Voyages 2.0 et mobilités longues distances

Les études du SETRA sur ce sujet montrent à quel point les comportements changent. Sous contraintes économiques, chaque individu cherche à maximiser l’usage de son temps en utilisant au mieux les différents modes de transports. Ces évolutions tendancielles observées sur plusieurs années s’accélèrent sous plusieurs facteurs : le vieillissement de la population qui conduit les baby boomers à voyager plus que leurs parents, tandis que la génération Y a parfaitement intégré les atouts du yield management, aidée par une grande maîtrise des TIC. Le secteur du voyage (dont le poids économique est loin d'être négligeable, voir ici) anciennement très « intermédié » va connaître une révolution sans précédent. Le développement accéléré du peer to peer (mise en relation de particulier à particulier) couplé à de nouveaux outils apporté par le web va supprimer massivement tous les intermédiaires à faible valeur ajoutée et introduire de nouveaux acteurs. Quelles conséquences auront ces changements sur la mobilité longue distance ? que deviendra le voyage 2.0 ?

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Rencontre de Rennes – Mobilité, Urbanisme, Territoire et Aménagement

Issu du site d' ITS Bretagne
 
Comment concilier développement urbain et optimisation et maîtrise des déplacements contraints?
De la réflexion stratégique à l’opérationnel, comment mieux cerner, à chaque étape, le rôle de la  gouvernance et de l’ingénierie associée?

Entre le global et l’individuel, le territoire émerge comme l’espace où va se construire une nouvelle gouvernance (participative et solidaire) pour faire face aux enjeux économiques, environnementaux et sociaux du développement durable. Pour une collectivité territoriale, quelles sont alors les innovations les mieux à même de répondre à une meilleure intégration de l’aménagement, de l’urbanisme et des besoins de mobilités. La mobilité ne pourrait-elle pas être le fil conducteur de la réflexion?

Il a semblé, au moment où la pression devient encore plus forte, utile et profitable de créer un lieu où les collectivités échangeraient réflexions et actions pertinentes déjà engagées en France ou à l’étranger permettant d’identifier les nouvelles pistes à approfondir. Pour nourrir et enrichir le débat, aux représentants des collectivités seraient associés des professionnels des divers sujets abordés et des représentants de la société civile, car rien ne pourra être initié et réussi sans leur adhésion et leur participation. Ainsi, conformément à l’esprit du développement durable, par la mise en commun d’expériences, il s’agirait de faciliter l’émergence du couple nouvelle gouvernance/nouvelles bonnes pratiques, indispensable au succès de toute action.

Organisée par ITS Bretagne, Les Rencontres se tiendront à Rennes sur une journée, et les diverses collectivités, régions, départements et agglomérations comme les intercommunalités, notamment les SCoT, pourraient être représentées à la fois par leurs élus et les représentants de leurs services concernés.

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L’ADEME lance un Appel à Manifestations d’Intérêt – Déplacements quotidiens des personnes et acheminement final des marchandises

Dans le cadre des investissements d'avenir et du programme "Véhicule du Futur", l'ADEME lance un Appel à Manifestations d'Intérêts (AMI) sur le sujet des déplacements quotidiens des personnes et l'acheminement final des marchandises.

Il s'agit, dans cet AMI, d'innover dans une approche systémique en incluant tous les acteurs de la mobilité : opérateurs de transports publics, constructeurs automobiles, de camion ou de deux roues, gestionnaires d'infrastructures, de route ou de parking, loueurs, banques et assurances, opérateurs de télécommunications, laboratoires de recherche sur les transports, la gestion de données ou la simulation numérique complexe, fournisseurs d'énergies mais également les collectivités et les autorités organisatrices.

Les innovations devront porter sur l'optimisation du système complet, sur les interfaces, pour faciliter, simplifier les passages d'un mode à l'autre, à la fois pour les personnes et les marchandises, pour mieux utiliser nos transports publics, mais également mieux exploiter l'usage des véhicules individuels qui peuvent se partager le temps d'un déplacement. Les territoires d'expérimentation devront jouer un rôle majeur pour fédérer tous ces acteurs, créer des synergies, ou encore partager des données pour en maximiser l'usage.

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Quand le citoyen consommateur devient coproducteur, aujourd’hui des disques, des meubles, et demain ?

Dans le lignée des living labs (voir ici) ou des fab labs (voir ), des initiatives montrent qu’après le « crowdsourcing », le « crowdfunding » se développe même pour des objets « industriels ».

L’idée est simple, de jeunes designers proposent plusieurs projets de meubles. Ceux qui veulent les faire exister apportent leur contribution financière. Lorsque la barre des 3000 euros est atteinte pour réaliser les études techniques, faire les prototypes et démarrer le marketing, l’objet est mis en vente sur le site Ledito.com.

Quel intérêt pour les cofinanceurs ? Une réduction de 20% et une édition numérotée s’ils achètent un meuble. Ils touchent aussi des royalties sur la vente du produit pendant 10 ans. Au total, une dizaine de meubles ont déjà été financés. Et demain ?

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Les nouvelles mobilités, Adapter l’automobile aux modes de vie de demain

Le rapport du Centre d'Analyse Stratégique (CAS) est disponible (voir ci dessous le résumé et le rapport). L'ADEME a été impliquée dès le départ à ce groupe de travail qui vise à proposer des mesures de politiques publiques pour se préparer aux changements à venir. Les principales mesures sont :

  • Organiser le dialogue entre les constructeurs, les collectivités,
  • Donner aux autorités organisatrices les compétences nécessaires pour favoriser le développement de nouvelles mobilités,
  • Repenser le partage de la voirie, au profit du vélo, de véhicules peu encombrants, des TC et nouvelles mobilités,
  • Faciliter l'arrivée de nouveaux opérateurs et services de mobilité par la mise à disposition locale d'espaces publics et par l'adaptation de réglementations nationales
  • Faciliter le développement des TIC adaptés aux nouvelles mobilités

5 pistes possibles d'organisation sont également proposées :

  • Et si le vélo devenait le mode de déplacement majoritaire ?
  • Et si les “deux-roues motorisés”, tricycles et quadricycles étaient totalement intégrés dans l’organisation de la ville ?
  • Et si l’on oubliait la voiture classique pour des “véhicules urbains légers” (2 à 4 places), à encombrement réduit ?
  • Et si la mobilité numérique accompagnait la mobilité physique ?
  • Et si la mobilité de demain résultait de ces cinq pistes ?

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Les 10 Notes de synthèse – Mobilités 2.0 ou les multimodalités fluides en temps réel

Ces MétaNotes synthétisent les idées, propositions, tendances de plusieurs notes. Elles donnent un fil conducteur, et servent de balises pour favoriser la réflexion, l'émergence des Transports du Futur, des mobilités 2.0. La plupart des thèmes majeurs sont traités, du citoyen aux entreprises, des personnes aux marchandises, des technologies aux modèles économiques. Pour que ces solutions soient plus robustes aux crises à venir, sans attendre de révolution par les seules technologies, nous devons mieux utiliser nos solutions, innover dans les usages, dans les modes de gouvernance, dans les modèles économiques.

En quelques années, internet a rendu possible la mise en réseaux de compétences élargies, mais également "la collecte" d'innovation venant des citoyens, la compréhension et le pilotage de système complexe comme les transports. Nous développons ensemble une nouvelle forme d'intelligence, plus collective, plus globale.

Tous vos commentaires seront intéressants et importants pour compléter, revoir ou corriger ces notes. Pour construire ensemble de nouvelles mobilités dans ce monde fini de connaissances infinies.

Véhicules électriques : Le(s) choc(s) à venir

Le marché automobile de l'OCDE est globalement saturé, sous de fortes contraintes environnementales, sociales, et subissant de fortes congestions. Des transitions générationnelles opèrent dans plusieurs milieux sociaux, la possession d'un véhicule individuel n'est plus nécessaire pour devenir adulte (voir ici). Les constructeurs mondiaux de ces pays (re)naissent dans les zones à forte croissance : Amérique du sud, Inde, Chine et Russie, tout en conservant des attaches d’origine qui représente(ro)nt environ 50% de leurs ventes (voir ici). Après avoir regardé du coté de l'économie du véhicule électrique, en considérant le système global de la mobilité (voir ici), quel rôle majeur pourrait jouer la Chine ?

Le cas de la Chine diffère notamment par sa structure politique nationale et la mise en oeuvre d'une stratégie (unique). Devenant le premier marché au monde, il faut donc y être avant tout pour des questions de volume de vente. Ainsi, par exemple, Mercedes Benz a augmenté ses ventes de 105% en 2009… Mais également pour des questions d’approvisionnement en batterie, organe stratégique des prochaines années.

Comme développé par B.Jullien du GERPISA, le gouvernement chinois s’organise pour que ces industries naissantes se développent, accèdent aux premières places internationales notamment dans le domaine électrique-hybride, tant pour les constructeurs que pour les équipementiers. La position de suiveur va se muter en leader mondial, laissant aux autres constructeurs étrangers des opportunités de joint venture.

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Véhicules électriques – comment, et à qui, seront-ils vendus ? Pour quelles performances ?

Utilisant comme base la récente étude Eurotaxglass's sur les valeurs résiduelles des VE, Bernard Jullien, directeur du GERPISA, dresse dans un article de son blog un bilan juste et lucide du marché du véhicule électrique. Les questions des valeurs résiduelles, des secondes vies des véhicules sont particulièrement bien remises en perspective en tenant compte des réalités économiques des ménages.

"Comme l’indique le cas de Dacia, dès que l’on se met en position de s’adresser aux ménages plus jeunes, moins urbains et moins riches qui ont de vrais besoins de mobilité que l’offre des constructeurs couvre si mal, alors les étroits corridors commerciaux se transforment en larges boulevards : ce n’est pas face à une 207 ou une Clio Diesel à 15 ou 17 000 euros achetée par un ménage de cadres supérieurs parisien quinquagénaire comme seconde voiture qu’un VE doit être compétitif  mais face à une Sandero GPL acquise par un jeune ménage de Pontivy ou de Libourne pour remplacer la 206 ou la Clio 2 de 10 ans pour aller travailler à 35 kms du pavillon qu’ils ont fait construire il y a trois ans et qu’ils vont encore payer pendant 22 ans."

Le message est clair, pour gagner le VE doit se vendre en masse, cibler les ménages jeunes, concurrencer rapidement des véhicules low cost neufs. Les questions majeures deviennent donc :

  1. Comment vendre des véhicules aux ménages jeunes ?
  2. Comment concurrencer le low cost ?
  3. Dans ce cadre, quel sera le bilan environnemental ?

Pour tenter de répondre à ces questions, ou plutôt de donner quelques pistes, nous nous tournerons vers notre avenir possible, les USA, et utiliserons une étude récente réalisée par l'IFP et l'ADEME intitulée "Comparaison du VE et du Véhicule Thermique dans un contexte mono-usage", ainsi que d'autres notes du blog.

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Synthèse conférence Plan Véhicule Vert Breton du 1er juillet 2010

Il appartenait à Christian Le Renard, Président de Novincie, au nom des organisateurs de cette journée, d’accueillir les participants. Plaçant d’emblée l’usager au coeur de sa réflexion, il posa la question essentielle : les véhicules de demain vont-ils rendre « la vie plus vivable » dans les villes, en associant urbanité et mobilité ? « On est entré, dit-il, dans l’ère de l’hyper mobilité grâce aux techniques d’information et de communication. Nous devons réinventer la cité, c'est-à-dire la « ré-enchanter ». Et de montrer qu’en Bretagne, tous les maillons de la chaîne du futur sont présents : quelque 25 000 travailleurs dans l’automobile, 10 000 spécialistes des TIC, sans compter l’expertise technologique et industrielle dans les composites. Se succédèrent alors une série de propos introductifs aux travaux de la journée. Premier intervenant prestigieux, le Président du Conseil Régional de Bretagne, Jean-Yves Le Drian, qui à ce premier titre ajoute ceux de Président de l’Agence Economique de Bretagne, et au niveau européen, de Président de l’intergroupe « crise automobile » du Comité des régions inter européennes.

Avec beaucoup de force, l’orateur montra les enjeux industriels et sociétaux du mouvement qui s’engage, et dans lequel la Bretagne entend conserver l’avance qu’elle possède pour la recomposition des marchés de la mobilité.

 

Le CR complet est disponible ci dessous :

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Bienvenue dans le quaternaire !

Issus de la newsletter de Capital Innovation, des exemples d’applications de l’économie de la fonctionnalité.

Claire Gérard, directrice de la communication du Groupe Bic, insiste pour distinguer les produits Bic des produits réellement "jetables", c’est-à-dire à usage unique. « Les produits Bic sont avant tout conçus pour assurer une fonctionnalité optimisée, c’est-à-dire un maximum de service rendu avec un minimum de matériau utilisé » ; ainsi un rasoir qui n’utilise que 5g de matériaux peut assurer jusqu’à 7 rasages . Serait-ce les prémices d’une économie de fonctionnalité?

Une analyse de cycle de vie a démontré que l’impact environnemental du rasoir est lié en majeure partie à l’utilisation de matières premières non renouvelables ; « BIC recherche pour le consommateur des solutions de recyclage de son produit en fin de vie ». C’est ainsi qu'a été initié le programme « Rasez-vous, Recyclez » : une enveloppe offerte vous permet de retourner gratuitement vos rasoirs contre des bons de réduction. Un centre d’aide par le travail traite la réception des enveloppes et le plastique retrouve une vie dans des pièces de machine à laver.
En plus du bénéfice environnemental lié au recyclage, Bic encourage la fidélisation du consommateur à une consommation continue de rasoirs Bic. On se rapproche de l’abonnement à un approvisionnement constant de rasoirs dont Bic demeurerait propriétaire et gèrerait les matériaux en boucle fermée. Et le pas à franchir est réaliste puisque, comme le fait remarquer Claire Gérard, « on peut observer que l’usage des produits Bic est souvent déjà dissocié d’un sentiment de propriété : c’est le parc commun de stylos au bureau, le même modèle de rasoir qui peut convenir à différents membres d’un même foyer ou le briquet que l’on partage sans souci.

Le « roi du jetable » serait donc le parfait candidat à l’économie de fonctionnalité, et par là au Développement Durable !

Pour contacter Claire Gérard: claire.gerard@bicworld.com

Site Web du programme Bic Recycle : www.bicrecycle.com

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