Accélérer, c'est bien. Mais pour aller où ?

S'intéresser à l'innovation dans le domaine des transports amène forcément aux start-ups. Force est de constater que certaines ont réussi à modifier des usages (que l'on croit long à changer, lire l'article Changer, Enfin), à bouleverser des acteurs historiques (que l'on croit stable), à prendre des positions sur des niches en se liant fortement avec leurs "usagers". Qui dit start-up, dit accélérateur : "dispositif permettant de faire plus vite, c'est à dire de trouver son modèle d'affaire, son marché et ses financements, plus vite".

Venus des USA, avec Y combinator notamment, les accélérateurs se sont développés en France à la fois via des structures publics et des structures privés (lire cet article sur les différents accélérateurs à Paris). Ces structures apportent notamment des réseaux pour lever des fonds, des connaissances et compétences dans les domaines de l'entrepreneuriat à l'ère du numérique. Elles sont essentielles, mais sont-elles suffisantes ?

 

 

D'un autre coté, des accélérateurs européens comme FrontierCities, financé par la Commission Européenne, vise à promouvoir l’incorporation de FIWARE (Future Internet Technology) dans le domaine de la mobilité intelligente pour les villes de l’Union européenne. Au travers du fonds de subventions de FrontierCities, €3, 920,000 de subventions seront à la disposition de PME, Start-Ups et de Web-Developers pour le développement et la mise en œuvre d’applications de mobilité intelligente dans les villes.

Alors que le total des fonds de subvention de € 3,92 millions sera attribué aux PME, start-ups, développeurs Web et fondations, les bénéficiaires visés par les applications de mobilité intelligentes sont également les villes et leurs citoyens. Les avantages pour les villes sont les suivants:

  • Utiliser des financements CE pour développer des applications de mobilité intelligente avec une valeur ajoutée, adaptés aux besoins de la ville ;
  • Autoriser les PME, start-ups et Web-développeurs sélectionnées à tester et déployer les applications de mobilité intelligente pour s’assurer qu'ils fonctionnent de façon optimale ;
  • Accentuer encore la réputation de villes en l'Europe comme villes pionnières dans le secteur de la mobilité intelligente ;
  • Sensibilisation accrue des citoyens sur les avantages de la mobilité intelligente, tels que la réduction de la congestion du trafic et d'émissions de CO2 ;
  • Favoriser la création d'emplois et l'innovation grâce à des fonds européens, qui qui ne comportent pas de grandes procédures administratives, souvent associés à des programmes de financement européens ;
  • Au cours du cycle de subvention frontierCities (10 mois), la possibilité de faire partie d'un réseau de villes qui peuvent voir et accéder aux solutions de mobilité intelligentes développées par d'autres PME dans d'autres pays européens.

Porté par les Investissements d'Avenir et la communauté French Tech, BPI vient également de lancer un AMI dédié au financement des accélérateurs privés : fonds french tech Accélération.

Ces accélérateurs sont essentiels pour maximiser l'usage des forces entrepreneuriales des start-ups pour les amener à itérer dès que possible avec la multitude. Mais leur capacité de mutualisation pour une filière, pour des métiers, reste faible, cloisonnée, dispersée.

Et si, en s'appuyant sur les accélérateurs existants, la Fabrique des Mobilités était capable de mieux capitaliser les erreurs/réussites, de baisser les barrières pour expérimenter dans quelques territoires pionniers, de connecter les projets et d'organiser les COMMUNS essentiels de cette filière : les datas, les codes sources, les prototypes, les modules de formation, les normes et standards, … ?

 

 

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