crise

Vers un avenir souhaitable et crédible – aide philosophique de J-P.Dupuy

Jean-Pierre DUPUY nous apporte dans son dernier ouvrage, l’avenir de l’économie, des pistes de réflexion pour nous aider à penser le monde qui vient. Il poursuit ici les concepts développés dans ses précédents livres sur la place du Sacré, sur nos moyens de concevoir l'avenir, et les enseignements philosophiques que l’on peut apprendre des catastrophes. Hélas pour les futurs lecteurs, les thèses proposées ne sont pas simples, elles reflètent la complexité de nos choix liés à de nombreux bouclages que nous aborderons. Décidemment, il n’y a pas de solutions simples pour résoudre nos problèmes …

Mais heureusement les enseignements à retenir sont nombreux, puissants, et couvrent de nombreux domaines. L’ouvrage embrasse plusieurs concepts structurants pour quiconque s’intéresse aux années à venir : le rôle du politique, l’imaginaire collectif, la prospective, l’avenir et le lien causal.

 

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En temps de crise, peut-on faire des transports gratuits ?

Ce qui n'a de prix n'a pas de valeur, Si c'est gratuit ça ne coûte rien, … Ces phrases toutes faites s'appliquent-elles aux transports en commun ou d'autres modes ? Comment les consommateurs contribuables perçoivent cette gratuité ? Pourquoi se lancer dans le gratuit ? Et si la gratuité n'était qu'une étape pour aller vers la transparence complète des opérateurs de transports publics ?

 

Un an après la mise en place d’un service de transports en commun totalement gratuit dans toute la communauté d’agglomération du pays d’Aubagne et de l’Etoile, l’heure est au bilan. Mardi 18 mai 2010, la communauté dévoilait les résultats d’une enquête sociologique qui tente de mesurer l’impact qualitatif du passage à la gratuité, pour savoir ce que les habitants en pensent vraiment. Car en dehors de l’aspect écologique, la gratuité aurait un impact non négligeable sur la vie sociale.

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MétaNote TdF 1 – Pour une mobilité plus robuste aux crises à venir …

Dans son dernier livre, Jacques Attali propose quelques pistes pour "survivre" aux crises (vivre de façon "supérieure" et également réussir à continuer à vivre). Sept principes sont indiqués.

Le premier principe consiste à se respecter soi-même, ce qui implique de se fixer des valeurs et de s’y tenir. Le second principe, appelé « l’intensité du temps », doit nous conduire à développer un projet sur le long terme, tout en étant capable de vivre l’instant présent comme s’il était le dernier. Le troisième axe, « l’empathie », consiste à comprendre les dangers qui nous entourent, à étudier les autres (individus, nations, entreprises…) de manière à distinguer alliés potentiels et véritables adversaires. Le quatrième principe, « la résilience », vise à se donner des assurances pour ne pas tout perdre si un bouleversement devait survenir, à ne compter que sur nous même. Le cinquième pilier, la « créativité », doit permettre de transformer une infortune en opportunité, en envisageant chaque problème comme un défi à relever. Le sixième axe, « l’ubiquité », doit aboutir, à l’extrême, à changer radicalement de vie, à devenir – au moins en apparence – le contraire de soi. Enfin, si rien de ce qui précède ne suffit, il faut se mettre en position de légitime défense et renverser les règles qui menacent sa propre survie, quitte à sortir de la légalité : ce que j’appelle "penser révolutionnaire".

Ces propositions d'évolutions comportementales arriveront naturellement pour certains, dans la douleur pour d'autres. Elles avaient été également décrites par André Gorz il y a plus de 10 ans. Comment peut-on collectivemment développer une ou des mobilités plus robustes aux crises à venir ? Comment, sur ce sujet essentiel de la mobilité, appliquer ces principes au niveau du pays, des entreprises, des citoyens ?

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