Les poids lourds supporteront le coût de la pollution atmosphérique et sonore

Les ministres de l'UE se sont prononcés aujourd'hui en faveur de nouvelles règles européennes qui autoriseraient les États membres à taxer les poids lourds afin de couvrir le coût de la pollution atmosphérique et sonore. Cette taxe s'ajouterait à celle déjà appliquée pour couvrir les coûts relatifs aux infrastructures. Telle qu'elle est proposée, la révision de la directive «Eurovignette» permettra aux États membres de mieux gérer les problèmes de circulation, en leur laissant la possibilité de moduler les taxes appliquées aux poids lourds en fonction du moment de la journée.

Siim Kallas, vice-président de la Commission européenne responsable des transports, a déclaré à ce sujet: «Nous franchissons une étape importante qui nous mène dans la bonne direction. Elle s'inscrit dans une dynamique plus vaste dont l'objectif est d'établir un système tarifaire équitable permettant de taxer les différents modes de transport en fonction des coûts réels pour la société et les contribuables. Ces nouvelles règles envoient les bons signaux aux opérateurs. Elles doivent provoquer un changement de comportement dans les entreprises en les encourageant à investir dans des systèmes logistiques plus efficaces, des véhicules plus propres et, plus globalement, des transports plus écologiques.»

Quand les TIC permettent déjà aujourd'hui d'accéder à des données hier confidentielles concernant les polluants et émissions de GES (voir ici et ici), nous pouvons penser que cette réglementation associée à des outils numériques permettront de réduire les émissions réelles.

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les VE, la gestion de la pointe, les smart grids, et les hackers

La perspective future d'une diffusion du VE en France et plus généralement en Europe, conduit immédiatement à questionner la production d'électricité (disponible en temps réel, voir ici), et notamment la gestion de la pointe. Les smart grids sont présentés comme une solutions permettant par de nouvelles informations de mieux gérer le système. Mais quels sont les risques ?

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Google (va) maîtrise(r) la conduite sans chauffeur… Mais Pourquoi ?

Récemment, Google vient d'annoncer son projet de voiture automatique en milieu urbain. « Nous avons développé une technologie de pilotage automatique pour les voitures », explique l'ingénieur Sebastian Thrun sur le blog officiel de la société. Les modèles sont équipés de caméras vidéo, de capteurs sensoriels ainsi que d'un télémètre laser pour analyser l'état du trafic routier. A ces outils s'ajoute une base de données de cartes géographiques collectées à partir des voitures classiques. Ces informations sont ensuite envoyées vers les centres de données de Google afin d'être traitées.

Pour réaliser ce projet, Google a fait appel a plusieurs ingénieurs de la DARPA tels que Chris Urmson, Mike Montemerlo et Anthony Levandowski. Pour procéder à ces expériences, Google envoit d'abord un véhicule traditionnel capable de retourner des informations sur le trafic routier. Par la suite, la voiture mis au point par les ingénieurs prend la route avec tout de même un chauffeur pouvant éventuellement désactiver le pilotage automatique. Aussi, un ingénieur prend place sur le siège du passager afin de surveiller le bon fonctionnement du logiciel. Enfin Google précise : « et nous avons averti la police locale sur nos travaux ». Jusqu'à présent, les voitures mises au point par le géant de Mountain View ont parcouru 225 300 km sur les autoroutes de la côte Pacifique des Etats-Unis ; une première dans le domaine de la recherche robotique.

Google Computer-Driven Prius from Ben Tseitlin on Vimeo.

Google investit dans ce problématique. Mais pourquoi ? peu de personne s'interroge sur le ou les objectifs de Google ?

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MétaNote TdF 7 : La donnée, enjeu stratégique des mobilités multimodales, quelles perspectives ?

Ces MétaNotes synthétisent les idées, propositions, tendances de plusieurs notes. Elles donnent un fil conducteur, et servent de balises pour favoriser la réflexion, l'émergence des Transports du Futur.

Derrière le terme de « donnée » se cache des activités, comme des déplacements, des commandes de marchandises, des trafics, mais également des états physiques comme la météo (très importante pour les modes doux), les polluants atmosphériques ou les places de parking, ou encore des informations construites à partir des données primaires comme l’accessibilité, les émissions de CO2 par colis transporté.

Dans un premier temps, la connaissance de ces données permet aux utilisateurs d’avoir « autorité » sur ceux qui n’ont pas cette connaissance. On peut rappeler que le mot « autorité » vient du mot « augere » qui signifie « augmenté », et qu’il a la même racine que le mot auteur. Celui qui a augmenté son savoir a une autorité (voir également ici). Ainsi quand les TIC permettent de connaître les bouchons ou les places libres de stationnement « avant les autres », cela donne un avantage, jusqu’au moment où tout le monde dispose de la donnée. Quand la connaissance est répartie, homogène, accessible à tous (ce qui est souhaitable), elle ne donne plus « autorité » à l’individu seul, mais elle permet d’accroître les connaissances au niveau de la société à condition que l’on développe de nouveaux outils, de nouveaux modes de gouvernance, incluant les citoyens. Sinon, cela ne servira pas à grand-chose et nous observerons une nouvelle fois l’effet rebond.

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