Le Plan de déplacements inter-entreprises, un outil de management de la mobilité sur les zones d'activités

S’agissant du transport des personnes, si les progrès technologiques laissent entrevoir des gains conséquents en termes de niveau d’émission des véhicules, d’amélioration de la gestion des réseaux ou encore d’intégration de l’information des voyageurs, ces progrès demeureront probablement insuffisants à court terme. Par conséquent le scénario le plus adapté pour demain repose sur un « mix » entre introduction progressive de véhicules plus propres et maitrise de la demande de déplacements, développement des transports collectifs, usage partagé (autopartage, covoiturage), redécouverte des modes « doux ». Parallèlement, les solutions émergentes liées aux technologies de l’information et de la communication, comme le télétravail, pourraient également jouer un rôle dans l’évolution des pratiques. De telles évolutions impliquent un effort important à la fois individuel et collectif.
En ce qui concerne les politiques d’aménagement et d’urbanisme, le défi est double : il s’agit de retravailler les liens entre les espaces périphériques et les villes centres, et de réintroduire des fonctions urbaines compatibles en zones denses. Ainsi, les politiques de zonage, qui ont contribué à un éloignement excessif de l’emploi et de l’habitat et à la dissolution de l’espace public, doivent laisser place à l’idée de mixité fonctionnelle, avec des espaces de vie combinant activités économiques, commerciales, services aux personnes et habitat, dans une logique de proximité impliquant une réduction des déplacements.

Cette réflexion trouve en particulier sa pertinence à l’échelle des zones d’activités, pour lesquelles les problématiques d’accessibilité et de mobilité des personnes constituent un levier fort d’attractivité. En effet celles-ci ont souvent été aménagées sans tenir réellement compte de ces enjeux : desserte en transports en commun souvent insuffisante, voirie inadaptée à la circulation piétonne ou cycliste, peu de liaisons de proximité avec les services ferroviaires ou fluviaux, etc. Une situation qui se traduit pour les usagers par un recours indispensable à l’automobile.

Ce guide est le fruit des réflexions du groupe de travail animé par l’association Orée sur le management environnemental des parcs d’activités. Ont contribué à la rédaction de ce guide : l’ARENE IDF, le CERTU, l’IAU IDF, le GART, l’ACFCI, et deux bureaux d’études Inddigo et Mobility+.


Commentaires

  1. dit

    Pour les entreprises implantées sur une même zone, essayons d´éviter les solutions de covoiturage à l´échelle des entreprises, souvent vouées à l´échec à cause du manque de trafic. Il faudrait surtout que les entreprises fassent la promotion des modes de transports alternatifs par des mesures incitatives (ex: prix du covoitureur de l´année, 1 repas gratuit tous les mois pour les covoitureurs etc.) et mentionnent les systèmes qui existent déjà. C´est après aux usagers de décider s´ils préfèrent se déplacer avec des personnes de leur entreprise ou de la zone ou de simples personnes de passage dans la zone.

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