Google (va) maîtrise(r) la conduite sans chauffeur… Mais Pourquoi ?

Récemment, Google vient d'annoncer son projet de voiture automatique en milieu urbain. « Nous avons développé une technologie de pilotage automatique pour les voitures », explique l'ingénieur Sebastian Thrun sur le blog officiel de la société. Les modèles sont équipés de caméras vidéo, de capteurs sensoriels ainsi que d'un télémètre laser pour analyser l'état du trafic routier. A ces outils s'ajoute une base de données de cartes géographiques collectées à partir des voitures classiques. Ces informations sont ensuite envoyées vers les centres de données de Google afin d'être traitées.

Pour réaliser ce projet, Google a fait appel a plusieurs ingénieurs de la DARPA tels que Chris Urmson, Mike Montemerlo et Anthony Levandowski. Pour procéder à ces expériences, Google envoit d'abord un véhicule traditionnel capable de retourner des informations sur le trafic routier. Par la suite, la voiture mis au point par les ingénieurs prend la route avec tout de même un chauffeur pouvant éventuellement désactiver le pilotage automatique. Aussi, un ingénieur prend place sur le siège du passager afin de surveiller le bon fonctionnement du logiciel. Enfin Google précise : « et nous avons averti la police locale sur nos travaux ». Jusqu'à présent, les voitures mises au point par le géant de Mountain View ont parcouru 225 300 km sur les autoroutes de la côte Pacifique des Etats-Unis ; une première dans le domaine de la recherche robotique.

Google Computer-Driven Prius from Ben Tseitlin on Vimeo.

Google investit dans ce problématique. Mais pourquoi ? peu de personne s'interroge sur le ou les objectifs de Google ?

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Google soutient un projet de mobilité – Shweeb – à hauteur de 1 M$

Déjà détaillé dans ce blog (voir ici), Shweeb est un concept de transport individuel en milieu urbain pour des trajets courts et moyens, dans des nacelles à pédale lancées sur un monorail. Google propose la somme d'1 million de dollars américains pour financer la recherche et le développement de la technologie Shweeb, afin qu'elle puisse être testée en milieu urbain.

Cette aide s'inscrit dans le projet 10^100. Google a reçu plus de 150 000 idées, émises par des milliers de personnes dans plus de 170 pays. Puis réduit ce nombre jusqu'à obtenir les 16 idées finalistes que nous avons soumises à un vote public.

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Google des réseaux électriques aux transports, la même approche

Depuis plusieurs années, Google travaille et propose des outils d'aide à la réduction de la consommation d'énergie électrique. L'approche est simple, on ne peut réduire que ce que l'on connaît. Google propose des outils pour connaître, en accédant à de l'information, puis des pistes pour réduire.

Powermeter_main_img_1

Depuis cette année, Google propose de suivre en temps réel une équipe du tour de France de vélo : vitesse, puissance, rythme cardiaque instantanés sont indiqués couplés à une carte. Sachant que le vélo est un des meilleurs "transformateurs" d'énergie, ces données, une nouvelle fois révélées par Google, permettront de mieux connaître les besoins énergétiques réels pour se déplacer, pour ensuite mieux les réduire. Notons que ces données, certaines relatives à la santé, peuvent également être accessibles par des systèmes commercialisés et partagés (ou pas) (voir précédentes notes sur le sujet ici et ).

Quand tous les coureurs seront équipés d'un tel système, les données comparées et analysées, les contrôles antidopages ne seront plus nécessaires puisque les puissances instantanées seront visibles…

 

Google labs – public data explorer

Un exemple, offert par Google labs, montre l'évolution des émissions de CO2, consommations d'énergies en fonction de l'évolution du PIB dans le monde (4 dimensions avec des données mondiales, le tout réalisé en quelques minutes). 

Le projet est d'envergure : il recense sous forme d'infographies dynamiques et interactives un panel de données mondiales classées par thèmes. Déjà amorcée l'an dernier avec la possibilité de trouver dans les résultats de recherche de son moteur certaines statistiques – essentiellement américaines – la création de cette base d'informations géante s'est étoffée récemment avec l'accès aux données de la Banque mondiale.

Aujourd'hui, Google se targue de recevoir de plus en plus de contributions d'agences ou d'ONG soucieuses selon elle d'ouvrir leurs données au public. Voilà pour la partie dédiée à la récolte de données, reste à mettre en forme cette somme d'informations. La réponse de Google : Trendalyzer. Rachetée en mars 2006, la société d'édition se base sur un produit unique. Sa technologie, basée sur du Flash, permet de visualiser les données d'une base sous forme de graphiques. Le bon vieux graphique de toute suite Office, en clair, mais animé et interactif.

Le principal intérêt pour le grand public, c'est évidemment le nombre de sources auxquelles Google a accès, de la Banque mondiale à l'OCDE, en passant par Eurostat et autres laboratoires à statistiques. Sources crédibles et indiquées systématiquement en bas de page, qui conviendront particulièrement aux accrocs à la statistique : étudiants, enseignants, chercheurs, journalistes… Le principal intérêt pour Google, c'est évidemment de renforcer sa présence dans le secteur stratégique des données en ligne, service monétisable par excellence puisque c'est l'internaute qui déclare lui-même ses centres d'intérêt en fonction des données qu'il choisit d'afficher.

Quand l'accès aux données publiques liées aux transports et la mobilité sera rendu possible …

Google googles, comment l’acte d’achat pourrait être bouleversé !

Donc les stratégies des entreprises, donc leurs organisations, donc les flux de matières et de produits, et donc les transports associés. Apporter l’information, la bonne, au plus près du consommateur au moment de son acte décisif d’achat est une révolution dans le monde du marketing. Depuis E.Bernay (neveu de Freund, et auteur de Propaganda en 1928 que je vous encourage à lire ici), le consommateur n’a pas toutes les informations lui permettant de faire le bon choix selon ses critères. Le marketing peut alors se déployer pour apporter une information partielle, sélective.

Extrait de Propaganda : «Théoriquement, chacun achète au meilleur coût ce que le marché a de mieux à lui offrir. Dans la pratique, si avant d'acheter tout le monde comparait les prix et étudiait la composition chimique des [produits] proposés dans le commerce, la vie économique serait complètement paralysée. Pour éviter que la confusion ne s'installe, la société consent à ce que son choix se réduise aux idées et aux objets portés à son attention par la propagande de toute sorte (ie marketing)»

Il a donc fallu attendre presque 100 ans pour que cela change. Mais tout n’est pas gagné pour autant, puisque la nouvelle place stratégique d’informateur multicritère en temps réel reste à prendre… pour le meilleur ou pour le pire ! La solution Googles est « simple », en utilisant l’appareil photo sur votre téléphone, vous accédez via internet et un système de reconnaissance, aux informations concernant l’objet photographié : un monument, un livre, une œuvre d’art, une bouteille de vin, un logo.

Ainsi, on peut imaginer aujourd’hui, fournir une information complète : contenu des produits (pour les personnes allergiques), contenu carbone du produit, bilan environnemental complet de l’entreprise ayant fabriqué le produit… Devant cette multitude d’informations accessibles va se créer des systèmes aggrégateurs que le consommateur pourra lui-même configurer selon ses désirs, ses besoins :

· Allergique à xx,

· Préférence pour l’agriculture bio, pour le bois issu de forêt gérée correctement,

· Refus d’acheter des produits contenant des OGM,

· Refus d’acheter des produits d’une entreprise qui emploie des enfants (ou ses sous traitants),

·

Hier il était impossible de contrôler, vérifier, sélectionner selon tous ces critères, aujourd’hui, une simple photo donne ces informations, demain, un aggrégateur fournira une réponse simple VERT ou ROUGE en temps réel, actualisée. Les contenus utilisés seront ceux déjà disponibles sur internet.

Les conséquences seront immédiates, globales, nécessitant un nouveau management dans l’entreprise orienté « informations » client, qui demandera à revoir tous les procédés de fabrication, de transports, tous les modes de management, tous les critères qualité, de revoir entièrement les informations développement durable, de les fiabiliser dans le long terme. Le client « informé » deviendra enfin libre de ses choix sur la base de critères qu’il aura lui-même défini.