economie circulaire

Calèche > Automobile > ?

C’est peut-être le moment pour se (re)poser quelques questions autour de l’automobile : Qu’est ce qu’une automobile ? Qui peut produire une automobile ? Pour qui ? Comment ? et Où ?

C.Ghosn (Janvier 2016) « I don’t think it is going to be this cold & unpersonalized space that everybody shares. It may be a very important objective for Uber, because it is their model… Why am I going to change the way I develop my cars for something that is not the main objective? »

C.Ghosn (Nov 2016) « Nous allons vers un futur où l’utilisation des autos sera plus flexible, sociale et partagée … Nous allons assembler des briques technologiques mais nous ne pouvons pas faire toutes les briques tout seul. Nous allons acheter des compétences »

Et si tout était à repenser ? (re-lire la MétaNote 14 L’avenir de l’automobile). L’automobile n’est pas née d’une évolution du cheval ou de la calèche. Elle est née de multitude de rupture et de création ex-nihilo.

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[balise N°1] Les Transports du Futur

Après plus de 800 articles, tentons une première balise … à laquelle se raccrocher.

Né de l'ouverture du GPS et de la structure d'internet, le numérique se positionne comme la technique dominante, s'infiltre dans tous les secteurs, toutes les filières. Celle des transports commence à peine à être impactée et déjà des acteurs comme la SNCF annoncent clairement être en concurrence avec Google et Blablacar. Ces acteurs sont nés par le numérique, ce sont de jeunes adolescents et déjà ils bousculent.

Dans ce contexte, comment apporter de nouvelles expériences de mobilités aux citoyens ? réduire la consommation des énergies fossiles en améliorant l'usage des véhicules en circulation ? comment soutenir les processus d'innovations et faire naître des ruptures ? comment accompagner les filières historiques dans une mutation majeure ?

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Créer et entreprendre dans le chaos, vers la ville fractale

Futur en Seine, festival numérique majeur, rassemble les dynamiques créatrices. Les ambitions sont grandes : "Changer de manière de voir et de « faire les choses », agir et partager, c’est ce que nous vous proposons pour la 5e édition de Futur en Seine, le festival mondial du numérique. Cause ou conséquence, les crises multiples que nous subissons et les manières dont le « numérique » modifie ce que nous connaissons nécessitent une remise en question « historique » de nos productions, de nos modèles et de nos organisations issues du XXe siècle. Le numérique est autant une révolution culturelle et sociale qu’une nouvelle révolution industrielle et économique. L’esprit du numérique modifie en profondeur tous les secteurs de la société et redéfinit les façons dont nous devons « fabriquer les choses »".

Dans ce cadre, mon intervention à la conférence Made In the CityLa ville numérique promet beaucoup. Sa création dépend moins des urbanistes ou des industriels que d’un changement de regard sur les manières dont on imagine, conçoit et produit la ville. Alors comment imaginer, révéler ou bâtir une ville vivante, sociale, imprévue, culturelle, mobile, immobile, hospitalière et inclusive avec et grâce au numérique ?

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Parce que les services de mobilité dont l'autopartage sont encore très jeunes

Il y a à peine 10 ans, personne ne considérait le covoiturage comme une solution de transports sûre, économique, robuste. C'était pour les jeunes, les marginaux. Demandez aujourd'hui à BlablaCar en France et plus encore en Russie. Le covoiturage est encore adolescent et déjà il concurrence les acteurs historiques, comme la SNCF.

Il y a à peine 10 ans, personne n'imaginait l'autopartage comme une solution crédible, simple et complémentaire. Personne n'avait pensé toutes les solutions : one way, en boucle, entre particuliers, opérée, … C'était impossible techniquement et pratiquement. Portées par des briques numériques de plus en plus performantes, une multitude de solutions existe aujourd'hui. Elles se diffusent, bouleversent les comportements des citoyens, qui vont,de nouveau, faire évoluer ces services. Nous sommes au début de boucles itératives. L'ADEME avec le bureau d'études 6t viennent de publier des premiers résultats concernant les usages des personnes qui utilisent Autolib et Mobizen en région parisienne. Tous les résultats sont accessibles sur le blog de l'ADEME. 

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Parce que les services de mobilité dont l’autopartage sont encore très jeunes

Il y a à peine 10 ans, personne ne considérait le covoiturage comme une solution de transports sûre, économique, robuste. C'était pour les jeunes, les marginaux. Demandez aujourd'hui à BlablaCar en France et plus encore en Russie. Le covoiturage est encore adolescent et déjà il concurrence les acteurs historiques, comme la SNCF.

Il y a à peine 10 ans, personne n'imaginait l'autopartage comme une solution crédible, simple et complémentaire. Personne n'avait pensé toutes les solutions : one way, en boucle, entre particuliers, opérée, … C'était impossible techniquement et pratiquement. Portées par des briques numériques de plus en plus performantes, une multitude de solutions existe aujourd'hui. Elles se diffusent, bouleversent les comportements des citoyens, qui vont,de nouveau, faire évoluer ces services. Nous sommes au début de boucles itératives. L'ADEME avec le bureau d'études 6t viennent de publier des premiers résultats concernant les usages des personnes qui utilisent Autolib et Mobizen en région parisienne. Tous les résultats sont accessibles sur le blog de l'ADEME. 

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Le premier jour où j'ai décidé de me déplacer autrement …

Chaque jour, il y a plusieurs millions de décision concernant les transports : individuellement, nous choisissons un mode de transport à chaque fois ou nous faisons comme d'habitude, nous choisissons tel itinéraire ou le trajet habituel, nous acceptons de prendre un collègue de travail sur le chemin ou pas, nous planifions nos déplacements/achats/activités ou pas, nous utilisons un mode actif de déplacement (vélo ou marche).

Nous en sommes individuellement et collectivemment responsables. Ces décisions, ou absences de décision, ont toutes des conséquences directes connues, quantifiées : congestion, pollutions, émissions de GES et coûts économiques. En général, ce sont ces éléments  qui sont invoqués pour tenter de faire changer les comportements ou pour justifier d'une certaine pratique. Ils évoquent des considérations individuelles (le coût, le temps perdu) et collectives (congestion, pollutions), et sont liées à des richesses échangeables et quantifiables (notre monnaie) et des richesses uniquement quantifiables (pureté de l'air, temps "perdu ou gagné"). Mais est ce que nous agissons uniquement pour optimiser ces paramètres ? Sommes nous uniquement des économistes comptables ?

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[Fiction N°5] En 2050, nous serons heureux.

"Vas-y, rajoute une bûche" demande Amandine. Le poële à bois hydraulique s'anime une fois par semaine pour chauffer les 2000 litres des ballons de stockage et fournir chaleur, eau chaude et quelques watts d'électricité pour les serveurs domestiques.

Ce mois de décembre 2050 est particulièrement froid, nous avions réussi à faire mentir les prévisions du GIEC. Nés en 2013, Amandine et Mathieu prennent quelques instants et regardent avec une certaine nostalgie les écrans et les hologrammes de leurs archives numériques récemment stockées sur le serveur domestique local. Cette victoire n'était pas gagnée d'avance, songe Mathieu. Dire que c'était son sujet de thèse de Philosophie en 2033 : "L'accès et la gestion de ses données personnelles peut-elle modifier la structure des collectifs humains ?". Pourtant, la P2P virtual Assembly, dont la P2P foundation avait jeté les bases, avait réussi à faire plier tous les géants marchands du web, les données personnelles ont bien été répliquées sur des serveurs domestiques, locaux, communautaires ou municipaux. Les données reviennent à ceux qui les produisent, permettant de construire une multitude de services citoyens, et surtout de pouvoir développer des algorithmes en autonomie. Ce sujet philosophique et juridique le passionnait. Pour Amandine, cela allait avoir aussi des conséquences énormes, elle le ressentait et en était persuadée.

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Robotisation, automatisation des véhicules en 2020. Qui sera le Patagonia de l'automobile ?

Patagonia expérimente le futur de l'automobile (lire les MétaNotes N°14 L'avenir de l'automobile). La marque propose à ses clients de moins consommer, de moins acheter ses produits, de les réparer, de les échanger.   

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Pur marketing pour certains, tout simplement une question de survie pour d'autres. Ayant compris que rapidement, l'entreprise devra s'organiser pour proposer des produits "beauxbons et vrais" (lire l'origine du concept), Patagonia préfigure sans doute l'avenir du commerce de biens industriels. avec l'arrivée promise de nouveaux types de véhicules autonomes, les chaînes de valeur des mobilités vont être bouleversées ouvrant d'immenses opportunités et de grands risques.

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Vélo et covoiturage, comment augmenter l'engagement des citoyens ?

Les futures (potentielles) indemnités kilométriques pour les cyclistes domicile-travail joueront un rôle dans la part modale du vélo. L'acte d'engagement individuel est conditionné, en partie et pour certains, pour l'accès à cette forme de richesse, l'euro. Cette indemnité sera également une reconnaissance collective pour cette action individuelle. Mais pour autant, est ce la seule récompense imaginable ? est ce la plus puissante ? Quelles sont les richesses à mettre en oeuvre pour engager massivement et sur le long terme de nouvelles pratiques de mobilité, dont le vélo mais également le covoiturage ?

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Economie collaborative et Intelligence collective, et si l’Ordre Marchand reprenait la main ?

Nous entrons dans un nouveau système d'échanges, basé sur de nouvelles formes de relation entre individus rendues possible par le numérique. De nouvelles formes d'intelligence collective accessibles désormais à de collectifs en grand nombres, se positionnent comme des alternatives crédibles aux structures traditionnelles de l'Ordre Marchand. De nouveaux champs de recherche se créent pour étudier cela (MIT, CI lab, CIRI), de nouveaux modèles d'affaires naissent. Mais rien n'est établi. La promesse de ce nouvel équilibre n'est pas garantie.

La Foule, au sens de la Multitude (proposé dans le livre l'âge de la Multitude, voir ici mes notes et extraits), pourrait accéder à un niveau de connaissance inédit, à de nouveaux pouvoirs, à de nouveaux rôles en matière de créations industrielles, artistiques, politiques (comme un do-tank) ou sociales. Mais les techniques mises en oeuvre, notamment l'exploitation des Big Data pourraient dépasser la Foule. Individuellement, nous n'apprenons pas assez vite à exploiter le potentiel offert par le déluge de données, et nous n'avons pas d'autres solutions…

Alors, cette implication des citoyens, ces crowdX, ces solutions participatives ne seraient qu'un nouveau moyen à disposition de l'Ordre Marchand pour accéder à de nouveaux marchés, de nouveaux modèles d'affaires.

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