Bang !

Passer le mur du son, comme le prévoit l’hyperloop et bang ! Elon Musk ne ralentit pas, il poursuit simplement son idée : changer le monde.

Un peu occupé avec Tesla, Solar city, la gigafactory et récemment powerwall, SpaceX, Elon Musk lance maintenant des idées de projet en documentant la base (un fichier pdf de 57 pages), en lançant un tweet:

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Le pair, le réseau, le blockchain et le désir mimétique

Blablacar publiait récemment une étude montrant que le covoiturage conduit à des pratiques de conduite moins accidentogène qu'en étant seul dans sa voiture. Ce constat est vrai dans de nombreux domaines : par exemple, l'alimentation diffère entre les personnes qui mangent seules et celles qui mangent en groupe. L'autosurveillance de soi est modifié sous le regard des autres. En conséquence, la mise en réseau, favorisant la rencontre, comme le partage de biens et de services créent les conditions favorables à des changements de comportement individuel. Ce triptyque – Soi, objet désiré, médiateur – n'est pas nouveau, c'est la thèse centrale de René Girard sur le désir mimétique comme socle de nos sociétés.

Soit nous prenons conscience que nous "consommons" avant tout pour mimer l'autre, pour lui ressembler tout en pensant être différent, sans être attirer par l'objet du désir et nous "changeons de niveau"; soit nous continuons à rester prisonnier de notre désir mimétique et les "nouvelles" économies n'apporteront quasiment rien. Pour "changer de niveau", il faut d'abord avoir conscience du désir mimétique. Et là, arrive le blockchain …

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De l’auto aux mobilités en 1 graphique

Concernant la mutation de l'offre, tout est ,  le passage de l'objet aux services, la robotisation, l'économie collaborative. On comptait des nombres de voitures,  on déterminera les futurs leaders aux flux de km gérés. Il faudra toujours des voitures mais des plateformes mondiales se seront interfacées pour maîtriser la totalité de l’expérience vécue. Plusieurs Métanotes (l'avenir de l'auto, la révolution numérique, la chimère) décrivent ces mutations.

Certaines cases se déploient à un niveau de complexité supérieur pour les organisations qui ambitionnent de s'y déployer. En même temps, ce schéma intègre également une mutation de la demande, des pratiques, de l'image de soi que l'on construit à travers le mode de transport que l'on choisit (rappel : changer de façon de se déplaçer est un bouleversement intégral). Là aussi, d'autres cases induisent un niveau de conscience supérieur de l'individu.

En quelques années, nous avons vu arrivé de nouveaux acteurs, à peine adolescents ils bousculent déjà des filières. Qui sera capable de hisser le niveau de complexité ?

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Elon Musk veut accélérer le temps pour ses cybercars

La voiture autonome, la Chimère (lire la MétaNote N°20), incarne la finalité de la transition numérique dans le domaine automobile. En supprimant le lien entre l'homme et la machine, la chimère n'est plus une voiture, sauf pour quelques constructeurs Premium, mais à la fois, un taxi, un bus, une voiture partagée. Le mot "voiture" devant autonome verrouille nos imaginaires. Pour les acteurs de la filière, la chimère ne sera pas là avant plusieurs dizaines d'années et de nombreux verrous réglementaires existent (lire cet article). Nous en sommes à la phase 2 sur 5 des phases du déni récemment décrits par Nicolas Colin :

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Dans un échange entre Bill Gates et Elon Musk (vidéo ci dessous), ce dernier évoque une piste pour amener des véhicules sans conducteur sur les routes (allez à 48min56s). Les verrous ne sont pas techniques, et 5 ans séparent Tesla d'une version techniquement validée. Par contre, les autorisations réglementaires vont nécessiter plus de temps et Elon Musk propose dès maintenant d'équiper les voitures qui circulent d'intelligence artificielle.

Son objectif est simple, accélérer le temps…

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Les données Transports, levier de nos créations

Le rapport sur l'Ouverture des données Transports présidé par Francis Jutand était remis hier au Ministre des Transports, M.Vidalies. Le rapport est disponible par ce lien, et la soirée suivie par @15marches via ce storify. L'ouverture des données était au rendez vous !

Les échanges soulignent le rôle central de la donnée à la fois d'un point de vue technique, pour faire système, d'un point de vue des usages, pour simplifier la mobilité, mais également d'un point de vue des positions, chacun voulant garder le lien avec l'usager. Ce sujet est régulièrement abordé sur ce blog (Données et Automobile, MétaNote 7, Données et Assurances). Par exemple, pour gagner la bataille du contact, du premier clic ou de l'interface principale, Google noue des partenariats et enrichit l'application centrale Google Now.

Lors de la présentation du rapport, ces tensions ont été perceptibles, quelques fois exprimées. Elles vont s'amplifier et se déformer car nous ne sommes qu'au début des mutations.

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La Fabrique des Mobilités s’éveille

Présentée au NUMA dans ces principes au NUMA le 22 Janvier, La Fabrique des Mobilités est un nouveau dispositif de soutien à l'innovation. Centré sur les entrepreneurs, notamment les start-ups, ce dispositif vise à compléter les solutions de financement, d'incubation et d'accélération existants. Il contient :

  • une Plateforme organisée et structurée de ressources permettant aux entrepreneurs de gagner du temps et d'accéder aux marchés,
  • un Réseau structuré de compétences, de contacts dans tous les domaines clés,
  • des Territoires éveillés et ouverts, mettant à disposition leurs ressources digitales et physiques pour itérer un produit/service, ainsi qu'un accompagnement personnalisé des start-ups,
  • des Communs capitalisés à chaque projet, permettant d'augmenter l'attractivité de la Fabrique : données ouvertes, codes sources, retours d'expériences sur les échecs et les réussites, modules de formation.

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En résumé, la Fabrique des Mobilités n’est pas dispositif traditionnel pour soutenir l’innovation. Pour ne pas reproduire les livrables existants, la Fabrique des Mobilités vise à produire des innovations de rupture sans assurer de soutien financier, mais en apportant des ressources organisées aux entrepreneurs. La Fabrique est ainsi le premier dispositif dédié à une filière industrielle en mutation. La capitalisation des externalités positives générées par l’activité des entrepreneurs utilisant les ressources de la Fabrique permettra de générer des Communs. Ces Communs augmenteront à leur tour l’attractivité et la performance de la Fabrique.

 

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(Quand et où) La révolution numérique aura-t-elle lieu dans l’automobile ?

L'article de Bernard Jullien du GERPISA "Quelques solides raisons de penser que la révolution digitale n'aura pas lieu dans l'automobile" fait donc le pari que l'automobile sortira indemne de la révolution numérique, que cette filière industrielle restera intacte et qu'elle l'intégrera comme les précédents assauts "sans renoncer à ses caractéristiques fondamentales". Cette question est centrale : Est ce que la révolution (ou plutôt transition) numérique va changer les fondamentaux de l'industrie automobile ? C'est à dire l'arrivée de nouveaux acteurs majeurs, son positionnement dans la chaîne de valeur, son contact et sa connaissance des clients, son modèle d'usage basé sur la propriété et la possession.

Effectivement le produit automobile est solide, et les industries qui le réalisent déploient de nombreux talents techniques et organisationnels. La MétaNote sur l'avenir de l'automobile rappelait tout cela. Et donc, vouloir industrialiser un nouvel objet roulant ou un nouveau groupe moto-propulseur en ignorant ces fondamentaux est risqué. D'autant que les industriels historiques n'y ont aucun intérêt. Pour réussir, il faut faire mieux, nettement mieux. Et effectivement, très peu de nouveaux entrants y arrivent. Citons Tesla par exemple, nous y reviendrons.

Carmina2

1992, Carminat

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MétaNote 22, L’avenir de l’assurance (auto)mobile

Autorité, étymologiquement "savoir augmenté". Depuis son origine, les assureurs gèrent des "informations" précises, contextualisées pour comprendre les risques, garantir et finalement permettre de nouvelles activités. Par la connaissance des pratiques et des risques, ils augmentent le savoir dans de nombreuses activités. Ce faisant, ils acquièrent une Autorité.

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L’assurance maritime – introduite à Londres au XVIIème siècle par les Lombards en marge de leur activité financières – les Lloyd’s ont été les premiers à l’organiser à grande échelle. En 1688, Edward Lloyd ouvre un café en plein cœur du quartier des affaires de la City, et s’efforce d’attirer la clientèle des marchands en leur fournissant des informations sur les déplacements des bateaux de sa majesté, Elisabeth I. Initialement affichées dans son café, ces nouvelles seront publiées dans un quotidien, Lloyd’s list, qui existe encore aujourd’hui : position et destination de tous les navires marchands du monde !

Le café devient le lieu où les marchands s’assurent les uns les autres, puis se crée un marché régulier, puis des bailleurs de fond. Les primes pouvaient atteindre jusqu’à 5 à 20% de la valeur de la cargaison. Lire la suite … Du café des Lloyd’s aux GPS/GPRS, les assureurs permettent de nouveaux usages

Les assureurs ont toujours, par l’accès à l’information et la compréhension des risques, permis le développement de nouvelles activités, engendrant de nouveaux comportements. Coyote, boitier Pair à Pair créateur d'informations participatif, arrive dans l'assurance avec Allianz, valorisant ainsi sa plateforme. De nombreux assureurs proposent des solutions "Pay As You Drive" (lire cet article MétaNote 3 – La surveillance Reloaded) soit par des boitiers, soit par des applications sur Smartphone, étendant leur métier avec des outils numériques. Plus récemment, Google propose un comparateur d'assurance pour l'automobile tout en étant déjà capable de vendre des assurances dans 26 états. Et si, encore une fois, l'assurance évoluait et permettait de nouveaux usages de l'automobile ? de nouvelles mobilités ? de nouvelles connaissances sur nos pratiques ?

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Vincent Musk et Elon Bolloré, et vice versa

V.Bolloré et E.Musk, Bluecar et Tesla Motor, Usines de Batterie LMP et GigaFactory, Bluezone et SolarCity , Réseau Public et SuperCharger, le parallèle entre ces 2 entrepreneurs est évident.

Les deux pensent à long terme, pensent systèmes, pensent flux de matière et de produits, modulent ouverture -partenariat et fermeture, utilisent le numérique pour assurer un service de mobilité pour l'un et réinventer la maintenance d'un véhicule pour l'autre, agissent à l'échelle mondiale à la fois dans le domaine de l'énergie, des transports et de l'habitat. Les deux font levier des programmes d'aides publiques pour prendre des positions stratégiques (lire Zero To One sur ce sujet).

La question n'est plus "comment vendre des VE" ? Mais plutôt comment faire utiliser des VE, maîtriser un flux de batterie et les multiples usages connexes et capter une partie de l'espace public pour installer des points de charge ? Par des approches et dans des contextes différents, Bolloré et Musk sont les seuls à être sur le point d'industrialiser simultanément tous les modules et les liens les reliant :

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ALIBABA prend position dans l'Automobile et vise la place centrale

Opérer les mobilités porte à porte par l'information et le paiement, devenir la plateforme des mobilités multimodales, complexes et modernes. Pour Guillaume Pépy : "Il ne faut pas laisser Google ou d'autres faire ce magnifique projet à notre place". En Chine d'abord, "l'autre" pourrait être Alibaba, à la fois Ebay, Amazon – Amazon Web Service et Google Map. En tout cas, Alibaba s'y emploie sérieusement et s'engage à plusieurs niveaux :

  • commercialiser des voitures sur la plateforme B2C : Tmall,
  • Comme Apple et Google, fournir un Système d'exploitation pour automobile : Alibaba YunOS en partenariat avec SAIC,
  • proposer une plateforme de voyage : Alitrip, avec un partenariat avec Cathay Pacific et Agoda.com pour les hotels,
  • proposer un outil cartographique : AutoNavi récemment acheté,

Sur cette base, Alibaba vise maintenant la mobilité porte à porte, la voiture connectée et la multitude de services associés. La position inédite d'Alibaba peut leur permettre d'associer plus facilement le consommateur dans toutes ses dimensions d'achat, d'usage, d'entretien de son automobile.

En Chine, le consommateur "découvre" en même temps le numérique, internet, GPS, smartphone et l'automobile. Il ne comprend pourquoi l'automobile n'est pas "numérique". Et si les premières industries de masse de la voiture connectée et des services naissaient en Chine ?

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