megacities on the move, a collaboration with Vodafone, EMBARQ and the FIA Foundation, is a practical toolkit designed to help governments, city authorities and businesses understand the challenges of the future and develop strategies which will allow people to live and travel more sustainably in the major cities of the 21st century.

It sets out six solutions for sustainable mobility that they can follow now to help city-dwellers access the people, goods, services and information they need, and it gives examples of where these are already happening. It also provides four vivid scenarios for the world of 2040 which organisations can use to make long-term planning more effective by exploring what the future may hold for them.

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Les effets d'un prix de baril élevé et volatil

Publié le jour anniversaire des cinquante ans de l'OPEP, ce rapport fait le point sur le rôle du pétrole dans l'économie française.

Le prix du baril de pétrole a connu ces dernières années des évolutions heurtées : parti de 9 dollars en décembre 1998, il a culminé à 145 dollars en juillet 2008, pour redescendre à 32 dollars en décembre 2008 et remonter à 86 dollars début mai 2010. Confrontée à ce nouvel environnement énergétique, l'économie française doit-elle craindre un prix du pétrole élevé et volatil ?

Dans leur réponse à cette question, les auteurs de ce rapport délivrent quatre messages principaux :

  • la tendance à la hausse du prix du pétrole est inévitable et s'accompagnera d'une volatilité importante qui reflète les incertitudes sur les fondamentaux réels et les mouvements spéculatifs sur le marché pétrolier ;
  • le pétrole occupe aujourd'hui une place plus réduite dans l'économie française. En plus de cette baisse de l'intensité pétrolière, trois autres phénomènes peuvent expliquer l'atténuation des effets économiques négatifs : l'appréciation de l'euro, la part élevée de la fiscalité dans le prix pour les consommateurs et une meilleure réponse des politiques macroéconomiques ;
  • même si l'impact de la hausse du pétrole semble plus faible qu'il ne l'était lors des premiers chocs des années soixante-dix, les auteurs nous invitent à ne pas sous-estimer les effets de ce choc d'offre négatif. Une hausse du prix de 80 à 150 dollars réduirait le PIB français d'un ou deux points ;
  • la politique économique doit encourager et accompagner les ajustements et redéploiements nécessaires du côté de l'offre. Une politique indifférenciée de soutien à la demande serait inefficace. Les auteurs développent un certain nombre de préconisations qui vont dans ce sens.

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Du coté de la production des carburants (i.e. raffinage), ces fluctuations sur les prix, sur les volumes, les changements de l'essence vers le gazole, ont également quelques impacts non négligeables.

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Yasuni, un cas à part ou l'avenir du pétrole ?

Lancé voici deux ans, le projet Yasuni fonctionne sur le principe de la compensation carbone. L’Equateur s’engage à ne pas extraire le pétrole de la région (ce qui représente 850 millions de barils et 20 % des réserves du pays) si les pays industrialisés, co-responsables du changement climatique, fournissent une compensation financière pour les 410 millions de tonnes de CO2 évités. A hauteur de 50 % de la somme « perdue », ce financement correspond à 350 millions de dollars par an. Les gouvernements, les organisations et les particuliers peuvent ainsi alimenter le fond Fidéicomis géré par l’ONU et l’Equateur.

Ainsi il y aurait un consentement à payer pour conserver une biodiversité, réduire émissions de GES et pollution ? Est ce que ce cas restera isolé ? Est ce que l'arctique pourrait également suivre la même voie ?

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Yasuni, un cas à part ou l’avenir du pétrole ?

Lancé voici deux ans, le projet Yasuni fonctionne sur le principe de la compensation carbone. L’Equateur s’engage à ne pas extraire le pétrole de la région (ce qui représente 850 millions de barils et 20 % des réserves du pays) si les pays industrialisés, co-responsables du changement climatique, fournissent une compensation financière pour les 410 millions de tonnes de CO2 évités. A hauteur de 50 % de la somme « perdue », ce financement correspond à 350 millions de dollars par an. Les gouvernements, les organisations et les particuliers peuvent ainsi alimenter le fond Fidéicomis géré par l’ONU et l’Equateur.

Ainsi il y aurait un consentement à payer pour conserver une biodiversité, réduire émissions de GES et pollution ? Est ce que ce cas restera isolé ? Est ce que l'arctique pourrait également suivre la même voie ?

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Du coté du pétrole et du gaz

Du coté du pétrole, deux récents rapports américains issus du DoE et du DoD indiquent des tensions dès 2012 (source http://petrole.blog.lemonde.fr)  :

Un rapport émanant de l’état-major inter-armées américain publié le 15 mars pronostique qu’en 2015, les capacités mondiales de production de pétrole pourraient être inférieures de 10 millions de barils par jour à la demande.

Le rapport du Département de la défense américain (DoD), intitulé Joint Operating Environment 2010, indique (p.29) :

“En 2012, les surplus de capacité de production de pétrole pourraient disparaître entièrement, et dès 2015, le déficit de production pourrait être proche de 10 millions de barils par jour.”

10 millions de barils par jour (Mb/j), cela représente les extractions de l’Arabie Saoudite, premier producteur mondial de pétrole. Un tel déficit de production, s’il advient, dépasserait 10 % de la demande mondiale de brut, qui s’établit à 86,5 Mb/j aujourd’hui, et devrait atteindre 90 Mb/j en 2015.

Autant dire que si cette hypothèse du Pentagone se réalise, c’est un troisième choc pétrolier qui attend l’économie mondiale, vraisemblablement plus violent que les deux précédents.

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