ecosystème

Petit précis sur les véhicules autonomes à l’usage des décideurs

L’annonce de Waymo avec Avis nous amènent à apporter quelques précisions sur les évènements en cours. Les technologies ne sont pas validées à ce jour, mais elles sont suffisamment avancées pour mettre en œuvre ce que les GAFA font le mieux : l’itération au plus près des futurs clients (Lire cet article le Fordisme, le lean et après) : passager, gestionnaire de véhicule. Tout commence maintenant en fait. En s’obligeant dès que possible à partir des usages, des pratiques, des besoins réels, Waymo et Apple s’engagent dans la conception de l’Operating System. Comme ce n’est pas la voiture qui est robotisée mais le conducteur, plus les liens seront nombreux, riches et denses, plus l’OS sera performant (Lire Le combat des O.S. commence). La probabilité que les voitures autonomes fournissent une source de mobilité est aujourd’hui très faible. Mais très fortes seront les conséquences si cela arrive pour les usagers, les contribuables et les salariés.

Dans un monde imprévisible, dont le cygne noir devient l’emblème, essayons d’esquisser les incontournables : ces actions nécessaires et gagnantes quelque soit l’avenir. A la naissance de l’automobile, nous avons crée une multitude de nouvelles industries même si les premiers produits n’étaient que des calèches à moteur thermique. Nous sommes dans la même situation.

musée de l’Automobile – Mulhouse

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L’âge des écosystèmes conscients

Constatons un certain nombre de chose. Allégeons-nous de réflexes et d’automatismes. Le temps presse. 2020 c’est demain et 2030 n’est pas loin. Dans un monde profondément VICA, l’allocation de la ressource principale, le temps, est à revoir.

Il est très improbable qu’un dispositif d’incubation et d’accélération transforme un groupe industriel pour lui permettre de devenir agile ou de mettre en œuvre une innovation radicale. De même, la probabilité que votre startup (ou celles que vous incubez) ne refasse Uber ou un équivalent est quasi nulle (et si, par bonheur/malheur, cela arrive que faites-vous ?). Pour autant, le nombre de challenge ne cesse de croitre et rien n’est plus important que d’accompagner tous les acteurs volontaires.

Individuellement, plus aucun acteur n’est capable de penser et d’agir seul dans la complexité pour délivrer sur le marché une solution. Jamais le besoin ressenti de collaboration et de coopétition n’a été aussi grand. Mais les réflexes de repli et les automatismes de fermeture sont tenaces. Ils sont partout, engrammés dans nos comportements collectifs et individuels : nos réunions tous assis autour d’une table, nos prises de parole sans vraiment écouter l’autre, nos processus de décision verrouillés et descendants notamment pour gérer notre temps et nos ressources. Tout cela est daté, d’un temps où l’environnement était stable et prévisible. Nous ne pouvons voir ces limites uniquement après avoir pris suffisamment de recul et être sorti du bocal. Imaginer que toute votre vie, depuis votre naissance, vous respiriez à travers une paille, ou portiez une pierre sur votre dos. Le corps, votre respiration, vos gestes et votre vie se seraient organisés avec ces contraintes. Vivre sans serait inconcevable puisque ça a toujours été.

Et paradoxalement, une petite équipe organisée et déterminée peut faire basculer un secteur industriel. Est-ce le hasard ou fonctionne-t-elle différemment ? Nous proposons de tirer parti des opportunités et d’apporter quelques nouvelles ressources sur un nouvel acteur : l’écosystème. En nourrissant l’écosystème de nouvelles richesses, les acteurs qui y seront le mieux connectés peuvent en tirer bénéfice et certains bénéfices enrichiront à leur tour l’écosystème. Ce flux de richesse est complémentaire aux approches traditionnelles en mode consortium fermé ou en mode filière. Il va par contre agir différemment sur l’acteur qui l’investit et nécessite, pour le faire, une vision très différente.

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