Ce que je crois savoir

Il faut bien une première fois.

Et bien ce sera le premier article dans lequel l'auteur de ce blog utilisera le "je". Simplement, pour partager des sensations plus des visions. Il existe plein des scénarios du futur, chacun peut choisir le sien, celui qui lui fait le moins mal, celui dans lequel il se voit le plus facilement. Je ne donnerai donc pas de scénario du futur. Dans cet article, je dirai donc ce que je crois savoir.

La prospective m'intéresse par sa capacité à nous obliger à disséquer le présent pour mieux l'oublier. Je ne sais pas comment nous nous déplacerons dans le futur, mais je sais que les mots et les concepts que nous avons lentement forgés sont en train de devenir inutiles, pire ils freinent. Heureusement pas tout le monde, certains artisans modèlent de nouvelles façons de faire, de penser, de réfléchir ensemble. Les frontières comme le transport public collectif et le transport individuel privé, et même l'achat, la location de véhicule ou l'achat de mobilité ne découpent déjà plus des domaines d'actions. Penser le futur, c'est d'abord proposer de nouveaux concepts pour discuter ensemble des glissements qui s'opèrent aujourd'hui, pour s'affranchir des silos construits par le temps et les filières industrielles (voir Georges Amar).

"je ne dis pas que ces transformations radicales vont se réaliser, je dis que pour la première fois, nous pouvons vouloir qu'elles se réalisent" A.Gorz

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Toyota versus Google ou le dilemme de l'innovateur

Cette vidéo identifiée par François Bellanger concentre les principaux messages du combat qui s'engage :

  • Le plaisir de conduire n'est pas mort. Nous, constructeurs automobiles, sommes les garants de cette liberté et vous proposerons toujours des produits "à haut plaisir de conduite".
  • La voiture autonome n'est qu'un robot, sans saveur. Après avoir essayé, vous reviendrez vite à l'original.

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MétaNote 21, Vers l’hypercitoyen, acteur heureux à l’ère des plateformes numériques

Les décisions politiques américaines du GPS civil et de l'internet ont fait émerger des géants. Rien n'était planifiable, prévisible. Aucun état stratège ne pouvait penser Facebook, Amazon, Google ou Apple. Les GAFA sont des purs produits de l'innovation. Ces jeunes plateformes mettent en œuvre de nouveaux mécanismes pour se relier à leurs « clients », la multitude. Elles inventent en même temps les produits, les services, les contenus et les outils de reliance. Toutes différentes sur leurs marchés, elles se rejoignent sur un point majeur : l'industrialisation de la production et de l'utilisation de métabases de données sur nos usages, nos comportements numériques, nos pratiques – notamment de mobilité, de soins, d'achat – et nos contacts, nos réseaux.

Plus vous utilisez une plateforme pour bénéficier de ces services, plus elle apprend de vous, plus elle évolue pour répondre à vos besoins identifiés ou suscités ou itérés. Chacun dans son domaine, les nouveaux marchands de l'économie collaborative s'appuient également sur des outils numériques similaires. Ils mettent en relation l'offre et la demande grâce à un design soigné intégral (inscription, mise en relation, paiement, notation, …). Se faisant, le « client » fournit des données le concernant, permettant en même temps d'améliorer son expérience et d'alimenter une métabase de données. Finalement, malgré l’actualité, il n’y aurait donc aucun nouveau modèle d’affaire. L'utilisateur reste un « client » qui n'a pas tous les éléments, toute la vision, toutes les informations.

 

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[balise N°1] Les Transports du Futur

Après plus de 800 articles, tentons une première balise … à laquelle se raccrocher.

Né de l'ouverture du GPS et de la structure d'internet, le numérique se positionne comme la technique dominante, s'infiltre dans tous les secteurs, toutes les filières. Celle des transports commence à peine à être impactée et déjà des acteurs comme la SNCF annoncent clairement être en concurrence avec Google et Blablacar. Ces acteurs sont nés par le numérique, ce sont de jeunes adolescents et déjà ils bousculent.

Dans ce contexte, comment apporter de nouvelles expériences de mobilités aux citoyens ? réduire la consommation des énergies fossiles en améliorant l'usage des véhicules en circulation ? comment soutenir les processus d'innovations et faire naître des ruptures ? comment accompagner les filières historiques dans une mutation majeure ?

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Créer et entreprendre dans le chaos, vers la ville fractale

Futur en Seine, festival numérique majeur, rassemble les dynamiques créatrices. Les ambitions sont grandes : "Changer de manière de voir et de « faire les choses », agir et partager, c’est ce que nous vous proposons pour la 5e édition de Futur en Seine, le festival mondial du numérique. Cause ou conséquence, les crises multiples que nous subissons et les manières dont le « numérique » modifie ce que nous connaissons nécessitent une remise en question « historique » de nos productions, de nos modèles et de nos organisations issues du XXe siècle. Le numérique est autant une révolution culturelle et sociale qu’une nouvelle révolution industrielle et économique. L’esprit du numérique modifie en profondeur tous les secteurs de la société et redéfinit les façons dont nous devons « fabriquer les choses »".

Dans ce cadre, mon intervention à la conférence Made In the CityLa ville numérique promet beaucoup. Sa création dépend moins des urbanistes ou des industriels que d’un changement de regard sur les manières dont on imagine, conçoit et produit la ville. Alors comment imaginer, révéler ou bâtir une ville vivante, sociale, imprévue, culturelle, mobile, immobile, hospitalière et inclusive avec et grâce au numérique ?

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MétaNote 20 – La voiture sans conducteur, la Chimère

D'ici 3 ans nous dit Elon Musk, à 90% sur une Tesla. En 2020 pour Daimler, Renault-Nissan, Volvo … (lire cette fiction en 2024). Les mots employés varient d'ailleurs selon les points de vues et les auteurs : conduite assistée ou déléguée pour les constructeurs automobiles, voiture sans chauffeur ou "cybernétique" pour les industries du numérique. Cet objet peut être vu avec les lunettes d'un automobiliste classique comme un salon roulant ou comme une solution de mobilité "commandable" à volonté avec des lunettes d'un opérateur. Dans les deux cas, le véhicule sera un hybride du monde de l'industrie de l'acier et du monde du numérique. Cet objet incarne, aujourd'hui, des rêves (lire cet article sur les voitures sans conducteur et les drones), des fantasmes, des utopies. Il fait partie de la longue liste des technologies qui pourraient nous "libérer". 

Chimère

La voiture sans conducteur est donc une chimère

"La symbolique de la chimère est vaste et son nom a été repris pour désigner, dans un sens étendu, toutes les créatures composites possédant les attributs de plusieurs animaux ainsi que les rêves ou les fantasmes et les utopies impossibles" (Wikipédia).

 

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Dongfeng/PSA et Facebook/WhatsApp

En même temps, Dongfeng injecte 800 Millions d'euro et Facebook rachète WhatsApp 16 Milliards d'euro. Ces deux évènements ont lieu. Jouant probablement dans deux mondes différents. En tout cas, ce sont deux visions du monde qui vient. La première Alliance tente de prolonger une économie de la rareté, utilisant des ressources finies pour des marchés à remplir. La seconde met en oeuvre des ressources immatérielles (appuyées sur des techniques et des investissements lourds), des ressources infinies pour des expériences à inventer.

16 milliards pour des abeilles

Pourquoi investir 16 milliards dans un réseau de messagerie instantanée ? Est ce que "ça les vaut" ? Pour tenter d'analyser cela, il faut penser comme les acteurs du numérique. Yann Moulier Boutang a théorisé ce mode de fonctionnement par l'économie de la pollinisation. La valeur de l'Abeille n'est pas uniquement dans le miel et la cire mais dans la pollinisation. Et c'est bien cela que Facebook a acheté : des abeilles.

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Imaginez un monde dans lequel plus personne ne possède de voiture

Le dernier article d'Eric Jaffe, the Atlantic Cities, met en perspective le développement des technologies de robotisation des véhicules couplé au développement des services de mobilité. Plusieurs articles des Transports du Futur (Google Car tout va plus vite que prévu, la révolution numérique, En supprimant le chaffeur le cybercar change profondement, le choc à venir) ont également dressé des perspectives similaires : les principales innovations portées par le cybercar ne sont dans l'objet mais dans les usages qu'il rendra possible. Les jeux d'acteurs et la chaîne de valeur seront bouleversés, intégralement. 

"It's a game-changer," says autonomous car researcher Alain L. Kornhauser of Princeton University. "What I think is going to happen is that nobody will own a car. … If you can get [mobility] by the drink, you won't buy the bottle."

Ceci doit être mis en parallèle avec la rapidité d'execution de Google dans le domaine. Ce n'est plus une question ou une option. Cet acteur arrive dans la mobilité (voir la vidéo Google History depuis Google Map, Google Now, Google hotel finder, Uber, Waze), dans la robotique (lire la fiction N°6 basée sur l'achat récent de 8 sociétés de robotiques), dans l'automobile (avec notamment open Automotive alliance). Il s'y emploie avec une énergie et une rapidité inédite.

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Interventions du Séminaire Mobilités Mutations

Faisant suite à une série d'article sur le séminaire Mobilités Mutations présentant les livrables Prospectives et Projets, ainsi que les défis identifiés pendant le séminaire, toutes les interventions ont été mises en formes et regroupées. Elles sont téléchargeables ainsi que le programme :

1er Jour : 

Institut de la Mobilité durable, Romain Beaume

Renault, Lomig Unger & Edwin Mootoosamy

Orange Labs, Valérie Peugeot

Polyconseil, groupe Bolloré, Olivier Colas

Ecomobilité Ventures, Edouard Combette

la FING, Jacques-françois Marchandise

Ouishare, Antonin Leonard

SNCF, Dominique Laousse

IBM, Thomas Baudel

Volvo Trucks, Bernard Favre

– Nicolas Colin, l'âge de la multitude (à venir)

2ème Jour : 

Michelin Solutions, Franck Estoquié

Grand Lyon , Jean Coldefy

Transdev, Marie-catherine Beaudoux

Blablacar, Frédéric Mazzella

Projet BMA, CCI Rennes, Jean-luc Hannequin & Alain Somat

Groupe Chronos, Bruno Marzloff

 

Cyberespace, Sérendipité et Art de la guerre, Quels seront nos futurs ?

La première MétaNote rédigée en 2007 (et publiée sur ce blog en 2009), N°0 – L'origine, proposait plusieurs prévisions. Tout d'abord l'irruption du numérique en tant que facilitateur, disrupteur du secteur historique des transports. Le développement de services de mobilités portés par le numérique était proposé, engendrant de nouvelles expériences, puis de nouveaux comportements, et bientôt de nouveaux rêves. Bien sûr le statut social de l'automobile et les pseudo-libertés qui lui sont associées, nous sommes et serons surveillés. De nouveaux acteurs, sans usine, pensent services, fonctionnalités et scalabilité. Ces prévisions se sont réalisées, elles sont visibles (lire l'article Le numérique remet tout en cause). Mais elles ne traduisent pas les principaux changements qui opérent aujourd'hui. Elles ne sont que l'écume des vagues. Il faut se préparer à des courants plus profonds. Tenter de les esquisser pour revenir à soi-même : quelles formations, cultures et richesses pour voir, comprendre, agir et être heureux dans le chaos ?

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