ADEME

BlablaCar arrive dans le covoiturage quotidien avec BlablaLines

Nos routes se sont croisées avec Frédéric Mazzella en 2010 pour travailler sur les CEE. BlablaCar n’avait alors qu’une salariée : Laure. Elle distribuait des autocollants à tout le monde et faisait la promotion du covoiturage avec une grande énergie. 500 personnes aujourd’hui développent BlablaCar à travers le monde. En 7 ans, le secteur de la mobilité a bien changé. Uber, Lyft, Didi, Waze se sont aussi déployés, avec des approches spécifiques. Tous explorent maintenant la même frontière : plusieurs offres de siège libre en temps réel pour offrir des mobilités quotidiennes concurrentes de la voiture possédée. Le service BlablaCar est donc désormais complété par BlablaLines pour covoiturer au quotidien !

blablalines

[Lire la suite…]

MétaNote N°23 – L’avenir du soutien public à l’innovation

« Chaque entreprise et même chaque organisation sera obligée de se transformer dans les prochaines années », Tim O’Reilly – 2015.

Après la révolution numérique, de nouvelles entreprises monopoles ont émergé, proposant de nouvelles expériences, de nouvelles façons d’interagir avec les marques. Les citoyens devenus connectés ont également mis en œuvre de nouveaux modes d’actions pour échanger, pour consommer, pour gérer leur excès de capacité. De nouvelles alliances se sont ainsi créées. Elles sont puissantes, elles sont à rendement croissant, renforçant ainsi chaque monopole. Ces alliances s’appuient toutes sur des plateformes. Construire et maîtriser une plateforme n’est plus une option. Les entreprises productrices organisées en filière ont été, sont ou seront dominées par des plateformes. Ces dernières affichent de nombreux avantages comme l’antifragilité (au sens de N.Talleb) en intégrant au plus près les boucles rétroactives des utilisateurs et la capacité à tirer profit des effets de réseaux. Mais la principale force tient dans la re-distribution des capacités d’innovations à tout l’écosystème puis la re-concentration. Une plateforme dominante offre des avantages aux développeurs via des API, aux consommateurs via des produits/services compétitifs, à chaque acteur de l’écosystème et à d’autres plateformes. Structurellement, elle « encapacite » d’autres acteurs, puis concentre leur production et leur redistribue une partie de la valeur créée via la plateforme.

Les GAFA, toutes issues d’une startup, dominent aujourd’hui des secteurs et se propagent. Nous pouvons tout attendre des startups. Pour autant les firmes multinationales historiques composent encore aujourd’hui la principale part des écosystèmes industriels. Nous ne pouvons pas tout attendre des startups.

Chaque entreprise est spécifique dans ses produits, ses clients, ses réseaux, son écosystème, sa culture, sa raison d’être. La menace de structure plus agile et rapide n’est pas nouvelle. Elle est maintenant permanente, multiforme, mondiale, démultipliée en amont et en aval. Dans un monde V.I.C.A. , « chaque entreprise et même chaque organisation sera obligée de se transformer dans les prochaines années », Tim O’Reilly – 2015

Face à ces plateformes à forte culture numérique, le soutien public à l’innovation doit se ré-inventer.

marianne

[Lire la suite…]

Fiction N°11 – Les traceurs

Chaque matin, Mathieu se prépare, déjeune et s’hydrate. La matinée s’annonce chargée, physique, forte en endorphine. Il adore cette sensation d’une future fatigue, il est relâché, pleinement ouvert sur ses sensations. 86 inscrits et sans doute autant le rejoindront ce matin. Ses lignes et sa trace sont appréciées. Depuis maintenant 8 ans, Mathieu conduit plusieurs lignes, statiques ou dynamiques en fonction des inscrits, pour le compte de plusieurs opérateurs de transports. Il a été livreur mais il préfère être traceur, c’est plus « stable, tout aussi agréable et mieux payé ».horde-en-formation

Les traceurs constituent un nouveau mode de transport : ils opèrent pour le compte de la collectivité, de la communauté d’agglomération ou du département, et transportent des milliers de personnes par jour. Ce mode allie le low tech et le numérique à dose homéopathique, juste là où il faut. Ce mode maximise l’utilisation de l’espace public, n’utilise pas de ressource fossile, ne produit aucune externalité négative, se développe dans tous les pays puisqu’il n’a besoin que de route. Ce mode génère aussi des externalités positives sur les usagers qui l’utilisent.

Ce mode présente aussi la meilleure vitesse généralisée. C’est-à-dire qu’il permet de se déplacer sans conséquence négative, pour profiter de son temps, pour gérer ses activités. Les traceurs jouent ainsi un rôle majeur aujourd’hui dans la société.

[Lire la suite…]

L’ADEME partage les connaissances sur les pratiques d’autopartage et de covoiturage

Cet article a été rédigé par Mathieu Chassignet, Ingénieur à l’ADEME.

Afin de mieux comprendre les usages de services de mobilité en forte évolution, l’ADEME a récemment soutenu la réalisation de plusieurs études sur l’autopartage et le covoiturage. Les études réalisées permettent de mieux comprendre ces services de mobilité ainsi que leurs usagers, et notamment :

  • leurs profils socio-démographiques,
  • les conditions et raisons de leur recours à un service de mobilité,
  • leur utilisation qualitative et quantitative de l’autopartage / du covoiturage,
  • leurs représentations des différents modes de transport,
  • l’évolution de leur pratique automobile et de leur équipement en voitures,
  • l’évolution de leur utilisation des autres modes de transport,
  • leurs motivations et les freins ressentis à la pratique de l’autopartage / du covoiturage.

L’objectif est, pour chacun des services, de mieux connaître la pratique, la quantifier, l’évaluer, de comprendre les conditions du passage à l’acte, les motivations d’adopter de nouvelles pratiques, les freins ressentis, etc. Une objectif plus global est de comprendre les complémentarités – et parfois concurrences – entre les différents services, les liens avec les autres modes comme les transports collectifs et les modes actifs, les meilleurs leviers pour développer ces services de manière plus intégrée et cohérente, …

[Lire la suite…]

Quels sont les "communs" majeurs de l'écosystème ?

Dans l’ère qui arrive, le partenariat que l’on a connu de longue date, entre gouvernement et secteur privé pour organiser la vie économique de la société, cèdera la place à un partenariat tripartite dans lequel la gestion des Communs jouera un rôle encore plus grand, que viendront compléter les forces des gouvernements et des marchés” – J.Rifkin, Marginal Cost Society.

[Lire la suite…]

Les données Transports, levier de nos créations

Le rapport sur l'Ouverture des données Transports présidé par Francis Jutand était remis hier au Ministre des Transports, M.Vidalies. Le rapport est disponible par ce lien, et la soirée suivie par @15marches via ce storify. L'ouverture des données était au rendez vous !

Les échanges soulignent le rôle central de la donnée à la fois d'un point de vue technique, pour faire système, d'un point de vue des usages, pour simplifier la mobilité, mais également d'un point de vue des positions, chacun voulant garder le lien avec l'usager. Ce sujet est régulièrement abordé sur ce blog (Données et Automobile, MétaNote 7, Données et Assurances). Par exemple, pour gagner la bataille du contact, du premier clic ou de l'interface principale, Google noue des partenariats et enrichit l'application centrale Google Now.

Lors de la présentation du rapport, ces tensions ont été perceptibles, quelques fois exprimées. Elles vont s'amplifier et se déformer car nous ne sommes qu'au début des mutations.

[Lire la suite…]

Ouvrons un nouvel espace pour innover dans les nouvelles mobilités

La mobilité a changé. La manière d’innover a changé. Il est urgent de compléter les dispositifs de soutien à l’innovation pour répondre aux nouveaux défis : Comment faire levier du numérique et aider les start-up à faire évoluer l’ensemble de l’écosystème ? Comment fédérer ces acteurs autour de la nouvelle filière industrielle des mobilités ? Qu’attendent les entrepreneurs ? L’ADEME a fait réaliser une étude auprès d’experts et d’acteurs de l’innovation pour tenter de répondre à ces questions.

L’étude est téléchargeable ici et visionnable au bas de l’article.

L’innovation ne s’impose plus. Elle ne se déclare plus. Elle se constate, dans l’adoption massive par le marché d’une technologie, d’un service ou d’un usage. Ce changement de paradigme nécessite d’adopter une approche plus modeste, résiliente et plus “apprenante” de l’innovation.

Pour les acteurs traditionnels du transport la question n’est plus : “comment lutter contre les changements et défendre nos positions ?”, mais “comment apprendre nous aussi à inventer des services de mobilités, des plateformes qui soient adoptés par nos (futurs nouveaux) clients ?”.

S’appuyant sur les dynamiques entreprenariales issues des 2 jours du séminaire Mobilites Mutations, l’ADEME a confié à 15marches une étude de définition d’un nouveau dispositif de soutien à l’innovation dans le domaine des mobilités.

La démarche retenue est inductive. Une quinzaine d’entretiens semi-directifs ont été réalisés . Le choix s’est majoritairement porté sur des acteurs hors du secteur traditionnel de l’automobile, venant de structures de tailles et de situations variables : startups, structures de soutien, grandes entreprises impliquées dans l’écosystème, experts de l’innovation. L’objectif n’était pas de bénéficier d’un panorama global mais d’un retour d’expériences sur le système. “L’innovation vue par les gens qui la côtoient et la pratiquent au quotidien pour mieux esquisser les contours de ce nouveau dispositif.”

[Lire la suite…]

Quand « l’expérience de mobilité » devient une attraction touristique : un vecteur de changement des comportements ?

Cet article a été rédigé par Fanny Dufour, docteur en psychologie sociale, dans le cadre du projet BMA.

Combiner tourisme éco-responsable et mobilité multimodale (train + véhicule électrique), c’est le challenge que nous avons choisit de relever dans Bretagne Mobilité Augmentée. Notre projet débuté en 2013 partait d’un constat simple : le parc animalier et botanique de Branféré, labellisé GreenGlobe, attire dans le Morbihan plus de 200 000 visiteurs par an. Pour y accéder, la voiture est le mode de transport incontournable ; les visiteurs, majoritairement régionaux, produisent ainsi 2 270 tonnes de CO2 à l’année !

A la recherche d’une alternative, acteurs du tourisme et de la mobilité ont co-construit un séjour touristique où la voiture personnelle resterait au garage… Un week-end incluant une offre d’hébergement sur le Pays de Redon, rendu possible par un déplacement multimodal en train et en véhicule électrique. La cible toute choisie pour ce package appelé « Contact Nature » : les urbains, rennais dans un premier temps, et parisiens dans un second grâce à l’arrivée très prochaine de la LGV.

[Lire la suite…]

Prototype de la Fabrique des Mobilités

Les premières esquisses d'un dispositif prototype visant à accélérer les innovations de rupture dans le domaine des mobilités. Ce prototype, basé sur les principes du Lean Start-up, aujourd'hui théorique a été élaboré grâce à de nombreux échanges d'une très grande richesse avec plusieurs personnalités reconnues par leur compétence dans les domaines des start-up, de l'innovation, de la mobilité, du numérique, et pilotés par Stéphane Schultz.

Progressivement les pièces du dispositif seront partagées pour recueillir critique, commentaire, proposition et idée. Ce dispositif vise à rassembler les 6 ressources clés; Il n'aura de sens qu'opérer intégralement au plus près des citoyens pour permettre aux entrepreneurs de se former, d'itérer leur produit/service, de prototyper leur modèle d'affaire – leurs contrats…

Et progressivement sur ces dynamiques entrepreneuriales de construire une nouvelle filière des Mobilités.

 

[Lire la suite…]

Etudes sur les pratiques d'autopartage et de covoiturage

Cet article a été rédigé par Mathieu Chassignet, Ingénieur à l'ADEME.

Afin de mieux comprendre les usages de services de mobilité en forte progression, l’ADEME a récemment soutenu la réalisation de plusieurs études sur l’autopartage et le covoiturage. Certaines de ces études sont terminées et les livrables consultables, d’autres sont en cours de réalisation ou seront lancées dans les prochains mois.

Les études réalisées permettent de mieux comprendre ces services de mobilité ainsi que leurs usagers, et notamment :

  • leurs profils socio-démographiques,
  • les conditions et raisons de leur recours à un service de mobilité,
  • leur utilisation qualitative et quantitative de l’autopartage / du covoiturage,
  • leurs représentations des différents modes de transport,
  • l’évolution de leur pratique automobile et de leur équipement en voitures,
  • l’évolution de leur utilisation des autres modes de transport,
  • leurs motivations et les freins ressentis à la pratique de l’autopartage / du covoiturage.

L’objectif est, pour chacun des services, de mieux connaître la pratique, la quantifier, l’évaluer, de comprendre les conditions du passage à l’acte, les motivations d’adopter de nouvelles pratiques, les freins ressentis, etc. Une objectif plus global est de comprendre les complémentarités – et parfois concurrences – entre les différents services, les liens avec les autres modes comme les transports collectifs et les modes actifs, les meilleurs leviers pour développer ces services de manière plus intégrée et cohérente, …

[Lire la suite…]