autopartage

La 3ème voie : Spiri.io

E.Musk avec Tesla est parti par « le haut ». Un véhicule de luxe associé à une production de batterie à très haut volume, des solutions de charge rapide et en aval une capacité à réutiliser les batteries hors usage automobile pour des applications solaires. Ce « pack » Tesla (lire cet article sur E.Musk et V.Bolloré) incarne une approche dite « vêtement de mode » dans la MétaNote N°0 – l’Origine. Cette MétaNote proposait aussi une autre voie, la 3ème après la voiture individuelle privée possédée et les transports publics collectifs : celle des services de mobilité utilisant le véhicule (électrique) devenu une commodité. Cette commodisation ouvre une voie radicalement nouvelle car le véhicule n’est plus considéré comme une fin en soi, mais uniquement comme une partie d’un système. L’utilisateur n’a (presque) plus d’affinité avec le véhicule, seul l’expérience du trajet compte.

Le point central de cette hypothèse était basé sur la synchronisation de plusieurs dynamiques qui vont rentrer en synergie : [Lire la suite…]

L’ADEME partage les connaissances sur les pratiques d’autopartage et de covoiturage

Cet article a été rédigé par Mathieu Chassignet, Ingénieur à l’ADEME.

Afin de mieux comprendre les usages de services de mobilité en forte évolution, l’ADEME a récemment soutenu la réalisation de plusieurs études sur l’autopartage et le covoiturage. Les études réalisées permettent de mieux comprendre ces services de mobilité ainsi que leurs usagers, et notamment :

  • leurs profils socio-démographiques,
  • les conditions et raisons de leur recours à un service de mobilité,
  • leur utilisation qualitative et quantitative de l’autopartage / du covoiturage,
  • leurs représentations des différents modes de transport,
  • l’évolution de leur pratique automobile et de leur équipement en voitures,
  • l’évolution de leur utilisation des autres modes de transport,
  • leurs motivations et les freins ressentis à la pratique de l’autopartage / du covoiturage.

L’objectif est, pour chacun des services, de mieux connaître la pratique, la quantifier, l’évaluer, de comprendre les conditions du passage à l’acte, les motivations d’adopter de nouvelles pratiques, les freins ressentis, etc. Une objectif plus global est de comprendre les complémentarités – et parfois concurrences – entre les différents services, les liens avec les autres modes comme les transports collectifs et les modes actifs, les meilleurs leviers pour développer ces services de manière plus intégrée et cohérente, …

[Lire la suite…]

Le pair, le réseau, le blockchain et le désir mimétique

Blablacar publiait récemment une étude montrant que le covoiturage conduit à des pratiques de conduite moins accidentogène qu'en étant seul dans sa voiture. Ce constat est vrai dans de nombreux domaines : par exemple, l'alimentation diffère entre les personnes qui mangent seules et celles qui mangent en groupe. L'autosurveillance de soi est modifié sous le regard des autres. En conséquence, la mise en réseau, favorisant la rencontre, comme le partage de biens et de services créent les conditions favorables à des changements de comportement individuel. Ce triptyque – Soi, objet désiré, médiateur – n'est pas nouveau, c'est la thèse centrale de René Girard sur le désir mimétique comme socle de nos sociétés.

Soit nous prenons conscience que nous "consommons" avant tout pour mimer l'autre, pour lui ressembler tout en pensant être différent, sans être attirer par l'objet du désir et nous "changeons de niveau"; soit nous continuons à rester prisonnier de notre désir mimétique et les "nouvelles" économies n'apporteront quasiment rien. Pour "changer de niveau", il faut d'abord avoir conscience du désir mimétique. Et là, arrive le blockchain …

[Lire la suite…]

La dé-possession automobile devient un business

Le numérique tisse des liens privilégiés avec les usagers des transports, les citoyens, les automobilistes. D'après le rapport Gafanomics, Facebook a mis 10 ans pour capter 16% de notre temps. La palette de services de mobilité s'améliore tous les jours, soit par de nouveaux services, soit par des améliorations, abaissant les barrières à l'expérimentation. Il devient chaque jour plus facile d'essayer. Ce point est essentiel dans la conduite du changement : pas de friction pour essayer, pour revenir en arrière, puis y revenir (lire l'article Changer. Enfin).

Plusieurs facteurs se combinent :

  • au quotidien, l'expérience de mobilité en voiture ou en TC reste mauvaise,
  • la multitude de niche, de solution de mobilité alternative se développe,
  • les territoires y voient là une opportunité pour palier aux difficultés économiques des transports collectifs,
  • des aggrégateurs se préparent à rassembler et organiser cette multitude. Il s'agit de devenir la première plateforme d'accès, l'application centrale, capter le premier clic. Ceci conduit Google Now à nouer des partenariats avec des applications tierces. La promesse est claire, Google Now vous poussera la bonne info contextualisée, personnalisée au bon moment.

Maintenant des acteurs organisés, puissants et déterminés ont intérêt à changer les pratiques de mobilités. En étant connectés, reliés aux utilisateurs (bien mieux que les acteurs historiques), ils acquièrent de nouvelles connaissances à la fois sur les pratiques de mobilités mais également sur les processus de changement de pratiques. Ils nouent de nouveaux partenariats avec les territoires à la fois au niveau des connaissances (comme Waze à Rio), mais également dans la mise en oeuvre de solutions de mobilité à bas coûts.

La voiture utilisée en commun devient progressivement le transport collectif des villes sous tension. Et en même temps, la dé-possession automobile devient un business.

Ce rapport Innovative Transportation Index dresse un bilan dans 70 villes aux USA sur l'offre existante en matière d'alternative à la voiture possédée.

Dontneedtoownacar

[Lire la suite…]

Par le troc de données, et si on inventait aujourd'hui de nouveaux contrats ?

En modifiant le couple support/message, Michel Serres nous décrit comment le numérique, comme les précédents, bouleverse le droit établi.

Quand le numérique outille les dynamiques sociales issues de l’économie collaborative, émergent de nouveaux flux de richesses (lire Dans vos projets et organisations, quelles sont les vraies richesses ?). Plusieurs exemples existent maintenant. Ce ne sont plus des signaux faibles. Hier des start-ups proposaient des services, des informations aux citoyens pour résoudre un problème : Waze pour mieux circuler en voiture grâce à l’information temps réel des « autres » dont l’utilisateur fait partie, Moov’it pour mieux circuler dans les transports en communs, Strava pour être visible dans la communauté des cyclistes et rendre visible cette communauté, Uber pour trouver un véhicule avec chauffeur, etc … Aujourd’hui ces start-ups ne le sont plus.

Elles sont en passe de trouver un ou plusieurs modèles d’affaires, s’appuyant sur les données qu’elles génèrent pour proposer simultanément le produit/service de base et de nouvelles richesses à d'autres acteurs. Bientôt, ces sociétés auront plus d'informations que les pouvoirs publics sur les pratiques quotidiennes des citoyens. Et si s'inventaient aujourd'hui de nouveaux contrats ?

 

[Lire la suite…]

Vincent Musk et Elon Bolloré, et vice versa

V.Bolloré et E.Musk, Bluecar et Tesla Motor, Usines de Batterie LMP et GigaFactory, Bluezone et SolarCity , Réseau Public et SuperCharger, le parallèle entre ces 2 entrepreneurs est évident.

Les deux pensent à long terme, pensent systèmes, pensent flux de matière et de produits, modulent ouverture -partenariat et fermeture, utilisent le numérique pour assurer un service de mobilité pour l'un et réinventer la maintenance d'un véhicule pour l'autre, agissent à l'échelle mondiale à la fois dans le domaine de l'énergie, des transports et de l'habitat. Les deux font levier des programmes d'aides publiques pour prendre des positions stratégiques (lire Zero To One sur ce sujet).

La question n'est plus "comment vendre des VE" ? Mais plutôt comment faire utiliser des VE, maîtriser un flux de batterie et les multiples usages connexes et capter une partie de l'espace public pour installer des points de charge ? Par des approches et dans des contextes différents, Bolloré et Musk sont les seuls à être sur le point d'industrialiser simultanément tous les modules et les liens les reliant :

[Lire la suite…]

Uber, jusqu’où allez-vous aller M.Kalanick ?

Cet été, Uber vient de passer une étape majeure. Valorisé à plus de 3 milliards de dollars, lié à Google par sa dernière lever de fond, Uber appartient à la classe des start-up mondiales. Réliée à la multitude par des interfaces séduisantes pour proposer un véhicule avec chauffeur dans plusieurs villes, Uber et son CEO M.Kalanick, se livrent à la fois à un marathon et des sprints, sur plusieurs services, dans plusieurs pays. Uber vient d’ouvrir sa plateforme via des API, pour satisfaire les besoins de la multitude.

Ce saut discret lui ouvre maintenant des possibilités de services sans limite.

[Lire la suite…]

Etudes sur les pratiques d'autopartage et de covoiturage

Cet article a été rédigé par Mathieu Chassignet, Ingénieur à l'ADEME.

Afin de mieux comprendre les usages de services de mobilité en forte progression, l’ADEME a récemment soutenu la réalisation de plusieurs études sur l’autopartage et le covoiturage. Certaines de ces études sont terminées et les livrables consultables, d’autres sont en cours de réalisation ou seront lancées dans les prochains mois.

Les études réalisées permettent de mieux comprendre ces services de mobilité ainsi que leurs usagers, et notamment :

  • leurs profils socio-démographiques,
  • les conditions et raisons de leur recours à un service de mobilité,
  • leur utilisation qualitative et quantitative de l’autopartage / du covoiturage,
  • leurs représentations des différents modes de transport,
  • l’évolution de leur pratique automobile et de leur équipement en voitures,
  • l’évolution de leur utilisation des autres modes de transport,
  • leurs motivations et les freins ressentis à la pratique de l’autopartage / du covoiturage.

L’objectif est, pour chacun des services, de mieux connaître la pratique, la quantifier, l’évaluer, de comprendre les conditions du passage à l’acte, les motivations d’adopter de nouvelles pratiques, les freins ressentis, etc. Une objectif plus global est de comprendre les complémentarités – et parfois concurrences – entre les différents services, les liens avec les autres modes comme les transports collectifs et les modes actifs, les meilleurs leviers pour développer ces services de manière plus intégrée et cohérente, …

[Lire la suite…]

Parce que les services de mobilité dont l'autopartage sont encore très jeunes

Il y a à peine 10 ans, personne ne considérait le covoiturage comme une solution de transports sûre, économique, robuste. C'était pour les jeunes, les marginaux. Demandez aujourd'hui à BlablaCar en France et plus encore en Russie. Le covoiturage est encore adolescent et déjà il concurrence les acteurs historiques, comme la SNCF.

Il y a à peine 10 ans, personne n'imaginait l'autopartage comme une solution crédible, simple et complémentaire. Personne n'avait pensé toutes les solutions : one way, en boucle, entre particuliers, opérée, … C'était impossible techniquement et pratiquement. Portées par des briques numériques de plus en plus performantes, une multitude de solutions existe aujourd'hui. Elles se diffusent, bouleversent les comportements des citoyens, qui vont,de nouveau, faire évoluer ces services. Nous sommes au début de boucles itératives. L'ADEME avec le bureau d'études 6t viennent de publier des premiers résultats concernant les usages des personnes qui utilisent Autolib et Mobizen en région parisienne. Tous les résultats sont accessibles sur le blog de l'ADEME. 

[Lire la suite…]

Parce que les services de mobilité dont l’autopartage sont encore très jeunes

Il y a à peine 10 ans, personne ne considérait le covoiturage comme une solution de transports sûre, économique, robuste. C'était pour les jeunes, les marginaux. Demandez aujourd'hui à BlablaCar en France et plus encore en Russie. Le covoiturage est encore adolescent et déjà il concurrence les acteurs historiques, comme la SNCF.

Il y a à peine 10 ans, personne n'imaginait l'autopartage comme une solution crédible, simple et complémentaire. Personne n'avait pensé toutes les solutions : one way, en boucle, entre particuliers, opérée, … C'était impossible techniquement et pratiquement. Portées par des briques numériques de plus en plus performantes, une multitude de solutions existe aujourd'hui. Elles se diffusent, bouleversent les comportements des citoyens, qui vont,de nouveau, faire évoluer ces services. Nous sommes au début de boucles itératives. L'ADEME avec le bureau d'études 6t viennent de publier des premiers résultats concernant les usages des personnes qui utilisent Autolib et Mobizen en région parisienne. Tous les résultats sont accessibles sur le blog de l'ADEME. 

[Lire la suite…]