arzens

MétaNote N°14 – L'avenir de l'automobile

Recherchons les principales tendances de fond qui ont, jusqu’à présent, structuré les choix. Le passage de la calèche à l’automobile est bien « discret » au sens mathématique, il ne s’agit pas d’une évolution continue. Personne ne pouvait imaginer au départ le formidable potentiel de cette rencontre [Moteur à Combustion Interne + Pétrole] ; nous sommes probablement en train de vivre le même type de transition vers un système plus large et plus complexe. Dès le départ, le chemin choisi [Moteur à Combustion Interne + pétrole] est celui qui comportait le plus de risques, le plus de difficultés mais le plus haut potentiel en matière d’intérêt individuel.

Et si le choix d’investir autant dans ce système [MCI+pétrole] était lié à sa capacité prodigieuse à produire de l’individualisme ? Si cette tendance de fond va se poursuivre, le choix devrait donc se porter sur les solutions technologiques qui maximisent notre « individualisme », c'est-à-dire des capacités à maximiser notre temps libre, à enchaîner de nombreuses actions dans des environnements multiples et complexes. Depuis l’industrialisation de l’internet mobile, il est probable que la maximisation de notre individualisme ne passe plus principalement par le véhicule, l’objet roulant, mais par l’accès à des connaissances et des savoirs qui nous permettront de mieux réaliser nos activités, de maximiser notre temps libre et éventuellement d’accéder au « meilleur » siège libre roulant, le plus adapté au contexte. Après la calèche et l’automobile, quel système sera alors le plus résilient dans le monde de la rareté ?

[Lire la suite…]

Arzens et Dyson

Près de 60 ans les séparent et pourtant, l’œuf de Paul Arzens et l’aspirateur Dyson city sont tout deux issus de la même volonté : la conception d’objet apparemment « simple ».

 


 
M.Arzens indiquait que la voiture pouvait être considérée comme un appareil ménager, donc l’électrification s’inscrivait dans cette voie (voir le film ici). Père des locomotives BB et CC, il crée en 1942 l’œuf électrique, véhicule urbain « extrême » par sa simplicité apparente.

[Lire la suite…]

Les technologies ne feront jamais que ce que l’on en décide !

Des voitures électriques dédiées pour les villes, de faibles tailles, des voitures partagées en l’entrée des agglomérations dont il ne serait nécessaire d’être propriétaire, des véhicules électriques avec 250 km d’autonomie réelle… D’après, c’est pour quand ? 2012, 2015, 2020 ?

Prenez le temps (13 minutes) de regarder un film sur le site de l’INA en cliquant là. Tout y est ou plutôt tout y était depuis 1968, avec des premiers véhicules en 1942 !

 Vlcsnap-5992

 

Les questions sont donc pourquoi il n’y a rien eu pour faire vaciller le couple moteur à combustion interne / pétrole, et pourquoi il y aura quelque chose demain ? Assurément la question n’est pas, n’a jamais été, technologique. Les produits sont conçus pour répondre à des cahiers des charges de plus en plus complexes, et seul une révision de ces besoins permettra d’ouvrir les possibilités.

La fuite en avant a jusqu’à présent été la règle (le film de l’INA est encore à ce titre intéressant indiquant des véhicules pile à combustible pas avant 1974 …), permettant d’utiliser les sciences pour proposer des réponses à de nouveaux besoins. Dans l’automobile, cela se caractérise par, dans le même temps, sur le même objet, une réduction de la masse non visible (moteur, châssis, boite de vitesse) nécessitant de multiples innovations, et une augmentation de la masse marchande (climatisation multizone, écran dans les appuis têtes …). Décidemment, les marchands sauront toujours développer et utiliser les technologies pour produire de nouveaux besoins, et seul le consommateur informé changera, par ses choix, la stratégie des entreprises.