Tata, Bajaj – Véhicules low cost, Craintes ou Opportunités ?

La récente annonce du Groupe Renault-Nissan-Bajaj de développer et commercialiser un véhicule à moins de 2000 euros nécessite une prise de recul pour tenter d'en imaginer les conséquences.

Première pensée … Pharmakon (poison en grec) : il peut être aussi bien, selon le dosage et l'usage, remède ou poison. Ce thème est largement développé par la philosophe Isabelle Stengers. Les véhicules low-costs pourraient être, selon leurs usages et leurs quantités, une prodigieuse source d'innovation en matière de services de mobilité ou une déferlente de voiture pour les pays en voies de développement avec des conséquences en matière d'émissions de CO2 et de consommation d'énergie très différentes.

 Ces choix devront être réalisés par la société entière en ré-apprenant les conséquences, en mettant en question les choix des industriels, en mettant en question nos comportements.

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Quelles énergies pour quelles mobilités ?

En partant d’une situation de monopole avec le pétrole, les transports vont vivre une transition énergétique variable suivant le mode, sa zone d’utilisation et le prix que l’on acceptera de payer.

 

Il faut rappeler tout d’abord que toutes les solutions ont et auront des impacts négatifs : pétrole, gaz mais aussi biocarburants et électricité, et que la principale action à mettre à œuvre est la sobriété énergétique.

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Deux vagues pourraient se dégager quand au développement d’autres carburants, d’abord contradictoires puis voies de succès. Il faut tout d’abord rappeler que seules des quantités massives d’énergies alternatives sont à même d’avoir des impacts en terme d’émissions de GES et de diversification, avec, comme corollaire, que l’arrivée d’un « nouvel acteur » aura des conséquences lourdes.

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Un véhicule "propre", c'est quoi exactement ?

Hybride en série, en parallèle, pile à combustible, biocarburants, électrique, … les voies ne manquent pas mais feront-elles pour autant réduire notre impact sur l'environnement ? lesquelles privilégier ? à quelles échéances ?

Alors que le marketing l'emporte aujourd'hui sur la performance réelle, c'est bien cette dernière qu'il faudra définir et au plus vite pour concentrer nos moyens sur l'essentiel. Ainsi, par exemple, le mot "hybride" sur un véhicule de plus de 200 chevaux sur la marque de Luxe d'un constructeur Japonais lui permet sans repproche d'afficher son action prétendue écologique…

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Effet de serre, obésité et sécurité

Une étude anglaise démontre, chiffres à l'appuie, le lien entre la possession d'un, ou plusieurs, véhicule et l'obésité dans la société. En effet, depuis la seconde guerre mondiale, l'équipement continu en véhicule particulier a conduit à réduire fortement la part de la marche à pied : le carburant fossile se substituant au muscle.

Marche_3 Le rapport quantifie donc simultanément l'impact en terme de réduction des émissions de GES, et des cas de surpoids, des déplacements à pied au lieu de déplacements motorisés.

Cela représenterait plus de 15% de l'augmentation des émissions liées aux véhicules particuliers sur les 30 dernières années.

Si la marche retrouvait la part modale de 1975, cela réduirait les émissions de GES du pays de 5,7% !

Si une personne marche juste une heure par semaine (différence constatée entre un conducteur et un non-conducteur), ceci permet de contrer la tendance actuelle de prise de poids. Ce rapport est disponible à l'adresse : /wp-content/uploads/sites/6/2009/11/IEEP-Unfitforpurpose_transportclimatechangeandobesity.pdf

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Lancement officiel de ce blog pour le séminaire du 3 décembre 2009 à Sophia Antipolis.

Ce séminaire, à accès restreint, sera consacré à la Mobilité des Personnes.

Il visera la constitution d' une plate-forme d'échange collaboratif sur ce sujet complexe en pleine évolution. L'idée de cette journée sera de vous proposer un objectif à atteindre : le développement d'une palette de services de mobilité performants, porte à porte, cohérents, fluides, … puis de construire ensemble des chemins pour développer ces services, se remettre en question, identifier les barrières, proposer des pistes, monter des projets.

Ce passage de l'économie de l'objet à l'économie du service est essentiel pour améliorer fortement notre efficacité énergétique, et doit être perçu comme une chance pour le citoyen, l'entreprise, et l'environnement. Nous utiliserons, pendant le séminaire et après, une plate forme d'échanges spécifique permettant de travailler en réseaux les innovations identifiées.

Nous réunirons des sociologues, économistes, entrepreneurs, industriels, chercheurs, consultants, représentants de collectivités, de l'état, et d'associations. Un artiste sera présent pour retranscrire en dessins les différents échanges de la journée.

« Je ne dis pas que ces transformations radicales se réaliseront. Je dis seulement que, pour la première fois, nous pouvons vouloir qu’elles se réalisent. » – A.Gorz 2007

Ce blog constitue la partie publique des outils mis à la disposition par l'ADEME pour échanger sur ce sujet.