covoiturage

Quel est l’impact environnemental du covoiturage de longue distance?

Cet article a été rédigé par Mathieu Chassignet (ADEME), Romain Fau (Blablacar), Gautier Jacquemain (6t-bureau de recherche) et Audrey Wolfovski (Blablacar)

Contexte

Le covoiturage de longue distance a connu une forte croissance ces dernières années, dans le sillage de Blablacar qui en est devenu l’acteur de référence. Différents travaux se sont interrogés sur l’impact que peut avoir son développement en termes de kilomètres parcourus en voiture ou d’émissions de gaz à effet de serre. Cela suppose de connaître précisément le taux de remplissage des équipages constitués, ainsi que le report modal induit, c’est-à-dire le moyen de transport qui aurait été utilisé par le conducteur et les passagers si le covoiturage n’avait pas pu être utilisé.

Deux études récentes ont abordé cette question :

Ces deux études utilisent des méthodologies différentes et aboutissent à des résultats contradictoires : le CGDD conclut à un impact légèrement défavorable sur le trafic routier (le covoiturage créerait plus de trafic qu’il n’en évite) alors que l’ADEME conclut un impact favorable sur le trafic routier et les émissions de gaz à effet de serre.

Afin d’affiner les résultats et d’y voir plus clair, nous avons utilisé de nouvelles données réelles, directement issues de Blablacar (notamment pour le remplissage des véhicules) et avons mené de nouvelles analyses à partir de la base de données de l’enquête ADEME de 2015. [Lire la suite…]

Vers une indemnité kilométrique covoiturage ?

Cet article a été rédigé par Mathieu Chassignet – ADEME

Afin d’encourager la pratique du covoiturage, l’entreprise STMicroelectronics a expérimenté le versement d’un « abondement covoiturage » à ses salariés qui covoiturent au travers d’une application. Pour en savoir plus, nous avons interrogé Benoît Mollaret, le directeur technique du site STMicroelectronics de Grenoble Presqu’île. Il est notamment en charge du plan de déplacement et est à l’origine de cette expérimentation.

Mathieu Chassignet : Quelle est la situation du site et le contexte en matière de politique de déplacements ?

Benoît Mollaret : Nous avons commencé à réfléchir à la question des déplacements des salariés à partir de 2000. Notre premier Plan de déplacement entreprise (PDE) date de 2000. Nous avons eu de bons résultats sur le vélo et les transports collectifs, puis nous avons entamé des réflexions quelques années plus tard sur le covoiturage, notamment en réservant quelques places de parking aux covoitureurs.

Aujourd’hui, sur les 2500 salariés du site, près de 50% prennent les transports collectifs (qui sont remboursés à hauteur de 80 %), 20 % utilisent le vélo et 2 à 3 % covoiturent. Il reste 27 % d’autosolistes et le covoiturage pourrait constituer une solution pour une partie d’entre eux. [Lire la suite…]

Le choc à venir a lieu. Maintenant.

En 2009, la MétaNote 0 « L’origine » proposait une esquisse qui se révèle chaque jour. Le choc à venir était annoncé en 2012. Il a lieu maintenant en 2016. La révolution numérique, qui a eu lieu, met en oeuvre des mouvements « tectoniques » : électrification, robotisation, plateformisation. Les synergies se découvrent, se renforcent. Maintenant.

  • Tesla vends 400 000 voitures qui n’existent pas. Elon Musk As a platform.
  • Uber s’associe à Parkmerced. Une nouvelle industrie paye pour vous déposseder de votre voiture.
  • Apple investit 1 $Md dans Didi pour inventer les services de mobilité et créer les communautés.
  • Waze Rider se lance en Californie après des phases de test en Israel.

Et dans une multitude de startups autour du monde qui cherchent à craquer des codes comportementaux. Comment amener quelqu’un à laisser sa voiture ? à faire confiance à un robot ? à partager sa voiture ? à laisser monter un inconnu ? à … Outillées du numérique, ces startups peuvent révéler des tendances comportementales jusqu’à présent invisibles. Tous ces acteurs n’ont qu’un objectif commun : vendre chaque trajet enrobé d’une expérience de mobilité. Une véritable armada s’emploie à ça et uniquement à ça. La raison est simple : le marché visé est énorme, les expériences actuelles sont mauvaises et les villes concentrent les clients facilitant les lancements.

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Arcade City déclare la guerre à Uber

Ubériser Uber par la blockchain. Nous l’avions imaginé avec Marc dans ces 2 posts (N°1 et N°2). Nous souhaitions ou espérions que cela émerge en Europe. Arcade City se lance aux USA, dans 27 villes déjà. De quoi s’agit-il ? D’une solution de covoiturage sans structure centrale, tout est décentralisé, distribué. La Zooz avait lancé la première application de covoiturage quotidien en 2014 utilisant la blockchain.

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Qui covoiturent pour aller travailler et pourquoi ?

500 personnes ont été interviewées par Wayz-up, service de covoiturage quotidien, pour connaître les motivations et les profils des utilisateurs. Les résultants sont plutôt à contre-courant de ce que l’on entend d’habitude sur le covoiturage domicile-travail. La première motivation : environnement et décongestion pour 67% de cadres dont la moitié avec des enfants. Wayz-up a réalisé cette infographie.

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L’ADEME partage les connaissances sur les pratiques d’autopartage et de covoiturage

Cet article a été rédigé par Mathieu Chassignet, Ingénieur à l’ADEME.

Afin de mieux comprendre les usages de services de mobilité en forte évolution, l’ADEME a récemment soutenu la réalisation de plusieurs études sur l’autopartage et le covoiturage. Les études réalisées permettent de mieux comprendre ces services de mobilité ainsi que leurs usagers, et notamment :

  • leurs profils socio-démographiques,
  • les conditions et raisons de leur recours à un service de mobilité,
  • leur utilisation qualitative et quantitative de l’autopartage / du covoiturage,
  • leurs représentations des différents modes de transport,
  • l’évolution de leur pratique automobile et de leur équipement en voitures,
  • l’évolution de leur utilisation des autres modes de transport,
  • leurs motivations et les freins ressentis à la pratique de l’autopartage / du covoiturage.

L’objectif est, pour chacun des services, de mieux connaître la pratique, la quantifier, l’évaluer, de comprendre les conditions du passage à l’acte, les motivations d’adopter de nouvelles pratiques, les freins ressentis, etc. Une objectif plus global est de comprendre les complémentarités – et parfois concurrences – entre les différents services, les liens avec les autres modes comme les transports collectifs et les modes actifs, les meilleurs leviers pour développer ces services de manière plus intégrée et cohérente, …

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Puis viendra l’ubérisation d’Uber (2/2)

[Suite de la première partie de cet article co-rédigé avec Marc Tirel, auteur de Voyages en Emergence]

Voici donc trois futurs possibles, trois futurs non exclusifs et compatibles entre eux … mais la réalité de demain sera surement faite d’autres possibles ! Nous sommes en 2025, dans 10 ans seulement.

lechat1 – Incredible China !

La double annonce faite par les autorités chinoises en ce mois caniculaire et surpollué d’aout 2025 a de quoi glacer le sang d’un bon nombre d’acteurs du marché des transports.

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Le pair, le réseau, le blockchain et le désir mimétique

Blablacar publiait récemment une étude montrant que le covoiturage conduit à des pratiques de conduite moins accidentogène qu'en étant seul dans sa voiture. Ce constat est vrai dans de nombreux domaines : par exemple, l'alimentation diffère entre les personnes qui mangent seules et celles qui mangent en groupe. L'autosurveillance de soi est modifié sous le regard des autres. En conséquence, la mise en réseau, favorisant la rencontre, comme le partage de biens et de services créent les conditions favorables à des changements de comportement individuel. Ce triptyque – Soi, objet désiré, médiateur – n'est pas nouveau, c'est la thèse centrale de René Girard sur le désir mimétique comme socle de nos sociétés.

Soit nous prenons conscience que nous "consommons" avant tout pour mimer l'autre, pour lui ressembler tout en pensant être différent, sans être attirer par l'objet du désir et nous "changeons de niveau"; soit nous continuons à rester prisonnier de notre désir mimétique et les "nouvelles" économies n'apporteront quasiment rien. Pour "changer de niveau", il faut d'abord avoir conscience du désir mimétique. Et là, arrive le blockchain …

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Par le troc de données, et si on inventait aujourd'hui de nouveaux contrats ?

En modifiant le couple support/message, Michel Serres nous décrit comment le numérique, comme les précédents, bouleverse le droit établi.

Quand le numérique outille les dynamiques sociales issues de l’économie collaborative, émergent de nouveaux flux de richesses (lire Dans vos projets et organisations, quelles sont les vraies richesses ?). Plusieurs exemples existent maintenant. Ce ne sont plus des signaux faibles. Hier des start-ups proposaient des services, des informations aux citoyens pour résoudre un problème : Waze pour mieux circuler en voiture grâce à l’information temps réel des « autres » dont l’utilisateur fait partie, Moov’it pour mieux circuler dans les transports en communs, Strava pour être visible dans la communauté des cyclistes et rendre visible cette communauté, Uber pour trouver un véhicule avec chauffeur, etc … Aujourd’hui ces start-ups ne le sont plus.

Elles sont en passe de trouver un ou plusieurs modèles d’affaires, s’appuyant sur les données qu’elles génèrent pour proposer simultanément le produit/service de base et de nouvelles richesses à d'autres acteurs. Bientôt, ces sociétés auront plus d'informations que les pouvoirs publics sur les pratiques quotidiennes des citoyens. Et si s'inventaient aujourd'hui de nouveaux contrats ?

 

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Uber, jusqu’où allez-vous aller M.Kalanick ?

Cet été, Uber vient de passer une étape majeure. Valorisé à plus de 3 milliards de dollars, lié à Google par sa dernière lever de fond, Uber appartient à la classe des start-up mondiales. Réliée à la multitude par des interfaces séduisantes pour proposer un véhicule avec chauffeur dans plusieurs villes, Uber et son CEO M.Kalanick, se livrent à la fois à un marathon et des sprints, sur plusieurs services, dans plusieurs pays. Uber vient d’ouvrir sa plateforme via des API, pour satisfaire les besoins de la multitude.

Ce saut discret lui ouvre maintenant des possibilités de services sans limite.

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