Le k.di lib’ ou le caddie errant …

Il s'agit d'un projet porté par Michael Schnell, designer.

Il s’agit des caddies de supermarché utilisés par les clients afin de transporter des courses (ou autres biens) jusqu’à leur domicile et qui sont ensuite abandonnés dans l’espace public.

Dans le cas étudié (Les Ulis, Essonne) un prestataire de service est en charge du ramassage des caddies abandonnés ( ~100 caddies ramassés par jour ; ~110.000 € par an – ramassage et réparations).

Le « caddie errant » soulève un problème de fond: la mobilité urbaine de biens et de personnes. Bien que la densité urbaine facilite le transport de biens (via la marche à pied, le vélo, etc.), une partie de la population rencontre quand même des difficultés pour transporter des objets, d'où le phénomène du « caddie errant ».

Trois buts à atteindre à travers ce projet:

1. Réduire le nombre de caddies errants : Encourager les utilisateurs via un système de consigne/bonus à retourner les caddies à leurs bornes. Créer un service de mobilité de biens.

2. Un espace public plus animé et accueillant : Proposer une alternative aux déplacements motorisés pour se rendre et revenir du supermarché.

3. Plus de collaboration entre les différents acteurs : Concevoir des solutions optimales. correspondant à leurs besoins. Créer des synergies.

Le projet: le service k.di lib'

Ce service est gratuit et vise à être réalisé à court terme, en se basant le plus possible sur les aménagements urbains et produits existants. Les caddies sont reliés aux système k.di lib’ et peuvent être retirés aux bornes urbaines (au supermarché ou ailleurs) avec la carte k.di. Ils deviennent ainsi un moyen de transport urbain de biens. Après l'usage l'utilisateur rend son caddie dans une borne et reçoit une consigne.

Suites possibles …

La solution de mobilité urbaine k.di lib'  permettrait à la fois de mettre fin, ou de limiter fortement le phénomène des caddies errants et de rendre disponibles aux habitants un service gratuit et utile de transports de biens, tout en rendant l’espace public plus accueillant et convivial. C’est une solution « low-tech ». Les modifications du matériel existant (création d’une carte k.di, rajout d’une puce de com­munication sur les caddies) sont légères et leurs coûts, modérés.

De même, le design des bornes urbaines est simple et nécessite peu de matériaux à la fabrication. Elles sont mobiles afin de ne pas devoir les installer de manière définitive dans un premier temps. Ceci per­met de trouver (et modifier) les emplacements qui conviennent aux habitants. Le système s’inspire des containers à verre (de la marque Molok) locaux qui sont vidés et déplacés par un camion équipé d’une grue mobile. La mise en place d’une plateforme web est nécessaire pour connaître l’état des bornes, la consigne/les bonus,…

A long terme, ce projet est conçu comme un véritable service urbain de mobi­lité de biens, avec des chariots adaptés aux usages urbains et un rangement via des bornes physiques. Il intégrera plus fortement les liens entre habitants, commerces et administration locale, et contri­buera à plus de civisme.

 

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