partage de données

Puis viendra l’ubérisation d’Uber (2/2)

[Suite de la première partie de cet article co-rédigé avec Marc Tirel, auteur de Voyages en Emergence]

Voici donc trois futurs possibles, trois futurs non exclusifs et compatibles entre eux … mais la réalité de demain sera surement faite d’autres possibles ! Nous sommes en 2025, dans 10 ans seulement.

1 – Incredible China !

La double annonce faite par les autorités chinoises en ce mois caniculaire et surpollué d’aout 2025 a de quoi glacer le sang d’un bon nombre d’acteurs du marché des transports.

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Elon Musk veut accélérer le temps pour ses cybercars

La voiture autonome, la Chimère (lire la MétaNote N°20), incarne la finalité de la transition numérique dans le domaine automobile. En supprimant le lien entre l'homme et la machine, la chimère n'est plus une voiture, sauf pour quelques constructeurs Premium, mais à la fois, un taxi, un bus, une voiture partagée. Le mot "voiture" devant autonome verrouille nos imaginaires. Pour les acteurs de la filière, la chimère ne sera pas là avant plusieurs dizaines d'années et de nombreux verrous réglementaires existent (lire cet article). Nous en sommes à la phase 2 sur 5 des phases du déni récemment décrits par Nicolas Colin :

Dans un échange entre Bill Gates et Elon Musk (vidéo ci dessous), ce dernier évoque une piste pour amener des véhicules sans conducteur sur les routes (allez à 48min56s). Les verrous ne sont pas techniques, et 5 ans séparent Tesla d'une version techniquement validée. Par contre, les autorisations réglementaires vont nécessiter plus de temps et Elon Musk propose dès maintenant d'équiper les voitures qui circulent d'intelligence artificielle.

Son objectif est simple, accélérer le temps…

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Par le troc de données, et si on inventait aujourd'hui de nouveaux contrats ?

En modifiant le couple support/message, Michel Serres nous décrit comment le numérique, comme les précédents, bouleverse le droit établi.

Quand le numérique outille les dynamiques sociales issues de l’économie collaborative, émergent de nouveaux flux de richesses (lire Dans vos projets et organisations, quelles sont les vraies richesses ?). Plusieurs exemples existent maintenant. Ce ne sont plus des signaux faibles. Hier des start-ups proposaient des services, des informations aux citoyens pour résoudre un problème : Waze pour mieux circuler en voiture grâce à l’information temps réel des « autres » dont l’utilisateur fait partie, Moov’it pour mieux circuler dans les transports en communs, Strava pour être visible dans la communauté des cyclistes et rendre visible cette communauté, Uber pour trouver un véhicule avec chauffeur, etc … Aujourd’hui ces start-ups ne le sont plus.

Elles sont en passe de trouver un ou plusieurs modèles d’affaires, s’appuyant sur les données qu’elles génèrent pour proposer simultanément le produit/service de base et de nouvelles richesses à d'autres acteurs. Bientôt, ces sociétés auront plus d'informations que les pouvoirs publics sur les pratiques quotidiennes des citoyens. Et si s'inventaient aujourd'hui de nouveaux contrats ?

 

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Accélérer, c'est bien. Mais pour aller où ?

S'intéresser à l'innovation dans le domaine des transports amène forcément aux start-ups. Force est de constater que certaines ont réussi à modifier des usages (que l'on croit long à changer, lire l'article Changer, Enfin), à bouleverser des acteurs historiques (que l'on croit stable), à prendre des positions sur des niches en se liant fortement avec leurs "usagers". Qui dit start-up, dit accélérateur : "dispositif permettant de faire plus vite, c'est à dire de trouver son modèle d'affaire, son marché et ses financements, plus vite".

Venus des USA, avec Y combinator notamment, les accélérateurs se sont développés en France à la fois via des structures publics et des structures privés (lire cet article sur les différents accélérateurs à Paris). Ces structures apportent notamment des réseaux pour lever des fonds, des connaissances et compétences dans les domaines de l'entrepreneuriat à l'ère du numérique. Elles sont essentielles, mais sont-elles suffisantes ?

 

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Données privées et Automobile

Le numérique ne fait pas que résoudre d'anciens problèmes, il en crée de nouveaux. Plus complexes, plus transversaux. Une fois numérique, l'automobile produit des données, beaucoup de données. D'abord utilisées uniquement "à bord", en boucle fermée, les données ont été produites et utilisées par des actionneurs, pour des questions de sécurité (ABS et autre), de pilotage du moteur et des systèmes de post-traitement, de confort. Jusqu'à présent, l'automobile et son conducteur auto-produisent des données qui sont directement utilisées par l'automobile pour fonctionner. Demain, le duo "auto-conducteur" vont produire des données géolocalisées qui vont "sortir" de l'automobile. Le duo auto-conducteur devient un geyser de données multiples, hétérogènes, contextualisées, extrêmement riches.

Se posent alors plusieurs questions : à qui appartiennent ces données ? quelles données ? pour combien de temps ? et après anonymisation ? qui seront les prochains "Lords of the cloud" (cher à Jaron Lanier) qui exploiteront ces geysers ?

Et si se préparait là la principale zone de combat entre les constructeurs et les GAFA ?

Google image "voiture connectée"

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Michelin, Et si on repensait la carte et le guide ?

La carte, emblême majeur du territoire, incarne toujours une relation forte avec les transports. A l'ère du numérique, la mise à disposition de données cartographiques concerne toujours la majorité du temps nos mobilités.

La carte a toujours été utilisée pour penser le territoire, pour le représenter et donc pour penser les infrastructures de transports, puis pour organiser les principaux flux collectifs, placer les points d'arrêt, placer les gares. La carte s'est ensuite enrichie de guide pour permettre de contextualiser et d'avoir les "Points Of Interest". Un acteur avait tout compris : Michelin avec les cartes et le guide. Ces deux technologies avaient pour objectifs d'améliorer l'expérience de mobilité, à la fois dans l'objectif, le repas, et dans le moyen d'atteindre l'objectif, la route. La carte était alors une représentation du monde minéral, des infrastructure, de l'immobile. Le guide, lui, portait l'humain et le vivant.

Puis est apparu internet et le GPS …

Le projet YouAreHere est une petite usine à carte. Mais des cartes narratives qui vous racontent des histoires, des cartes humaines (voir aussi ces cartes).

 

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Comment explorer les frontières de l’innovation ?

Les 100 premières GoogleCars vont être produites. Ces objets roulants nous projettent une certaine image du futur. La science-fiction nous l’avait plusieurs fois décrit, Google le fait. Il nous reste peu de temps avant que Google Mobility ne domine.

Ces « voitures » matérialisent physiquement la richesse de Google : la capacité à prendre des risques, à innover à la frontière, à exploiter ses cartes (lien vers le choc à venir entre les industries numériques et automobiles) et algorithmes, à industrialiser une myriade de services potentiels et à influencer les décideurs pour rendre possible leur futur (lien vers le point de basculement). Les morceaux de tôles pliées et de plastique ne sont que l’incarnation de ces nouvelles formes d’innovations : centrées sur la multitude, riches en expérience, en phase avec les besoins de mobilité, adaptables, évolutives.

La « chimère » du cybercar, décrite dans cette MétaNote N°20, arrive, comme prévue. Les GoogleAppleFacebookAmazon ont appris pendant environ 15 ans comment construire de nouvelles relations avec les usagers, comment s’immiscer et bouleverser plusieurs filières dont les médias et le e-commerce ; ils arrivent maintenant dans le bâtiment, la santé et dans la filière historique de l’automobile. Non pas pour les concurrencer, mais pour établir une autre relation avec la multitude (lien vers les transports à l'âge de la multitude). Ils ont le temps, l’argent, de l’influence, des compétences et surtout un autre regard sur le monde. Ils créent notre nouvelle matrice ontophanique décrite dans la MétaNote N°17

Comment explorer les frontières de l’innovation dans le domaine des mobilités ? Comment industrialiser de nouvelles relations avec la multitude dans un monde numérique ? Quelles sont les 4 actions majeures à lancer sans tarder ?

 

© Michael Nichols, archives iconographiques du National Geographic

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Prototype de la Fabrique des Mobilités

Les premières esquisses d'un dispositif prototype visant à accélérer les innovations de rupture dans le domaine des mobilités. Ce prototype, basé sur les principes du Lean Start-up, aujourd'hui théorique a été élaboré grâce à de nombreux échanges d'une très grande richesse avec plusieurs personnalités reconnues par leur compétence dans les domaines des start-up, de l'innovation, de la mobilité, du numérique, et pilotés par Stéphane Schultz.

Progressivement les pièces du dispositif seront partagées pour recueillir critique, commentaire, proposition et idée. Ce dispositif vise à rassembler les 6 ressources clés; Il n'aura de sens qu'opérer intégralement au plus près des citoyens pour permettre aux entrepreneurs de se former, d'itérer leur produit/service, de prototyper leur modèle d'affaire – leurs contrats…

Et progressivement sur ces dynamiques entrepreneuriales de construire une nouvelle filière des Mobilités.

 

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[balise N°1] Les Transports du Futur

Après plus de 800 articles, tentons une première balise … à laquelle se raccrocher.

Né de l'ouverture du GPS et de la structure d'internet, le numérique se positionne comme la technique dominante, s'infiltre dans tous les secteurs, toutes les filières. Celle des transports commence à peine à être impactée et déjà des acteurs comme la SNCF annoncent clairement être en concurrence avec Google et Blablacar. Ces acteurs sont nés par le numérique, ce sont de jeunes adolescents et déjà ils bousculent.

Dans ce contexte, comment apporter de nouvelles expériences de mobilités aux citoyens ? réduire la consommation des énergies fossiles en améliorant l'usage des véhicules en circulation ? comment soutenir les processus d'innovations et faire naître des ruptures ? comment accompagner les filières historiques dans une mutation majeure ?

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Lancement de l'Appel à Projet de Recherche CoMon

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CoMoN 
Coll@borons autour de la Mobilité et du Numérique 

Cet article a été rédigé par Stéphane Barbusse, coordonnateur de la R&D, Service Transports & Mobilités. 

L’appel à projets de recherche CoMoN : Coll@borons autour de la Mobilité et du Numérique, vise à disposer et faire partager une connaissance régulièrement actualisée des services de mobilité des personnes et des transports des biens. L’objectif est de permettre aux acteurs (citoyens, décideurs publics, entreprises) de mieux connaître leurs déplacements, les modes de transports à disposition, les implantations ou encore les investissements à réaliser pour optimiser la mobilité. Il s’agit également de mieux quantifier les impacts des différents choix qui peuvent être faits et de faire émerger de nouvelles solutions de mobilité. Il s’agit, in fine, de progresser à la fois au niveau des pratiques individuelles et des choix collectifs.

Un autre objectif majeur est de développer un prototype échelle 1 d’un outil numérique collaboratif centralisant les connaissances disponibles sur la mobilité des biens et des personnes. La finalité est de disposer d’un référentiel national sur cette thématique, permettant aux différents acteurs de connaître et se faire connaître, de disposer de données constamment actualisées, de répliquer des solutions existantes, d’expérimenter de nouvelles solutions, etc.

Enfin l’innovation attendue à travers le projet résidera dans l’appropriation du dispositif, dans l’atteinte d’une masse critique de services référencés et dans les modèles d’affaires à développer afin de pérenniser cet outil numérique pour qu’il soit utile à plusieurs acteurs.

La date limite de soumission des dossiers de candidature est fixée au vendredi 12 septembre 2014.

Le texte de cet APR et les pièces constitutives des dossiers à soumettre sont disponible en téléchargement sur le lien suivant : https://appelsaprojets.ademe.fr/aap/CoMoN2014-46

Contact ADEME (impérativement par e-mail dans un premier temps sur la boite dédiée SVP)
Séverine BOULARD : ademe.comon@ademe.fr