Le véhicule électrique et les TIC, bases d’une mobilité décarbonée ? Une journée d’EDF

EDF (Direction Recherche et Développement et Direction Transport et Véhicules Electrique) organisait le 18 juin 2010 une journée consacrée à la « mobilité décarbonée » sur le site d’EDF R&D de Clamart. Le véhicule électrique est devenu une question de société au cours des deux dernières années, sous la contrainte du changement climatique et des prix du pétrole, et grâce à des percées technologiques telles que la pile lithium ion. Les pouvoirs publics ont pris conscience que le véhicule électrique devient une alternative crédible, et aident les entreprises à réaliser des expérimentations de modèles et d’infrastructures, en France et en Allemagne, en particulier dans la région Alsace Bade Würtemberg.  Le fonds démonstrateur de l’Ademe joue un rôle non négligeable dans les expérimentations françaises.

Les principales thématiques relatives à l’émergence du transport électrique ont été abordées :

  • Quels sont le contexte mondial,  les enjeux énergétiques et environnementaux ? Patrick Coroller  (Ademe) parle de mobilité 2.0, note que l’on passe de la possession d’un objet, la voiture, à une demande de mobilité, relève la pénétration de nouveaux acteurs issus des TIC : Cisco , IBM , de l’assurance : GMF, qui pourraient faire des constructeurs automobiles les sous-traitants des producteurs d’un service  de mobilité
  • Quelles sont les pratiques de mobilité ? Quelles sont schémas urbains assurant la cohérence entre les infrastructures, les besoins et les comportements ? Jean-Pierre Orfeuil (Institut d’Urbanisme de Paris) rappelle le contexte sociologique et les attentes sur le véhicule électrique, qui serait surtout, pour son acquéreur, fournisseur de ce qui manque le plus en ville : l’espace.
  • Quels sont les modèles économiques et le rôle des différents acteurs : les pouvoirs publics, les énergéticiens, les constructeurs, etc. ? Philippe Payen , de Veolia transport, présente les projets en cours de réalisation : Vialsace (source d'information complète et continue sur l'offre de transport disponible), le BPass à Nice (système de commande de billets à partir du mobile) les bus californiens Foothill Transit Ecoliner, et la candidature de Veolia au projet parisien Autolib. Conclusion : la ville du futur sera électromobile. Patrick Gagnol, d’EDF DTVE, présente le projet Kleber à Strasbourg : 100 Toyota Prius à disposition des administrations, test des bornes de rechargement, et le projet SAVE (Seine Aval Véhicule Electrique ) offre étendue aux particuliers, tous deux co-financés par le Fonds démonstrateur de l’Ademe. Le docteur Rolf Reiner présente l’ambitieuse politique d’électromobilité  de la région de Stuttgart , appuyée par la société Energie Bade Würtemberg, et divers projets qui conduisent à l’expérimentation de scooters, bus, véhicules (700 scooters, 50 vans, 5 bus hybrides) Une ambition qui doit beaucoup à la forte présence, à Stuttgart, d’une industrie automobile (Daimler, Porsche) qui cherche à s’adapter.
  • Où sont les principaux obstacles technologiques ? Comment les démonstrateurs peuvent nous aider à les franchir ? Laurent Torcheux, (EDF R&D) présente les technologies des batteries lithium : l’industrie n’est pas encore à maturité industrielle, et des problèmes de sécurité (constatés sur des batteries d’ordinateur) peuvent ralentir le développement du véhicule électrique, sauf si des études rigour
    euses sont faites sur les cellules. La certification des produits sera nécessaire.

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