Après IBM, Orange se positionne sur les rangs des acteurs majeurs des mobilités

La dernière étude d'IBM Advancing Mobility, remarquable par les éléments apportés et la large vision mondiale, se voit conforter par l'étude récente d'Orange "Transport collectif : l'ère du voyageur numérique". L'une partant plutôt sur les mutations à venir du secteur industriel automobile, dont la première vocation est de faire/vendre des automobiles, l'autre partant plutôt de l'apport des TIC dans les transports publics, les deux se rejoignant sur la naissance d'opérateur de mobilités multimodales privées publiques mais surtout porte à porte.

Mais derrière ces études, qui tendent à annoncer des jours meilleurs pour les transports et la mobilité, s'annoncent déjà clairement pour Orange un besoin de "lobbying des intelligences à construire", et pour IBM le besoin d'un "provider with proven experience in alliance management, as well as expertise across sectors – government, retail, financial services, IT and utilities". La plupart des citoyens pourrait ne pas en sortir gagnant.

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Pour que tous les consommateurs citoyens en sortent gagnants, ainsi que les mobilités dans tous les territoires, même les moins rentables, les pouvoirs publics auront un rôle majeur à jouer :

  • L'ouverture des bases de données et leurs libres utilisations sont à mener avec une protection des données privées,
  • la génération / production et les applications d'usage des données sont également à partager librement de citoyen à citoyen,
  • la multiplicité des services de mobilités réalisés sous forme de partenariat public/privé est à associer avec une grande transparence sur les coûts, sur les critères de performance environnementaux, pour que naturellement, les mauvaises solutions disparaissent,
  • l'accès aux territoires denses, déjà relativement "mobiles" doit être couplé avec une obligation de s'intéresser aux territoires ruraux, aux populations excentrées, généralement dépendantes de l'automobile d'occasion,
  • la gouvernance territoriale est à repenser, pour atteindre des objectifs nationaux additionnés à ceux définis par les citoyens : environnement, économie, congestion, accessibilité… Pour cela, l'accès aux données et à de nouveaux outils d'aide à la décision, permettront d'anticiper, de prévoir, de mieux gérer les infrastructures 2.0, d'arbitrer les tarifs en dynamique, de mieux repartir les flottes de véhicules publics.

Déjà abordé dans ce blog (voir les métanotes notamment 0,1 et 9), l'opportunité inédite offerte par les TIC, cumulée aux contraintes sans prédédent appliquées d'une part aux industriels et d'autre part aux citoyens, permettrait d'accéder à un niveau de mobilité "supérieure" (plus rapide, plus économique, plus efficace, plus social, plus connectée, …) pour tous partout. De nombreuses conditions, partiellement identifiées au dessus, sont encore à vérifier pour éviter que l'hyperempire, comme le nomme J.Attali dans Une brève histoire de l'avenir, n'intègre ces technologies pour accroître l'hypermobilité de quelques uns au détriment du plus grand nombre.

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